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Châteaux de l’Avesnois

- AUDIGNIES

Château d’Audignies, près de Bavay. Château-fort du XIVème siècle, construit en grès, avec sa tour de 25m de haut et ses douves. Il a été reconstruit et agrandi au XVIIème siècle (partie en brique). Il est inscrit aux MH depuis 1984. Il est ouvert pour les Journées Européennes du Patrimoine.

« Les travaux historiques attribuent la construction du château d’Audignies à Guillaume de Sars (1370-1438) , fils d’Alard dit Lion de Sars, premier seigneur d’Audignies au début du 15e siècle. Guillaume de Sars fut prévôt du Quesnoy (1409-18) , puis Bailli de Hainaut (1418-22) et Chambellan Conseiller de Philippe le Bon (1427). Le château apparaît ensuite dans le testament daté de 1525 du seigneur Jean du Chasteler (possédant de nombreuses terres dans la région, notamment la seigneurie de Wadimpréau) , qui ne transforme pas le château. L’image de l’Album de Croÿ montre le village d’Audignies vers 1600 et le donjon sans toiture. Guillaume II du Mont, Bailli de Chimay et Beaumont, puis Conseiller Souverain de Hainaut, devint propriétaire du château qu’il aménagea pendant le premier quart du 17e siècle, en réunissant la tour et le corps de logis et en rehaussant la tour de deux niveaux. La transformation de la toiture du logis date du 18e siècle. Les aménagements et adjonctions de la fin du 19e siècle ont rendu le château plus confortable.

Château composé de trois ailes disposées en équerre et entouré de douves. L’angle ouest est composé d’une tour carrée (9, 20 x 8 m) élevée en grès sur deux niveaux surmontés de deux niveaux de brique. La pierre est utilisée pour le chaînage des deux niveaux supérieurs et des baies. La tour est couverte d’une toiture en pavillon en ardoise, percée de lucarnes. L’aile sud constitue le corps de logis, composé de deux parties. Le corps de logis, construit à la même époque que la tour, a été relié à cette dernière par une adjonction au 17e siècle et abrite l’escalier desservant la tour. Le premier niveau est élevé en grès, surmonté d’un niveau en brique. Un blason aux armes des seigneurs Du Mont domine la porte cochère du pont-levis. Le corps de logis est couvert d’une croupe brisée, percée de lucarnes. » Source : Base Mérimée

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- AULNOYE-AYMERIES

Motte féodale XII – XIIIème siècle, inscrit MH

- AVESNES-SUR-HELPE

Le donjon du XIIe siècle et une partie de l’enceinte médiévale ont été mis au jour depuis 1975. L’enceinte du XVIe siècle a été construite par les Espagnols et réaménagée au XVIIe siècle (largement conservée : Porte de Mons, bastion de la Reyne, bastions de France et Saint-Jean, entrée des eaux, etc.).

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Bastion St Jean (1530), d’une hauteur de 22 m, construit par l’ingénieur italien Jacopo de Modène. Avesnes constitue le premier exemple de bastions des Pays-Bas Espagnols. Le Bastion Saint-Jean est unique : Il est construit sur 2 niveaux, pour couvrir à la fois les hauteurs à l’est et l’Helpe vers le nord.

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Bastion de la Reyne (1538) et ses casemates. C’est le seul bastion d’Avesnes a ne pas avoir été modifié. Au dessus se trouve le plateau Chémerault avec le nouveau tribunal.

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- BAVAY

Remparts du IIIème siècle. Lors des invasions barbares, Bagacum fortifie son forum. Mais la ville ne résistera pas aux vagues destructrices des envahisseurs et Cameracum (Cambrai) deviendra la nouvelle capitale des Nerviens.

