• Bonne année #2018

  • COPYRIGHT ©

    Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisations

  • Image hébergée par servimg.com
  • Visiteurs

    Il y a 4 visiteurs en ligne




  • Article France 3 Nord Pas de Calais

  • Calendrier

    janvier 2018
    L Ma Me J V S D
    « déc    
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter

  • p'tit sondage :)

    Vous venez une fois par ...

    Voir les résultats

    Chargement ... Chargement ...
  • Fils RSS

  • Actualité Twitter

  • Instagram

    • Instagram Image
    • Instagram Image
    • Instagram Image
    • Instagram Image
    • Instagram Image

    Suivez-moi sur Instagram

  • Accueil
  • > Châteaux de l’Avesnois

Châteaux de l’Avesnois

- AUDIGNIES

Château d’Audignies, près de Bavay. Château-fort du XIVème siècle, construit en grès, avec sa tour de 25m de haut et ses douves. Il a été reconstruit et agrandi au XVIIème siècle (partie en brique). Il est inscrit aux MH depuis 1984. Il est ouvert pour les Journées Européennes du Patrimoine.

« Les travaux historiques attribuent la construction du château d’Audignies à Guillaume de Sars (1370-1438) , fils d’Alard dit Lion de Sars, premier seigneur d’Audignies au début du 15e siècle. Guillaume de Sars fut prévôt du Quesnoy (1409-18) , puis Bailli de Hainaut (1418-22) et Chambellan Conseiller de Philippe le Bon (1427). Le château apparaît ensuite dans le testament daté de 1525 du seigneur Jean du Chasteler (possédant de nombreuses terres dans la région, notamment la seigneurie de Wadimpréau) , qui ne transforme pas le château. L’image de l’Album de Croÿ montre le village d’Audignies vers 1600 et le donjon sans toiture. Guillaume II du Mont, Bailli de Chimay et Beaumont, puis Conseiller Souverain de Hainaut, devint propriétaire du château qu’il aménagea pendant le premier quart du 17e siècle, en réunissant la tour et le corps de logis et en rehaussant la tour de deux niveaux. La transformation de la toiture du logis date du 18e siècle. Les aménagements et adjonctions de la fin du 19e siècle ont rendu le château plus confortable.

Château composé de trois ailes disposées en équerre et entouré de douves. L’angle ouest est composé d’une tour carrée (9, 20 x 8 m) élevée en grès sur deux niveaux surmontés de deux niveaux de brique. La pierre est utilisée pour le chaînage des deux niveaux supérieurs et des baies. La tour est couverte d’une toiture en pavillon en ardoise, percée de lucarnes. L’aile sud constitue le corps de logis, composé de deux parties. Le corps de logis, construit à la même époque que la tour, a été relié à cette dernière par une adjonction au 17e siècle et abrite l’escalier desservant la tour. Le premier niveau est élevé en grès, surmonté d’un niveau en brique. Un blason aux armes des seigneurs Du Mont domine la porte cochère du pont-levis. Le corps de logis est couvert d’une croupe brisée, percée de lucarnes. » Source : Base Mérimée

Châteaux de l'Avesnois p9210715

- AULNOYE-AYMERIES

Motte féodale XII – XIIIème siècle, inscrit MH

- AVESNES-SUR-HELPE

« Ville d’origine médiévale, Avesnes-sur-Helpe est née de la réunion de deux noyaux urbains réunis en une agglomération au XIIe siècle. Au XIIIe siècle, une enceinte plus large correspondant aux trois quartiers de la vieille ville (centre-ville, plateau Chémerault et ville basse) est édifiée avec des tours rondes. En 1477, la ville est détruite par Louis XI. Au début du XVIe siècle, les ducs de Croÿ dotent la ville de ses premières fortifications bastionnées. Il s’agit de six bastions à orillons et galerie de contremines, dont le bastion de la Reine. Ceux-ci sont dessinés par l’ingénieur italien Jacopo da Modena, ingénieur de Charles Quint.

Durant les années 1540 et 1550, le dispositif défensif est modifié et renforcé par des cavaliers sur les bastions et les courtines. Sa situation escarpée rend difficile sa défense par l’inondation. Les ingénieurs de Madrid et Bruxelles rectifient les tracés des bastions et construisent des demi-lunes et des redoutes pour protéger les portes. Une redoute est ajoutée sur le lieu-dit Pont Rouge. La porte de France est reconstruite. Vers 1630, les bastions sont élargis et des ouvrages extérieurs ajoutés sous la direction du chevalier de Clerville.

Conquise définitivement par la France en 1659 par le Traité des Pyrénées, une série de travaux visant à moderniser l’enceinte est ordonnée en 1661. À partir de 1673, Vauban engage de nombreux travaux. S’il ne touche pas à l’enceinte urbaine, il redéfinit les ouvrages extérieurs, renforce la garnison de casernes et de poudrières, perce de nouvelles portes et renforce le système d’inondation du front nord. Il édifie sur l’Helpe, le Pont-des-Dames, un pont-écluse à quatre vannes permettant de réguler le cours de la rivière, de tendre des inondations défensives et de réguler le volume d’eau des fossés.

Détruite partiellement durant un siège en 1815, la ville est reconstruite sous la Restauration et voit ses fortifications modernisées à partir de 1821, suite à la perte de Philippeville et Mariembourg cédées au royaume des Pays-Bas. Un demi-bastion casematé sur deux niveaux est établi près de la Porte de France qui est restaurée, le bastion Saint-Jean est remis à neuf, ses casemates anciennes sont obstruées et les magasins à poudre et de stockage sont reconstruits. Au cours des années 1830, les défenses sont restaurées et un nouveau bastion est ajouté sur la courtine du front sud-est. Plus petit que les autres, le bastion Saint-Louis est doté de casemates.

La ville est déclassée en 1873. Il subsiste aujourd’hui les deux tiers des remparts dont le bastion de la Reine, le bastion Saint-Jean, le bastion de France (occupé par la sous-préfecture d’Avesne), la porte de Mons et le Pont-des-Dames. Le donjon et une partie de l’enceinte, construits à l’époque médiévale, ont été mis au jour depuis 1975. Le plan-relief de 1826, conservé au Musée des Beaux-Arts de Lille, a été construit en remplacement de la maquette de 1723, emportée par les Prussiens en 1815. » Texte et plan : sites-vauban.org

Image hébergée par servimg.com

Le donjon du XIIe siècle et une partie de l’enceinte médiévale ont été mis au jour depuis 1975. L’enceinte du XVIe siècle a été construite par les Espagnols et réaménagée au XVIIe siècle (largement conservée : Porte de Mons, bastion de la Reyne, bastions de France et Saint-Jean, entrée des eaux, etc.).

pa120210

Bastion St Jean (1530), d’une hauteur de 22 m, construit par l’ingénieur italien Jacopo de Modène. Avesnes constitue le premier exemple de bastions des Pays-Bas Espagnols. Le Bastion Saint-Jean est unique : Il est construit sur 2 niveaux, pour couvrir à la fois les hauteurs à l’est et l’Helpe vers le nord.

p4099112

Bastion de la Reyne (1538) et ses casemates. C’est le seul bastion d’Avesnes a ne pas avoir été modifié. Au dessus se trouve le plateau Chémerault avec le nouveau tribunal.