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Château de Louvignies

« Le 23 avril 1560, Christine de Ferrare, originaire de Louvignies, fit entrer cette terre parmi les terres de la seigneurie des Landas en se mariant avec Nicolas de Landas. La première représentation du château date de cette époque, sur le plan de Deventer. Des travaux historiques mentionnent la destruction du château par le feu en 1568 et de multiples reconstructions. Il n’existe pas de représentations au 17e siècle. Le château est figuré sur le plan Masse de 1731, avec des dispositions connues. Il est réduit à l’état de vestiges aujourd’hui. Des documents iconographiques (du 17e siècle ?) issus du chartrier de Couin présentent divers projets d’un château (avec pigeonnier et chapelle privée) probablement jamais construits et d’une ferme (s’agit-il du quadrilatère figuré sur le plan du comté de Louvignies de 1768, partiellement détruit et transformé en école ?) Des plans du 18e (?) présentent les dispositions actuelles. Le château a été très dénaturé depuis le début du 20e siècle.
L’édifice actuel est divisé en deux propriétés distinctes. La maison située à l’ouest a gardé la mise en oeuvre des moellons de pierre, tandis que l’aile est a été revêtue d’un enduit. L’ordonnancement des travées est maintenu dans la partie ouest, bien que les ouvertures aient subi des transformations par la mise en place de linteaux de fer. Le mur de clôture séparant les deux propriétés conserve la trace des fenêtres à meneaux. Un immeuble situé à proximité, élevé en moellons de pierre, semble être la grange seigneuriale. »
Source : Base Mérimée

Image hébergée par servimg.com

- BEAUFORT

Le lieu fort ou « beau fort » fut construit en 1173, par Bauduin V le Bâtisseur afin d’entretenir une garnison destinée à réprimer l’indocilité de son vassal le plus puissant, Jacques d’Avesnes. La forteresse était capable d’entretenir une petite garnison, munie de provisions de guerre et de bouche. Construite sur une légère élévation de terrain, elle permettait de surveiller la lisière de la haie d’Avesnes. C’était un donjon carré de 16,70 m de côté, garni aux angles de petits contreforts de 0,15 m à 0,20 m de saillie. Les murailles ont 2,65 d’épaisseur à la base. Elles sont entourées d’un retranchement circulaire de 70m de diamètre laissant apparaître un épaulement de 4,50 m de hauteur au Sud-Ouest vers le chemin de la fontaine Taviaux. A l’intérieur, on trouve un bourrelet de 1 m protégeant un chemin de ronde de 5m de large, auquel il est relié par une plate-forme. Source : http://mairie-beaufort.fr

- BEAURIEUX

Château de Beaurieux, ancien château-fort du XIVème siècle, reconstruit partiellement au XVIème siècle. Beaurieux fût érigé en comté par Philippe II d’Espagne. « À l’origine véritable citadelle de défense autant que de prestige, cette robuste construction à longtemps été la résidence du gouverneur de Beaumont, dans la Belgique toute proche. Cette demeure aujourd’hui à l’écart du temps fût jusqu’aux années 1970 la demeure d’une prestigieuse famille d’hommes d’armes réputés, les de Hun, puis les de Robaulx de Beaurieux, dont la chapelle seigneuriale, qu’on visitera, jouxte l’église. Souvent attaqué, détruit, reconstruit, ce monument résume bien l’histoire tourmentée et la reconversion désormais pacifique du Hainaut, terre de bataille de toute l’Europe pendant des siècles. »

« La seigneurie relevait de la terre d’Avesnes et passa à Guillaume, comte de Fauquembergue, puis, vers 1620, à Jean de Robaulx, écuyer, gouverneur de Beaumont qui, en 1631 reçut ses lettres de noblesse du souverain Espagnol. Le château resta dans la famille de Robaulx jusqu’en 1974, année où il fut acquis par M. et Mme Duputel. Il aurait été partiellement détruit sous Louis XIV et reconstruit de 1668 à 1671, et repris encore, pour ce qui est de la toiture notamment, à la fin du XIXe siècle. Le château a aujourd’hui la forme d’un L dont le pied est tourné vers l’église. Cette partie de l’édifice est très intéressante, c’est un bâtiment quadrangulaire formé de trois éléments distincts: une tour de pierre, dans les murs de laquelle apparaissent deux arcs brisés de grandes dimensions; un bâtiment où domine la brique et dont les fers d’ancrage indiquent 1671, et une tour carrée dont les fenêtres à meneaux et les consoles à ressauts sentent le pastiche. L’édifice qui constitue le montant vertical du L, à un étage, est une construction de brique à l’extrémité sud de laquelle est greffée une petite tour. » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