pa120311

- BAVAY

Remparts du IIIème siècle. Lors des invasions barbares, Bagacum fortifie son forum. Mais la ville ne résistera pas aux vagues destructrices des envahisseurs et Cameracum (Cambrai) deviendra la nouvelle capitale des Nerviens.

pc271114

Château de Louvignies

« Le 23 avril 1560, Christine de Ferrare, originaire de Louvignies, fit entrer cette terre parmi les terres de la seigneurie des Landas en se mariant avec Nicolas de Landas. La première représentation du château date de cette époque, sur le plan de Deventer. Des travaux historiques mentionnent la destruction du château par le feu en 1568 et de multiples reconstructions. Il n’existe pas de représentations au 17e siècle. Le château est figuré sur le plan Masse de 1731, avec des dispositions connues. Il est réduit à l’état de vestiges aujourd’hui. Des documents iconographiques (du 17e siècle ?) issus du chartrier de Couin présentent divers projets d’un château (avec pigeonnier et chapelle privée) probablement jamais construits et d’une ferme (s’agit-il du quadrilatère figuré sur le plan du comté de Louvignies de 1768, partiellement détruit et transformé en école ?) Des plans du 18e (?) présentent les dispositions actuelles. Le château a été très dénaturé depuis le début du 20e siècle.
L’édifice actuel est divisé en deux propriétés distinctes. La maison située à l’ouest a gardé la mise en oeuvre des moellons de pierre, tandis que l’aile est a été revêtue d’un enduit. L’ordonnancement des travées est maintenu dans la partie ouest, bien que les ouvertures aient subi des transformations par la mise en place de linteaux de fer. Le mur de clôture séparant les deux propriétés conserve la trace des fenêtres à meneaux. Un immeuble situé à proximité, élevé en moellons de pierre, semble être la grange seigneuriale. »
Source : Base Mérimée

Image hébergée par servimg.com

- BEAUFORT

Le lieu fort ou « beau fort » fut construit en 1173, par Bauduin V le Bâtisseur afin d’entretenir une garnison destinée à réprimer l’indocilité de son vassal le plus puissant, Jacques d’Avesnes. La forteresse était capable d’entretenir une petite garnison, munie de provisions de guerre et de bouche. Construite sur une légère élévation de terrain, elle permettait de surveiller la lisière de la haie d’Avesnes. C’était un donjon carré de 16,70 m de côté, garni aux angles de petits contreforts de 0,15 m à 0,20 m de saillie. Les murailles ont 2,65 d’épaisseur à la base. Elles sont entourées d’un retranchement circulaire de 70m de diamètre laissant apparaître un épaulement de 4,50 m de hauteur au Sud-Ouest vers le chemin de la fontaine Taviaux. A l’intérieur, on trouve un bourrelet de 1 m protégeant un chemin de ronde de 5m de large, auquel il est relié par une plate-forme. Source : http://mairie-beaufort.fr

- BEAURIEUX

Château de Beaurieux, ancien château-fort du XIVème siècle, reconstruit partiellement au XVIème siècle. Beaurieux fût érigé en comté par Philippe II d’Espagne. « À l’origine véritable citadelle de défense autant que de prestige, cette robuste construction à longtemps été la résidence du gouverneur de Beaumont, dans la Belgique toute proche. Cette demeure aujourd’hui à l’écart du temps fût jusqu’aux années 1970 la demeure d’une prestigieuse famille d’hommes d’armes réputés, les de Hun, puis les de Robaulx de Beaurieux, dont la chapelle seigneuriale, qu’on visitera, jouxte l’église. Souvent attaqué, détruit, reconstruit, ce monument résume bien l’histoire tourmentée et la reconversion désormais pacifique du Hainaut, terre de bataille de toute l’Europe pendant des siècles. »

« La seigneurie relevait de la terre d’Avesnes et passa à Guillaume, comte de Fauquembergue, puis, vers 1620, à Jean de Robaulx, écuyer, gouverneur de Beaumont qui, en 1631 reçut ses lettres de noblesse du souverain Espagnol. Le château resta dans la famille de Robaulx jusqu’en 1974, année où il fut acquis par M. et Mme Duputel. Il aurait été partiellement détruit sous Louis XIV et reconstruit de 1668 à 1671, et repris encore, pour ce qui est de la toiture notamment, à la fin du XIXe siècle. Le château a aujourd’hui la forme d’un L dont le pied est tourné vers l’église. Cette partie de l’édifice est très intéressante, c’est un bâtiment quadrangulaire formé de trois éléments distincts: une tour de pierre, dans les murs de laquelle apparaissent deux arcs brisés de grandes dimensions; un bâtiment où domine la brique et dont les fers d’ancrage indiquent 1671, et une tour carrée dont les fenêtres à meneaux et les consoles à ressauts sentent le pastiche. L’édifice qui constitue le montant vertical du L, à un étage, est une construction de brique à l’extrémité sud de laquelle est greffée une petite tour. » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

pa272410

- BELLIGNIES

Château de Bellignies, avec sa tour ronde du XIIIème siècle. Le corps de logis a été construit au 18ème siècle et remanié au 19ème. Le parc possède un monument mégalithique, la « Pierre-Croûte ».
« Le château de Bellignies était une place forte au Moyen Age, ce dont témoigne la tour Le Bel, datant du 13e siècle. Deux images réalisées à la fin du 16e siècle par Adrien de Montigny pour le comte de Croÿ indiquent un ensemble fermé comprenant la tour, un bâtiment avec deux tourelles et une ferme. L’actuel corps de logis a été construit au 18e siècle et remanié au 19e siècle.
Château composé d’un corps de bâtiment principal et de deux ailes disposées en équerre. Le donjon est inséré dans l’angle reliant l’aile principale (nord) et l’aile ouest. L’élévation antérieure est composée de neuf travées ; des pilastres scandent les trois travées centrales. L’élévation comprend trois niveaux et un étage de comble, couverts d’une croupe brisée. L’aile orientale prolonge le corps principal. L’aile ouest s’élève sur deux niveaux, couverts d’une croupe. L’élévation postérieure est surélevée et desservie par un escalier extérieur droit. Tour en moellon de pierre calcaire, terminée par quelques rangées de brique, couverte d’un toit en pavillon percé de lucarnes. La dépendance (remaniée) porte la date de 1679. La ferme a été partiellement réaménagée mais a conservé les écuries et les mangeoires de pierre calcaire. » Source : Base Mérimée

pa291110

- BERELLES

Château de Bérelles, reconstruit en 1704 à la place du château-fort, ancienne propriété du Baron du Sart de Molembaix.

« Un château aurait existé à cet endroit au XVIe siècle. Détruit au XVIIesiècle, il aurait été rebâti en 1704, selon le millésime indiqué par des fers d’ancrage de la façade donnant sur le vallon. En 1829, Madame Clément Hémery indique: « il n’y a rien à voir ici qu’un château sans souvenirs. Ce château ou plutôt cette maison de campagne, car dans ce pays ces mots sont souvent employés l’un pour l’autre, appartient à M. le baron du Sart de Molembaix ». L’ensemble est en brique et pierre bleue, sauf les ajouts du XXe siècle en ciment et béton. L’édifice de plan quadrangulaire, est flanqué de deux tours carrées saillant fortement au nord. Ces tours sont coiffées d’un toit en pavillon avec égout retroussé comme souvent en Avesnois; une sorte de clocheton termine ces toits. La façade sud, entièrement en brique, avec baies en plein cintre, date du XIXe siècle. Les tours et la façade nord remontent à 1704. Contre la façade nord et entre les tours existe un collage moderne masquant les anciens niveaux de soubassement. Dans le parc, côté sud, près du château, un oratoire de pierre bleue est daté de 1809. » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

p8084020

- BETTIGNIES

Ferme du Château, dernier vestige du château-fort détruit lors des guerres de Louis XIV et n’a jamais été reconstruit. Les biens du château appartenaient au comte de Vanderbuch, descendant d’illustres seigneurs au service des comtes de Flandre et des souverains des Pays-Bas.

p9158510

- BOULOGNE-SUR-HELPE

Tour vestige de la forteresse qui avait été construite au XVème et XVIème siècle pour protéger le village. Elle était composée d’une tour carrée de 20 m de haut et d’une courtine cantonnée de tourelles à toiture en poivrière.

dsc_0722

- BRY

Château de Bry

p7077627

Il existait à Bry un château aujourd’hui disparu, peut-être construit au XVIe siècle, est connu grâce aux gouaches des albums de Croy (vers 1600) : il est constitué d’un corps de logis rectangulaire comportant trois niveaux, des pignons à redents, d’une grosse tour à cinq niveaux en brique et pierre couverte d’une toiture à quatre pans d’où émerge un lanternon.

- CERFONTAINE

Ferme du château. Du château-fort, il ne reste que quelques sculptures du XVIIème siècle, une date (1617) et quelques ancres forgées.

« Pendant la période de la féodalité, Cerfontaine était une terre dont les revenus appartenaient à l’évêché de Cambrai. Au XIVe siècle, Cerfontaine était la propriété des seigneurs qui en portaient le nom : Cerfontaine ou Sierrefontaine. Le château de Cerfontaine, dont il ne reste plus que la ferme, fut construit vers 1400. Il y a trace de plusieurs propriétaires consécutives de Cerfontaine.
En 1528, Nicolas de Boussois vendra le château par la suite à Jean de la Biche. Nicolas de la Biche fonde en 1614 un hospice pour pauvres, géré par le curé de la paroisse.
Au XVIIe siècle, le domaine passera en dot au XVII°s. lors du mariage de Marie, unique héritière de Jean de la Biche, à Ernest I de Haynin du Cornet, et ensuite à leur fils, Ernest II de Haynin du Cornet (qui décède le 4/05/1706).
L’aînée de ses cinq filles, Thérèse Aldegonde, née le 19/031699 passe par dot le château à son époux le 19/05/1714, Jean-Baptiste de Maulde, qui décèdera le 29/04/1745. N’ayant à leur tour que trois filles, l’aînée l’apporte en dot lors de son mariage du 19/10/1745 à Joseph, Vicomte et Baron de Bergues-Saint-Winoc.
Celui-ci décédant sans enfant, c’est Marie Cécile Agnès Joseph de Maulde, la sœur de Jean-Baptiste, qui en hérite. Sans enfant de sa première union (en 1751 avec Jean Emmanuel de Rambour, sgr de Gercy en Thiérache) le château passe en dot lors de son remariage le 19/02/1780 avec Charles François Joseph Baron van der Straten. Celui-ci étant au service de l’Autriche, membre de l’État Noble du Duché de Luxembourg et Comté de Chiny, il est élevé au titre de Comte par le Roi de France et siège jusqu’en 1789 à titre de seigneur de Cerfontaine.
À sa mort le 13/07/1791, le château revient aux mêmes sœurs de Maulde (Marie-Aldegonde, Marie-Thérèse et Marie Cécile de Maulde) qui, à leur mort, le retransmettent aux enfants de leur benjamine (Marie Cécile) et de Charles van der Straten. »

p6094111

- DOMPIERRE-SUR-HELPE

Château d’Hugémont, construit à la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème siècle. Il est de style Louis XIII. Il est inscrit aux MH depuis 2000. Il est labellisé « Vieille Maison Française » appartenant à la famille Préseau depuis le XVIème siècle.

« L’origine de la ferme remonterait au 15e siècle. En 1602, le comte de Berlaimont vend une maison de cense à J. d’Anneux. En 1643, la guerre ravage la région. En 1659, le traité des Pyrénées intègre la région d’Avesnes au royaume de France. En 1674, le terrain est vendu à Nicolas de Préseau, récemment anobli. Il cumule les fonctions de greffier du magistrat, contrôleur des Fortifications et prévôt de la terre d’Avesnes. Il entreprend la construction du château, achevé en 1714. Les jardins sont aménagés vers 1760, au sud. La ferme est agrandie durant la deuxième moitié du 18e siècle. On ajoute alors un certain nombre de bâtiments : les premières écuries au sud, datant de 1742 environ, détruites, les haras qui ferment toujours l’actuelle cour de ferme, construits vers 1769 par Jacques-Marguerite de Préseau (1731-1800) , inspecteur général de la Maréchaussée et maître de cavalerie. En 1764, le château fait l’objet d’un premier remaniement, puis vers 1860, Jules de Colnet, maire de Dompierre et conseiller général le remet au goût du jour. En 1898, la tour sud-est est détruite dans un incendie. En 1895, le château passe par mariage à la famille De Chambure à qui il appartient toujours et qui exploite les terres. On accède aux bâtiments agricoles par une allée de platanes. La grande cour de ferme est entourée de multiples bâtiments : au nord-ouest se trouve la bâtisse la plus ancienne (du 16e siècle ?) en pierre grossièrement taillée, de 40 mètres de long, à deux niveaux d’élévation ; vers le nord sont disposées deux habitations privées, récemment restaurées ; vers le sud se trouve une ruine. Les côtés nord et sud de la cour sont fermés par les larges et hauts bâtiments des anciens haras, construits en gros moellons de pierre et chaînes d’angles en pierre taillée, couverts d’ardoises, à la large charpente en bon état. En face, les écuries présentent deux niveaux, de multiples ouvertures murées, quelques boxes au sol pavé. Vers le nord se trouvent une porcherie et un pigeonnier. A l’ouest, une grange, agrandie vers 1769, au volume interne imposant et à la charpente d’origine remarquable, comporte une façade pignon. Le château consiste en une grande demeure rurale, de plan rectangulaire, cantonnée de quatre pavillons carrés plus élevés que le corps principal. La façade sud donne sur le jardin et domine le parc à l’ouest. L’édifice montre des chaînages d’angles, des entourages de baies et des cordons en briques et pierres en harpe, et une maçonnerie en moellons de pierre grise. Le parc constitue un vaste ensemble paysager remarquable, avec trois étangs (à l’origine, des viviers) sur un hectare, une source au nord-est formalisée par une fontaine monumentale en pierre bleue avec exèdres, escalier et terrasse, datant vraisemblablement du milieu du 18e siècle. Les étangs alimentaient un moulin en contrebas qui existe toujours en amont de la rivière. On trouve également une glacière en pierre effondrée et deux petits ponts. Au sud, l’ancien jardin à la française a été remplacé par une pelouse à l’anglaise, probablement vers 1860 : cette partie est séparée des étangs par un mur de soubassement en pierre, surmonté de vases. La grande allée et l’allée de tilleuls ont été récemment reboisées. Le mur de clôture est en moellons de pierre bleue appareillés. Le grand portail au nord-est est encadré de deux pavillons abandonnés. » Source : Base Mérimée

p6053910

- DOURLERS

Château de Dourlers, construit au XVIIIème siècle par Pierre Bady, entrepreneur des fortifications de Maubeuge sous Louis XIV. Il a abrité le musée du scoutisme pendant quelques années. C’est aujourd’hui une propriété privée. Il est inscrit aux MH depuis 1992.