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- BELLIGNIES

Château de Bellignies, avec sa tour ronde du XIIIème siècle. Le corps de logis a été construit au 18ème siècle et remanié au 19ème. Le parc possède un monument mégalithique, la « Pierre-Croûte ».
« Le château de Bellignies était une place forte au Moyen Age, ce dont témoigne la tour Le Bel, datant du 13e siècle. Deux images réalisées à la fin du 16e siècle par Adrien de Montigny pour le comte de Croÿ indiquent un ensemble fermé comprenant la tour, un bâtiment avec deux tourelles et une ferme. L’actuel corps de logis a été construit au 18e siècle et remanié au 19e siècle.
Château composé d’un corps de bâtiment principal et de deux ailes disposées en équerre. Le donjon est inséré dans l’angle reliant l’aile principale (nord) et l’aile ouest. L’élévation antérieure est composée de neuf travées ; des pilastres scandent les trois travées centrales. L’élévation comprend trois niveaux et un étage de comble, couverts d’une croupe brisée. L’aile orientale prolonge le corps principal. L’aile ouest s’élève sur deux niveaux, couverts d’une croupe. L’élévation postérieure est surélevée et desservie par un escalier extérieur droit. Tour en moellon de pierre calcaire, terminée par quelques rangées de brique, couverte d’un toit en pavillon percé de lucarnes. La dépendance (remaniée) porte la date de 1679. La ferme a été partiellement réaménagée mais a conservé les écuries et les mangeoires de pierre calcaire. » Source : Base Mérimée

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- BERELLES

Château de Bérelles, reconstruit en 1704 à la place du château-fort, ancienne propriété du Baron du Sart de Molembaix.

« Un château aurait existé à cet endroit au XVIe siècle. Détruit au XVIIesiècle, il aurait été rebâti en 1704, selon le millésime indiqué par des fers d’ancrage de la façade donnant sur le vallon. En 1829, Madame Clément Hémery indique: « il n’y a rien à voir ici qu’un château sans souvenirs. Ce château ou plutôt cette maison de campagne, car dans ce pays ces mots sont souvent employés l’un pour l’autre, appartient à M. le baron du Sart de Molembaix ». L’ensemble est en brique et pierre bleue, sauf les ajouts du XXe siècle en ciment et béton. L’édifice de plan quadrangulaire, est flanqué de deux tours carrées saillant fortement au nord. Ces tours sont coiffées d’un toit en pavillon avec égout retroussé comme souvent en Avesnois; une sorte de clocheton termine ces toits. La façade sud, entièrement en brique, avec baies en plein cintre, date du XIXe siècle. Les tours et la façade nord remontent à 1704. Contre la façade nord et entre les tours existe un collage moderne masquant les anciens niveaux de soubassement. Dans le parc, côté sud, près du château, un oratoire de pierre bleue est daté de 1809. »Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

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- BETTIGNIES

Ferme du Château, dernier vestige du château-fort détruit lors des guerres de Louis XIV et n’a jamais été reconstruit. Les biens du château appartenaient au comte de Vanderbuch, descendant d’illustres seigneurs au service des comtes de Flandre et des souverains des Pays-Bas.

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- BOULOGNE-SUR-HELPE

Tour vestige de la forteresse qui avait été construite au XVème et XVIème siècle pour protéger le village. Elle était composée d’une tour carrée de 20 m de haut et d’une courtine cantonnée de tourelles à toiture en poivrière.

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- BRY

Château de Bry

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Il existait à Bry un château aujourd’hui disparu, peut-être construit au XVIe siècle, est connu grâce aux gouaches des albums de Croy (vers 1600) : il est constitué d’un corps de logis rectangulaire comportant trois niveaux, des pignons à redents, d’une grosse tour à cinq niveaux en brique et pierre couverte d’une toiture à quatre pans d’où émerge un lanternon.