« Au XIIIe siècle, Dourlers devient le siège d’une prévôté, seigneurie fondée par Gautier II d’Avesnes pour servir d’apanage à ses frères cadets, Guy, puis Bouchart d’Avesnes. Le château construit à cette époque est en ruines vers 1450. En 1618, les seigneurs de Lestang relèvent ses vestiges, mais la nouvelle construction est à nouveau ruinée à la fin du siècle. Entre 1710 et 1713, lors de la signature de la paix d’Utrecht, Pierre Bady fait ériger un nouveau château, encore en place. Il subit d’importants dégâts en 1793 ; entre 1845 et 1869, il est restauré profondément à l’initiative du marquis de Nédonchel, qui l’agrémente d’un parc à l’anglaise. » Source : Base Mérimée

p8076512

- ECLAIBES

Château d’Eclaibes, ancienne forteresse imposante des seigneurs d’Eclaibes, dont il reste la tour, des parties anciennes du XIIème siècle, les douves,… Louis XI y logea pendant le siège d’Avesnes au XVème siècle.

« Le château d’Éclaibes était un château fort, comme on n’en voit que dans les livres scolaires. Capable de résister à tous les sièges. Car les Seigneurs d’Éclaibes furent puissants, participant même aux Croisades. Conçue pour la guerre, la forteresse eut une histoire mouvementée. Construite sur une base rocheuse comme pour s’enraciner encore plus solidement au sol, la place forte était déjà mentionnée en 1325. Mais elle dut être démolie une première fois, lorsque fut prononcée la peine de l’abatis à l’encontre de Gérard Déclaibes, grand bailli du Hainaut.

Vestige de la féodalité la plus pure, le château d’Éclaibes devait subir le sort de celle-ci. Une lente érosion… Vendu dès le 16e siècle à Charles de CROY, qui y fit faire de nombreux travaux, le château fut cédé au Duc Philippe d’Orléans, qui lui-même, le vendit à… ses créanciers.
Le château des Seigneurs de guerre finit vendu par lots, comme une vulgaire terre à blé. C’est d’ailleurs paradoxalement, les propriétaires agricoles successifs qui permirent le maintien de la propriété. Derniers propriétaires en date ? La famille POUILLARD, dont Jean-Pierre fut Maire du village, qui est ici chez elle depuis la Révolution.

Le château a beaucoup souffert. Il ne reste que des ruines, l’une des tours, baptisée Tour de la Sorcière, mais aussi de magnifiques dépendances, dont l’ancien corps de ferme où habite toujours la famille POUILLARD. Au pied de la Tour, la longue bâtisse plate dans le plus pur style avesnois, est un vrai joyau. Il relève presque de l’euphémisme de dire que ce lieu est chargé d’histoire. » Source : commune-eclaibes.fr

p8053913

- ECUELIN

Château d’Écuelin, construit à l’emplacement d’un château fort qui appartenait à la famille de Préseau.
« Au XIe siècle, Ecuélin appartient aux seigneurs de Dourlers. Il ne reste pas de traces du château fort médiéval. La seigneurie est cédée à la famille de Préseau au XVIIIe siècle qui fait reconstruire le château entre 1750 et 1779, puis au XIXe siècle. » Source : Base Mérimée

p4202114

- EPPE-SAUVAGE

Château Voyaux, construit au XVIème siècle par les seigneurs d’Eppe-Sauvage, les Marchipont et fût la résidence des Polschet, les maîtres des forges.

« Le château Voyaux a été construit au XVIe siècle pour les seigneurs d’Eppe-Sauvage, les Marchipont et racheté en 1540 par les Polschet, maîtres de forge, en liaison avec une forge située sur l’Helpe-Majeure transformée en ferme à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle. L’église Saint-Ursmer d’Eppe-Sauvage abrite plusieurs pierres tombales de membres de cette famille. Ainsi un Martin Poschet « écuyer, seigneur de Veaux » [c'est-à-dire de Voyaux] décède en 1614, âgé de 66 ans. D’après Fernel, Pierre Polschet a été fait chevalier par Philippe IV en 1666. En 1767, décède « Messire Nicolas Philippe Poschet de Voyaux écuyer ». Au XVIIIe siècle, les Polschet possèdent également la forge du Marteau aujourd’hui détruite et font construire le château Maillard. Au début du XXe siècle, le château a appartenu au comte Culhiat du Fresne, avant d’abriter une colonie de vacances dite la Maison des Jeunes « les Sapins », ouverte en 1930 par l’Institution Saint-Louis de Roubaix. Les bâtiments composant l’ensemble sont aujourd’hui divisés entre différents propriétaires et ont un usage résidentiel.
Le château est composé d’un logis et des anciens ateliers de la forge transformés en ferme. Le logis englobe une tour du 16e siècle située sur l’arrière. Le corps central ainsi qu’une tour à deux étages située en façade datent du 18e siècle. Perpendiculairement est implantée l’ancienne forge reconvertie en ferme : elle comprend un petit logis, une première grange, plusieurs étables surmontées d’un fenil et deux granges construites en retour. » Source : Base Mérimée

p8038511

Château Maillard, construit en 1774 pour le maître de forge Laurent Polschet, mayeur d’Eppe-Sauvage et de Sivry. Le Château a conservé ses deux tours de défense du XVIème, comparable au Château du Pont de Sains.

« L’accès au château est signalé par deux tourelles d’entrée. Le château est organisé autour d’une cour, le logis étant situé à l’est, accolé au sud à un bâtiment comprenant l’étable, le fenil et une grange. A l’ouest a été construite une seconde grange, face au logis. Celui-ci comporte un étage à six travées et deux étages de comble. Les ouvertures sont légèrement cintrées. La maçonnerie est en brique, le soubassement en pierre bleue, l’encadrement des baies en pierre bleue et en brique. La toiture est couverte en ardoise. » Base Mérimée

p7318510

- ETH

Château d’Eth (XVIIIème siècle), construit à l’emplacement et avec les matériaux d’un château féodal. Il est encore entouré de douves.

« On ne sait rien de histoire du château, si ce n’est qu’un de ses derniers possesseurs était le baron d’Estreux de Beaugrenier, dont la famille semble l’avoir possédé au XIXe siècle. Mais la proximité de l’église et du château, et une partie des fossés de ce dernier qui subsistent permettent d’avancer qu’il existait déjà au Moyen-Âge. Le château se présente comme un ensemble homogène datant du XVIIIe siècle, construction brique et pierre. Côté cour, la façade s’étend sur dix travées cantonnées au sud par un pavillon, au nord par des dépendances dont un colombier sous lequel on passe pour gagner les communs. Côté jardin, on a porté plus de soin à la symétrie ; au centre de la façade, un pavillon fait saillie sur le nu du mur, tandis qu’à chaque extrémité deux autres sont soulignés par les tourelles en encorbellement qu’ils portent. L’élévation comporte deux niveaux, plus les combles dans lesquels sont percées des lucarnes. Les toitures ont fait l’objet d’une attention particulière, elles viennent d’être restaurées par le propriétaire actuel après un long abandon… » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

p7077511

- FERON

Château du Pont de Sains et ses deux tours du XVIème siècle, vestige de l’ancien château fort. Elles sont classées Monument Historique. A l’arrière, on aperçoit l’aile construite par Talleyrand, Ministre de Napoléon au XIXème siècle.

« En 1581, Philippe de Lalis créa une forge, mettant à profit le bois des forêts et le courant du ruisseau. La tradition attribue à cette époque le portail et les deux tours bordant la route de Chimay. En 1747, Philippe-Joseph-Emmanuel du Puis fit construire un château dont il fut dépossédé durant la Révolution. Maurice de Talleyrand-Périgord le racheta par l’intermédiaire d’un prêtenom et du banquier bruxellois Michel Simons. En 1808, Talleyrand y aurait fait construire une aile sans étage et s’y installa en 1809 avec sa femme, tout en y recevant déjà la duchesse de Courlande. A la mort de Talleyrand en 1838, le château passa à Pauline de Talleyrand-Périgord, épouse du marquis Henri-Charles de Castellane, décédé en 1890. A cette date des travaux furent réalisés au château. Marie Philippe Antoine Boniface de Castellane légua la propriété à ses trois fils qui s’en séparèrent. En 1975, Mme Deperetti la céda à une association. Le château de Pont de Sains offre un plan en L. Le pied de ce L, très court puisque de trois travées seulement, ferme la cour d’honneur du côté opposé à la grille d’entrée.

La façade sur cette même cour est marquée, en son centre, par trois travées coiffées d’un fronton triangulaire inscrit en toiture, étant enduite ainsi que les tours, il est difficile de dater la demeure, seuls les encadrements de baies et corniches de pierre bleue, sont visibles. » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

p3284612

- FERRIERE-LA-PETITE

Château Gossuin, datant du XVIIIème siècle, ancienne résidence des seigneurs de la maison de Bousies. Après la Révolution, il est racheté par Louis Gossuin, député du Quesnoy, vendu avec la faïencerie. C’est maintenant la mairie du village.

« Un texte de 1502 parle d’une tour, et un autre de 1686, évoque des restes de tours et tourions dont il est encore question en 1725. La mairie occupe le château Gossuin du nom de celui qui, en 1838 en devint propriétaire ainsi que de la faïencerie. Eugène Gossuin décéda en 1863 et la faïencerie ferma en 1868. Elle avait été fondée en l’an VI par Charles de Bousies, dernier seigneur de Ferrière la Petite, et Louis Joseph Delannoy, propriétaire du château de Vengiles. L’association fut de courte durée car en octobre 1805, Delannoy resta seul propriétaire. Sa veuve la céda à ses deux fils en 1829 mais, en 1835, Frédéric Louis Joseph Delannoy en devint l’unique possesseur et ce jusqu’à la vente de 1838 à Gossuin. Si Charles de Bousies le fit construire, ce ne fut qu’après la Révolution, car le bâtiment est d’une telle sécheresse que l’on hésite à le dater du XVIIIe siècle ne fût-ce qu’en ses dernières années. Le château est de plan rectangulaire formé de trois corps en U, les deux corps parallèles étant de peu de longueur. Le rez-de-chaussée et l’étage sont percés de trente baies au nord. » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

p8247423

- FRASNOY

Château de Frasnoy, datant du XIXème siècle et bâti sur l’emplacement d’un château plus ancien. Il fut propriété du baron de L’Epine (colonel de la Garde National, maire du Quesnoy et élu député du Nord en 1827) puis d’Eugène Motte (industriel, maire de Roubaix, élu député du Nord en 1898) avant d’être pendant un temps une école d’agriculture.

« Le château de Frasnoy est relativement moderne. C’est une ancienne propriété de la famille de l’Epine. Construit depuis deux siècles environ sur l’emplacement d’anciennes parties du château féodal dont on trouve quelques traces, il comprend six hectares avec ses dépendances. A travers le parc passe la petite rivière de l’Aunelle. L’existence d’un fort au bois d’Hourdiaux, d’un ancien manoir féodal, indique naturellement l’existence de seigneurs dans la localité. Karolus de Fraisno qui est cité dans une charte du mois de février 1189 par laquelle le comte Bauduin V confirme l’obligation contractée envers l’abbaye d’Hautmont par Gobert de Werchain et Guillaume son frère, devant partir pour Jérusalem, obligation garantie par les terres de Werchain.
A partir de cette date, les nobles de la commune ne sont plus désignés que sous le nom de seigneurs de Frasnoy, ou Monsieur de Frasnoy. La famille Des Fontaines fournit les premiers seigneurs de Frasnoy, avec les plaques tumulaires de l’Eglise. Après elle, vint la famille de l’Epine, qui régna longtemps sur Frasnoy. Ferdinand de l’Epine était marié à Marie-Charlotte-Aldegonde de Nedonchel ; il avait son hôtel au Quesnoy, au coin de la rue Saint François et du Général Boutteaux ; c’étaient leurs petits enfants qui habitaient le château de Frasnoy. » Source : mairie-frasnoy.fr

dsc_0116

- GHISSIGNIES

Château Dupire, bâti en 1855 par René Douay, industriel dans le sucre.

dsc_0410

- GLAGEON

Château des Tourelles, datant du XIXème siècle, de style Louis XIII. C’est aujourd’hui une salle de réception

dsc_0411

- GOGNIES-CHAUSSEE

Château de Gontreuil. « Il fait mention de la seigneurie de Gontreuil dans l’histoire du Cambrésis de Capentier . Il y est dit que Jean de Nouvelle épousa Agnès de Gontreuil, fille du seigneur de ce lieu en Hainaut. Ce Jean de Nouvelle était le troisième fils d’Etienne, seigneur de Nouvelle, qui vivait vers l’an 1250. La terre de Gontreuil passa des seigneurs de ce nom dans une branche cadette de la famille noble de Hennequin, du pays d’Artois, puis dans la maison des Robert, dit de Robersart et enfin dans celle des Vinchant par Marie Magdelaine de Robert qui épousé en 1721 Charles Joseph de Vinchant La terre de Gontreuil formait autrefois dans le territoire de Gognies une enclave de la paroisse de Grand-Quévy.

En 1779, cette terre fut cédée à la France par Marie-Thérèse en vertu des articles 22, 24, 25, d’un traité conclu cette année même à Bruxelles. En 1793, pendant le blocus de Maubeuge, le prince d’Orange, plus tard roi des Pays-Bas, séjourna au château de Gontreuil, dont il fait son quartier général. Cette demeure, n’avait alors rien de remarquable, elle a beaucoup gagné par les embellissement que ses propriétaires y on fait effectuer. On remarque avec plaisir l’aspect varié du vaste parc qui l’entoure, et surtout une orangerie qui ne laisse rien à envier aux belles serres. En 1927 le château été reconstruit, ses pierres de taille blanches lui donnent une allure majestueuse, il appartient aujourd’hui aux d’Hendecourt. »

Source : histoire2gognies.com ; photo : reve-de-chateaux.com

Image hébergée par servimg.com

- GOMMEGNIES

Château de Gommegnies dont certaines parties datent de 1617. Il a été reconstruit vers 1880.