- CERFONTAINE

Ferme du château. Du château-fort, il ne reste que quelques sculptures du XVIIème siècle, une date (1617) et quelques ancres forgées.

« Pendant la période de la féodalité, Cerfontaine était une terre dont les revenus appartenaient à l’évêché de Cambrai. Au XIVe siècle, Cerfontaine était la propriété des seigneurs qui en portaient le nom : Cerfontaine ou Sierrefontaine. Le château de Cerfontaine, dont il ne reste plus que la ferme, fut construit vers 1400. Il y a trace de plusieurs propriétaires consécutives de Cerfontaine.
En 1528, Nicolas de Boussois vendra le château par la suite à Jean de la Biche. Nicolas de la Biche fonde en 1614 un hospice pour pauvres, géré par le curé de la paroisse.
Au XVIIe siècle, le domaine passera en dot au XVII°s. lors du mariage de Marie, unique héritière de Jean de la Biche, à Ernest I de Haynin du Cornet, et ensuite à leur fils, Ernest II de Haynin du Cornet (qui décède le 4/05/1706).
L’aînée de ses cinq filles, Thérèse Aldegonde, née le 19/031699 passe par dot le château à son époux le 19/05/1714, Jean-Baptiste de Maulde, qui décèdera le 29/04/1745. N’ayant à leur tour que trois filles, l’aînée l’apporte en dot lors de son mariage du 19/10/1745 à Joseph, Vicomte et Baron de Bergues-Saint-Winoc.
Celui-ci décédant sans enfant, c’est Marie Cécile Agnès Joseph de Maulde, la sœur de Jean-Baptiste, qui en hérite. Sans enfant de sa première union (en 1751 avec Jean Emmanuel de Rambour, sgr de Gercy en Thiérache) le château passe en dot lors de son remariage le 19/02/1780 avec Charles François Joseph Baron van der Straten. Celui-ci étant au service de l’Autriche, membre de l’État Noble du Duché de Luxembourg et Comté de Chiny, il est élevé au titre de Comte par le Roi de France et siège jusqu’en 1789 à titre de seigneur de Cerfontaine.
À sa mort le 13/07/1791, le château revient aux mêmes sœurs de Maulde (Marie-Aldegonde, Marie-Thérèse et Marie Cécile de Maulde) qui, à leur mort, le retransmettent aux enfants de leur benjamine (Marie Cécile) et de Charles van der Straten. »

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- DOMPIERRE-SUR-HELPE

Château d’Hugémont, construit à la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème siècle. Il est de style Louis XIII. Il est inscrit aux MH depuis 2000. Il est labellisé « Vieille Maison Française » appartenant à la famille Préseau depuis le XVIème siècle.