« Dans son mémoire sur les villages de Gommegnies et de Frasnoy de 1724 à 1737, Michel Payen a utilisé un livret intitulé Le nombre des familles et Communians de la Paroisse de Gommegnies colligé par Claude Joseph Deropsie curé de laditte Paroisse, L’An du Verbe Incarné Mil Sept cens vingt quattre. Dans ce dénombrement, Deropsie nomme cette demeure maison Delegove. M. Payen indique : Bien que Monsieur Delegove ne résidât pas à Gommegnies, son nom est néanmoins mentionné sur le rôle de capitation de ce village en 1726. On peut lire en effet sur ce document : Il n’y a que Monsieur Delegove, escuier, conseiller procureur du Roy à la Maîtrise des eaux et forest establis au Quesnoy qui jouit des exemptions lequel fait valloir son bien par ses mains consistant en cent dix mencaudées de terre, un droit de terrage, quarante huit mencaudées de vergers ou prairies, huit chevaux, sept bestes à cornes et cent quattre veuingt moutons. En 1724, la demeure de Delegove était habitée par le bailli Jean-François Duwooz.
Du 18e siècle, il ne reste cependant que quelques éléments de maçonnerie (sans doute une partie du soubassement du logis situé à l’est). Selon la tradition orale, cette demeure appartenait au baron de l’Epine, également propriétaire au milieu du 19e siècle du château de Wargnies-le-Petit (cf. IA59002848). C’est sans doute lui qui a fait reconstruire cette demeure de plaisance, la chasse devant constituer une des principales activités des résidents, comme en témoigne le décor de la rotonde.
Les cadastres de 1803 et 1826 présentent trois bâtiments : un volume en L qui épouse l’angle entre la rue Neuve et la cache ou chasse Pottier (ancien chemin du Tour et ancienne chasse Lévecq) , dans le prolongement, sur la rue Neuve, un petit volume indépendant et, enfin, un troisième situé à l’arrière de la parcelle et dont il ne subsiste plus aucune trace en élévation. En revanche, le cadastre de 1897 restitue un plan général des bâtiments très proche de celui d’aujourd’hui.
Par analyse stylistique, le porche à bossages en calcaire blanc pourrait dater du début du 19e siècle. Le logis qui s’étend le long de la rue Neuve daterait quant à lui du milieu du 19e siècle, tandis que les écuries, la tour néogothique, ainsi que le logis situé le long de la cache Pottier auraient été construits dans la seconde moitié du 19e siècle. Leur disposition est détaillée sur le cadastre de 1897, ainsi que la présence de la serre en fond de parcelle. Une date portée sur un décor dans le salon d’honneur, 1892, ainsi que la signature du peintre de Valenciennes Edouard Clément, permet de confirmer que la décoration de ce corps de bâtiment a été achevée dans les années 1890.
La demeure, longtemps restée à l’abandon, est en cours de rénovation.

L’accès à la demeure est ménagé par un porche marqué par un bossage en calcaire blanc, inclus dans un bâtiment qui s’étend le long de la rue Neuve. Celui-ci comprend un étage carré à quatre travées sur la rue et cinq sur la cour. Son élévation est aveugle en rez-de-chaussée du côté de la rue (une porte a été murée anciennement). Le soubassement est en grès, la maçonnerie en brique et les encadrements des ouvertures sont constituées principalement de calcaire marbrier avec appuis saillants pour les fenêtres. Un enduit blanc permet d’uniformiser la maçonnerie. Ce bâtiment comprend des logements, ainsi que dans sa partie ouest, une étable, une laiterie et une chaufferie. A l’étage, le couloir de distribution court le long de la façade sur cour.
Dans le prolongement se trouve un bâtiment dont le rez-de-chaussée avait usage d’écuries. L’escalier est abrité dans une tourelle hors-oeuvre, teintée de néogothique. La mise en oeuvre du pignon, avec une ouverture géminée, évoque celle d’une chapelle, alors qu’il ne s’agit que d’une écurie surmontée d’une pièce sans aménagement particulier.
En retour du bâtiment abritant le logis, avec un léger décrochage, est implanté le long de la cache Pottier un vaste volume en rez-de-chaussée, terminé par une rotonde. Il abrite les salons de la demeure. La rotonde est surmontée d’un garde-corps en brique ajouré. Elle présente un décor composé de natures mortes peintes inserrées dans des boiseries. Un escalier permettant d’accéder à l’étage de combles est situé entre la rotonde et le vestibule. Il est surmonté par une verrière.
L’accès au vestibule depuis la cour est marqué par un porche vitré hors-oeuvre en menuiserie. Le vestibule est dallé de marbres noir et blanc, tandis que les autres pièces sont parquetées. Il communique au sud avec le salon d’honneur. Celui-ci a reçu un décor faux-marbre au-dessus de lambris bas tandis que les quatre dessus-de-porte comportent des médaillons en plâtre patiné terre cuite. Ils représentent les quatre éléments sous la forme d’enfants chevauchant des poissons ou un aigle, fabriquant des armes dans une forge ou cultivant la terre.
La façade sur cour, qui présente des traces de reprise masquées par un badigeon blanc, est dotée de vastes ouvertures surmontées de lambrequins de store.
La cour est pavée de grès. Une pompe à eau, fabriquée par la maison Alfred Corneau à Charleville, est encore conservée. Au fond du parc se trouve une serre, dont la vitrerie prend appui sur le mur nord de la propriété. Son chauffage était alimenté depuis la maison. » Source : Base Mérimée

p7125212

863_0010

« Château de Carnoy, construit au XVIIIe siècle, a été édifié non loin d’un ancien château aujourd’hui réduit à quelques vestiges souterrains. Le porche qui donne accès à un beau parc, s’orne des armoiries du Comte de Gommegnies, avec la fameuse licorne et une devise célèbre dans le pays : « Taire ou bien dire ». Le château de Carnoy appartenait au XXe siècle à Célestin Hennion, célèbre Directeur de la Sureté Générale de Paris (Les brigades du tigre), il aménagea cette demeure avec beaucoup de recherche. En 1962, Henriette et Serge Boutique rachètent la demeure familiale de Celestin Hennion. Ainsi les nouveaux propriétaires restaurèrent pendant plusieurs années ce lieu emblématique. » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

p6267311

- GUSSIGNIES

Château de Gussignies (XVIII – XIXèmes siècles). « Le prévôt de Valenciennes, Fourmestraulx, fait construire à la fin du 18e siècle un pavillon de chasse constitué d’un couloir desservant des boudoirs (tradition orale) , origine de l’actuel château. En 1805 (Cadastre du Consulat) , le château a trois ailes disposées selon un plan en U. lI est agrandi entre 1805 et 1831 par l’adjonction de deux corps de bâtiments construits perpendiculairement aux ailes en retour. Une scierie de marbre a été construite au-delà du bois, à proximité de la rivière de l’Hogneau. En 1869, le château est vendu au comte de Mouras qui aménage les communs et transforme les ailes en retour, qui sont aujourd’hui plus réduites. Il construit une chapelle. Aujourd’hui, l’aile nord-ouest des communs a disparu, ainsi que les deux ailes ajoutées au château au début du 19e siècle.
Le château est précédé d’une allée et d’une cour. L’ensemble du château est élevé en brique. Un enduit est utilisé pour marquer les travées de l’élévation antérieure et sur l’ensemble de l’élévation postérieure. L’élévation antérieure comprend un avant-corps en légère saillie, couronné par un attique, percé de deux oculi et une lucarne à fronton, surmonté d’une balustrade. Des pignons à redents marquent le départ des ailes en retour. La croupe brisée est percée de lucarnes sur l’élévation postérieure. Des pilastres, placés toutes les trois travées, rythment verticalement l’élévation. Les travées centrales sont couronnées par un fronton cintré. Les communs sont élevés en grès, pierre et brique. »
Source : Base Mérimée

p5111712

- HAUT-LIEU

Château Biwetz, au bord de la Chaussée Romaine, manoir attesté depuis le XIIème siècle, avec ses douves.

p5071212

- HOUDAIN-LEZ-BAVAY

Château de Warnicamp, construit au début du XIVème siècle par le seigneur de Wadimpréau, Wulfard de Ghistelles. Le fief fut vendu successivement aux châtelains de Bouchain, Quiévrain, Mons puis Tournai. Reconstruit à la fin du XVIIème, il fut incendié lors du siège de Valenciennes en 1793 et pendant la 1ère GM.

dsc_0810

L’ensemble est constitué d’une ferme et des vestiges du château. L’accès au château se fait par un pont permettant de traverser les douves asséchées. Les bâtiments s’élèvent sur un soubassement de grès, seuls éléments datant du Moyen Age. Les niveaux supérieurs ont été reconstruits en brique à la fin du 17e ou au début du 18e siècle. L’aile gauche (ouest) est constituée d’un corps de logis en rez-de-chaussée avec comble en demi-lune, couvert d’une croupe brisée. Ce logis se termine par un pavillon d’angle couvert d’un toit en pavillon en ardoise. L’aile droite (sud) est constituée d’un corps de logis s’élevant sur deux niveaux avec comble et du pavillon d’angle. L’ensemble est en brique avec chaînage en pierre du pavillon et des ouvertures de l’aile. L’ensemble est couvert d’un toit brisé en pavillon et d’une croupe. Photo et texte : Base Mérimée

22728810

- JENLAIN

Château d’En-Haut (1701 – 1772), inscrit aux Monuments Historiques depuis 1987.

« Le bâtiment principal est du XVIIIe siècle. La grange est la partie la plus ancienne (1701). Le pigeonnier est quant à lui daté de 1772. Le château date, pour la majeure partie de sa construction, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. C’est le type même de construction classique des demeures rurales, de ces « folies » que les nobles se faisaient construire à la campagne, sur leurs terres. Ils y passaient la belle saison ; le reste de l’année ils vivaient en ville, dans leur hôtel particulier. Ce fut le cas de la famille d’Espiennes, implantée dans le Hainaut, dont l’origine de la noblesse remonte sous Philippe IV d’Espagne, du temps des Pays-Bas espagnols. Le village de Jenlain n’étant lui-même pas très ancien, il ne pouvait en être autrement du château. Celui-ci a été construit à l’emplacement d’une ferme seigneuriale, ensemble de bâtiments distribués autour d’une cour fermée, avec entrée sous un porche pigeonnier daté de 1772, portant en son cintre l’écusson des comtes d’Espiennes, écusson fortement martelé à la Révolution, par les « colonnes infernales ». La grange au fond de la cour, aux puissants contreforts de grès, porte la date de 1701 gravée sur une pierre blanche insérée dans le cintre d’entrée.

Sur le corps de logis principal, le fronton armorié, en pierre blanche sculptée, a fière allure et est heureusement encore intact du fait de son exposition au nord, à l’abri des pluies. Les deux blasons sont, à gauche celui de la famille d’Espiennes, et à droite celui des Razoir de Croix. C’est en 1777 que fut célébré le mariage de Jacques-Martin d’Espiennes, seigneur de Jenlain et de Marie-Jeanne Razoir de Croix, dame de Croix et de Forest, après publication des bans à la commune de Jenlain et à celle de Valenciennes.

C’est à cette occasion que fut construit le logis principal avec le fronton armorié. Les jeunes mariés y habitèrent au début de leur mariage, puis les occupations militaires de Jacque-Martin le rappelèrent à Valenciennes. Noble, d’esprit libéral, il épousa les thèses de la Révolution naissante et servit les armées de la République… Il mourut le 21 avril 1792, à l’âge de 37 ans ; c’est le mois de la déclaration de guerre et de l’invasion autrichienne. Il laisse 3 orphelins, leur mère étant décédée en septembre 1791. Le château est attribué à son fils Charles qui resta célibataire. Il fut conseiller municipal, puis maire de Jenlain au début du 19è siècle. Par la suite, le château passa aux mains de la famille de Robaulx de Beaurieux qui le garda un peu plus de vingt ans. Après avoir changé de mains plusieurs fois, le château fut mis en vente en 1982. Il fut acquis par les propriétaires actuels qui entreprirent avec courage sa restauration et essaient de le sortir de l’oubli. C’est ainsi que les premières chambres d’hôtes furent ouvertes en 1985. Il est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1987. » Source : « Histoire de Jenlain » de Léo Jouniaux

p8249311

Château d’En-Bas (XIXème siècle). Fortement délabré, il a été détruit dans les années 90, il reste ce superbe pigeonnier et un beau parc.

p8249412

- JEUMONT

Ruines de l’ancien château fort de Jeumont, datant des XIIème et XVIème siècles. Il fut détruit en 1794, lors des affrontements entre les troupes françaises et autrichiennes et démantelé par les troupes allemandes pendant la 1ère GM. Il est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1997.

« Le XIIe siècle l’aurait vu naître, mais son appartenance aux seigneurs de Barbençon et de Jeumont n’est attestée qu’au XIIIe siècle. Vers le milieu du XVe siècle ces seigneurs quittèrent le nom et les armes de Jeumont pour celui et celles de Verchin. Le château resta leur propriété jusqu’au mariage de Yolande de Verchin Valincourt avec Hugues de Melun, prince d’Epinoy. De ce mariage naquit une fille, Marie, qui prit pour époux Lamotal, prince de Ligne. En 1829, un visiteur ne découvrait plus qu’une tour, « la chambre qu’on y trouve ressemble à une cloche, et deux beaux souterrains dans lesquels on a fabriqué du salpêtre ». Un fermier occupait les abords de la ruine et les occupait encore lorsque, vers 1860, la famille de Ligne songeait à rétablir l’édifice comme ils le firent pour le château d’Antoing. Les deux vastes souterrains existent toujours et divers éléments de murs ruinés. De la tour elle-même subsiste, au-dessus du rez-dechaussée, un pan de mur dont les larmiers indiquent deux niveaux. Le parement du second étage présente un bel appareil à assises régulières en pierre de taille.