« L’origine de la ferme remonterait au 15e siècle. En 1602, le comte de Berlaimont vend une maison de cense à J. d’Anneux. En 1643, la guerre ravage la région. En 1659, le traité des Pyrénées intègre la région d’Avesnes au royaume de France. En 1674, le terrain est vendu à Nicolas de Préseau, récemment anobli. Il cumule les fonctions de greffier du magistrat, contrôleur des Fortifications et prévôt de la terre d’Avesnes. Il entreprend la construction du château, achevé en 1714. Les jardins sont aménagés vers 1760, au sud. La ferme est agrandie durant la deuxième moitié du 18e siècle. On ajoute alors un certain nombre de bâtiments : les premières écuries au sud, datant de 1742 environ, détruites, les haras qui ferment toujours l’actuelle cour de ferme, construits vers 1769 par Jacques-Marguerite de Préseau (1731-1800) , inspecteur général de la Maréchaussée et maître de cavalerie. En 1764, le château fait l’objet d’un premier remaniement, puis vers 1860, Jules de Colnet, maire de Dompierre et conseiller général le remet au goût du jour. En 1898, la tour sud-est est détruite dans un incendie. En 1895, le château passe par mariage à la famille De Chambure à qui il appartient toujours et qui exploite les terres. On accède aux bâtiments agricoles par une allée de platanes. La grande cour de ferme est entourée de multiples bâtiments : au nord-ouest se trouve la bâtisse la plus ancienne (du 16e siècle ?) en pierre grossièrement taillée, de 40 mètres de long, à deux niveaux d’élévation ; vers le nord sont disposées deux habitations privées, récemment restaurées ; vers le sud se trouve une ruine. Les côtés nord et sud de la cour sont fermés par les larges et hauts bâtiments des anciens haras, construits en gros moellons de pierre et chaînes d’angles en pierre taillée, couverts d’ardoises, à la large charpente en bon état. En face, les écuries présentent deux niveaux, de multiples ouvertures murées, quelques boxes au sol pavé. Vers le nord se trouvent une porcherie et un pigeonnier. A l’ouest, une grange, agrandie vers 1769, au volume interne imposant et à la charpente d’origine remarquable, comporte une façade pignon. Le château consiste en une grande demeure rurale, de plan rectangulaire, cantonnée de quatre pavillons carrés plus élevés que le corps principal. La façade sud donne sur le jardin et domine le parc à l’ouest. L’édifice montre des chaînages d’angles, des entourages de baies et des cordons en briques et pierres en harpe, et une maçonnerie en moellons de pierre grise. Le parc constitue un vaste ensemble paysager remarquable, avec trois étangs (à l’origine, des viviers) sur un hectare, une source au nord-est formalisée par une fontaine monumentale en pierre bleue avec exèdres, escalier et terrasse, datant vraisemblablement du milieu du 18e siècle. Les étangs alimentaient un moulin en contrebas qui existe toujours en amont de la rivière. On trouve également une glacière en pierre effondrée et deux petits ponts. Au sud, l’ancien jardin à la française a été remplacé par une pelouse à l’anglaise, probablement vers 1860 : cette partie est séparée des étangs par un mur de soubassement en pierre, surmonté de vases. La grande allée et l’allée de tilleuls ont été récemment reboisées. Le mur de clôture est en moellons de pierre bleue appareillés. Le grand portail au nord-est est encadré de deux pavillons abandonnés. » Source : Base Mérimée

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- DOURLERS

Château de Dourlers, construit au XVIIIème siècle par Pierre Bady, entrepreneur des fortifications de Maubeuge sous Louis XIV. Il a abrité le musée du scoutisme pendant quelques années. C’est aujourd’hui une propriété privée. Il est inscrit aux MH depuis 1992.

« Au XIIIe siècle, Dourlers devient le siège d’une prévôté, seigneurie fondée par Gautier II d’Avesnes pour servir d’apanage à ses frères cadets, Guy, puis Bouchart d’Avesnes. Le château construit à cette époque est en ruines vers 1450. En 1618, les seigneurs de Lestang relèvent ses vestiges, mais la nouvelle construction est à nouveau ruinée à la fin du siècle. Entre 1710 et 1713, lors de la signature de la paix d’Utrecht, Pierre Bady fait ériger un nouveau château, encore en place. Il subit d’importants dégâts en 1793 ; entre 1845 et 1869, il est restauré profondément à l’initiative du marquis de Nédonchel, qui l’agrémente d’un parc à l’anglaise. » Source : Base Mérimée

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- ECLAIBES

Château d’Eclaibes, ancienne forteresse imposante des seigneurs d’Eclaibes, dont il reste la tour, des parties anciennes du XIIème siècle, les douves,… Louis XI y logea pendant le siège d’Avesnes au XVème siècle.

« Le château d’Éclaibes était un château fort, comme on n’en voit que dans les livres scolaires. Capable de résister à tous les sièges. Car les Seigneurs d’Éclaibes furent puissants, participant même aux Croisades. Conçue pour la guerre, la forteresse eut une histoire mouvementée. Construite sur une base rocheuse comme pour s’enraciner encore plus solidement au sol, la place forte était déjà mentionnée en 1325. Mais elle dut être démolie une première fois, lorsque fut prononcée la peine de l’abatis à l’encontre de Gérard Déclaibes, grand bailli du Hainaut.

Vestige de la féodalité la plus pure, le château d’Éclaibes devait subir le sort de celle-ci. Une lente érosion… Vendu dès le 16e siècle à Charles de CROY, qui y fit faire de nombreux travaux, le château fut cédé au Duc Philippe d’Orléans, qui lui-même, le vendit à… ses créanciers.
Le château des Seigneurs de guerre finit vendu par lots, comme une vulgaire terre à blé. C’est d’ailleurs paradoxalement, les propriétaires agricoles successifs qui permirent le maintien de la propriété. Derniers propriétaires en date ? La famille POUILLARD, dont Jean-Pierre fut Maire du village, qui est ici chez elle depuis la Révolution.

Le château a beaucoup souffert. Il ne reste que des ruines, l’une des tours, baptisée Tour de la Sorcière, mais aussi de magnifiques dépendances, dont l’ancien corps de ferme où habite toujours la famille POUILLARD. Au pied de la Tour, la longue bâtisse plate dans le plus pur style avesnois, est un vrai joyau. Il relève presque de l’euphémisme de dire que ce lieu est chargé d’histoire. » Source : commune-eclaibes.fr

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- ECUELIN

Château d’Écuelin, construit à l’emplacement d’un château fort qui appartenait à la famille de Préseau.
« Au XIe siècle, Ecuélin appartient aux seigneurs de Dourlers. Il ne reste pas de traces du château fort médiéval. La seigneurie est cédée à la famille de Préseau au XVIIIe siècle qui fait reconstruire le château entre 1750 et 1779, puis au XIXe siècle. » Source : Base Mérimée

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- EPPE-SAUVAGE

Château Voyaux, construit au XVIème siècle par les seigneurs d’Eppe-Sauvage, les Marchipont et fût la résidence des Polschet, les maîtres des forges.

« Le château Voyaux a été construit au XVIe siècle pour les seigneurs d’Eppe-Sauvage, les Marchipont et racheté en 1540 par les Polschet, maîtres de forge, en liaison avec une forge située sur l’Helpe-Majeure transformée en ferme à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle. L’église Saint-Ursmer d’Eppe-Sauvage abrite plusieurs pierres tombales de membres de cette famille. Ainsi un Martin Poschet « écuyer, seigneur de Veaux » [c'est-à-dire de Voyaux] décède en 1614, âgé de 66 ans. D’après Fernel, Pierre Polschet a été fait chevalier par Philippe IV en 1666. En 1767, décède « Messire Nicolas Philippe Poschet de Voyaux écuyer ». Au XVIIIe siècle, les Polschet possèdent également la forge du Marteau aujourd’hui détruite et font construire le château Maillard. Au début du XXe siècle, le château a appartenu au comte Culhiat du Fresne, avant d’abriter une colonie de vacances dite la Maison des Jeunes « les Sapins », ouverte en 1930 par l’Institution Saint-Louis de Roubaix. Les bâtiments composant l’ensemble sont aujourd’hui divisés entre différents propriétaires et ont un usage résidentiel.
Le château est composé d’un logis et des anciens ateliers de la forge transformés en ferme. Le logis englobe une tour du 16e siècle située sur l’arrière. Le corps central ainsi qu’une tour à deux étages située en façade datent du 18e siècle. Perpendiculairement est implantée l’ancienne forge reconvertie en ferme : elle comprend un petit logis, une première grange, plusieurs étables surmontées d’un fenil et deux granges construites en retour. » Source : Base Mérimée

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Château Maillard, construit en 1774 pour le maître de forge Laurent Polschet, mayeur d’Eppe-Sauvage et de Sivry. Le Château a conservé ses deux tours de défense du XVIème, comparable au Château du Pont de Sains.

« L’accès au château est signalé par deux tourelles d’entrée. Le château est organisé autour d’une cour, le logis étant situé à l’est, accolé au sud à un bâtiment comprenant l’étable, le fenil et une grange. A l’ouest a été construite une seconde grange, face au logis. Celui-ci comporte un étage à six travées et deux étages de comble. Les ouvertures sont légèrement cintrées. La maçonnerie est en brique, le soubassement en pierre bleue, l’encadrement des baies en pierre bleue et en brique. La toiture est couverte en ardoise. » Base Mérimée

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Suite à venir prochainement…

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