Le rez-de-chaussée abrite une belle salle, on y accède par une porte avec linteau monolithe en bâtière. La salle est coiffée d’une coupole hémisphérique assisée a 4,80 m de diamètre. Les murs sont percés de quatre archères, les embrasures intérieures ont 2,80 mètres de longueur. Eléments protégés MH : les vestiges du château et leurs sol et sous-sol : inscription par arrêté du 1er décembre 1997. » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

p5302328

- JOLIMETZ

Château de Jolimetz, détruit. « Le territoire de Jolimetz est rattaché au Quesnoy jusqu’au traité des Pyrénées (1659) , date à laquelle le comte de Hainaut le cède au roi Louis XIV, qui le met en vente en 1696. Il est racheté par Amand François d’Orchival – maître-maçon au service du roi, maire du Quesnoy et subdélégué de l’intendant – qui devient ainsi le premier seigneur de Jolimetz. Anobli, il obtient la charge de grand bailli du Quesnoy et fait édifier un château qui sera détruit à la Révolution. En 1774, la dernière héritière du nom épouse le baron de Nédonchel, d’une vieille famille noble d’Artois. Au XIXe siècle, cette famille fait reconstruire et habite le château jusqu’en 1877 où il passe à la famille de Bourbon-Busset. Le château finit par être laissé à l’abandon et il sera détruit après la Seconde Guerre mondiale. La situation géographique du village le situe au milieu de nombreux conflits militaires : sièges du Quesnoy de 1712, 1793, puis en 1794 et lors des deux conflits mondiaux. » Source : Base Mérimée

Image hébergée par servimg.com

- LANDRECIES

« Née au VIIe siècle sur le cours de la Sambre, Landrecies reçoit ses premières fortifications au XIe siècle, complétée par un château en 1140, séparant la Ville Haute de la Ville Basse. La première enceinte bâtie aux XIIIe et XIVe siècles ne suffit pas à empêcher le sac de la ville en 1477 par Louis XI de France. Au XVIe siècle, la ville passe successivement de la domination de François Ier à celle de Charles Quint. Vers 1544, François Ier charge Girolamo Marini de construire une nouvelle enceinte. Alors qu’elle est à nouveau prise par Charles Quint, la place est flanquée de cinq bastions.

Rétrocédée en 1545 à Charles Quint, Landrecies est renforcée par les Espagnols jusqu’en 1655. Les cinq bastions à orillons sont conservés, puis augmentés de courtines renforcées et de fossés terrassés. Les dehors sont également créés, ainsi que des demi-lunes. En 1655, la ville subit encore un siège français à l’issue duquel elle est rattachée définitivement à la France de Louis XIV. Ce rattachement est confirmé par le Traité des Pyrénées en 1659. Vauban est dépêché sur place pour examiner et réaménager le système défensif de la ville. Il conserve les fortifications espagnoles qu’il juge efficaces. Il les complète d’un ouvrage à cornes pour défendre la ville basse et améliore les dehors en réalisant un système défensif hydraulique. Il dote également la ville de deux nouvelles casernes, d’un arsenal, et d’un hôpital. Dans une des tours de l’ancien château-fort, Vauban installe une soute à munitions. Les dépendances de l’hôtel de ville, situé sur la place principale, accueillent une prison. Landrecies est intégrée à la seconde Ligne du Pré Carré en 1678.

Les fortifications, devenues obsolètes, sont démantelées entre 1895 et 1899. Un centre d’interprétation dédié à l’histoire et l’évolution de Landrecies à travers les âges a été ouvert dans l’ancienne halle aux blés. Le plan-relief construit au 1/600e par l’ingénieur Ladevèze en 1723, restauré en 1766, 1816 et 1986 est conservé au Musée des Plans-Reliefs à Paris. » Texte et plan : sites-vauban.org

Image hébergée par servimg.com

La poudrière, une tour de l’ancien château-fort érigé en 1140 par Nicolas d’Avesnes, que Vauban transformera en soute à munitions. Elle était située autrefois entre les bastions de Vaubecour et des Carmes.

Image hébergée par servimg.com

Unique vestige des fortifications de Vauban, entre le bastion du Moineau et le bastion du Moulin… et la Caserne Biron édifiée au XVIIIème siècle par le Duc de Biron, gouverneur de Landrecies de 1735 à 1757.

pa117011

Porte de France (détruite)

Image hébergée par servimg.com

- LE QUESNOY

« Ville fondée en 1142, sur une crête de partage des eaux entre deux affluents de l’Escaut, par le comte de Hainaut, Le Quesnoy est doté d’un château et de remparts en 1150. La première enceinte est composée de murailles crénelées avec chemin de ronde et ponctuée de tours circulaires. Elle est précédée par un fossé. Le château est carré à quatre tours d’angle et donjon central. Il est entouré d’un fossé. Les bâtiments sont dominés par une forte tour et l’ensemble constitue une véritable forteresse. Une haute tour de guet surmonte les bâtiments et la grosse tour.

L’enceinte médiévale est remplacée partiellement par une enceinte moderne à partir de 1533, alors que la ville est sous domination espagnole. Cinq bastions à orillons carrés sont placés devant les remparts et font disparaître la majorité des tours du Moyen Âge. Le tracé des remparts subit des rectifications partielles, des terrées sont placées derrière les murailles. On conserve une douzaine de tours médiévales. Deux encadrent la porte Fauroeulx tandis que les portes de Valenciennes et de Saint-Martin s’ouvrent chacune dans une grosse tour semi-cylindrique ; les autres subsistent sur les courtines. Sur la moitié de la place, du sud-est à l’ouest, des marécages rendent l’approche difficile. Des étangs, des fossés et des viviers occupent le fond de vallon humide. Philippe IV d’Espagne ordonne des réparations entre 1637 et 1643. Les remparts sont restaurés et reçoivent des palissades. Des corps de garde et des ouvrages détachés prennent place dans et devant les portes. Toutes les demi-lunes sont équipées de fraises, de fausse-brayes et de chemins couverts palissadés. La porte de l’enceinte dite de Saint-Martin est flanquée de deux demi-lunes successives tout comme celle de Fauroeulx.

Assiégée plusieurs fois par la France et les Pays-Bas, la ville est prise sous Louis XIV en 1654 et rattachée définitivement à la France par le traité des Pyrénées de 1659. Après la cession de la ville, les premiers chantiers français consistent en une restauration de la place forte, dont les ouvrages extérieurs avaient été détruits par les Espagnols avant leur défaite de 1654. De 1655 à 1658, les frères Talon, intendants de la région font réparer les dégâts du siège de 1654. Dès 1659, l’ingénieur La Touche propose un vaste plan de modernisation : les cinq bastions doivent être détachés du corps de place, la demi-lune de la porte Forest doit être agrandie et revêtue et la partie est de l’enceinte, toujours médiévale, doit être défendue par un ouvrage à l’aspect d’une citadelle hexagonale dépourvue de bastion contre la ville. Ce projet n’est pas réalisé, à l’exception de ce qui concerne le bastion royal. À l’arrivée de Vauban, cinq petits bastions jalonnent le corps de place, défendus par une douzaine de dehors en terre. Tous sont installés devant les courtines, sauf un, installé devant un bastion. Devant les portes de Valenciennes et de Fauroeulx, deux demi-lunes ont été refaites. La plupart des dehors baignent dans des fossés remplis d’eau ou dans les marécages, aux limites variables. Un chemin-couvert complète la défense. Il englobe les fossés au nord et au sud.

Vauban intervient à partir de 1668 ; il conserve quatre bastions datant de l’époque de Charles Quint et en construit quatre nouveaux. Il régularise ainsi l’enceinte de Le Quesnoy. Deux des bastions sont équipés d’un orillon, et cinq autres sont doublés d’une contregarde, le tout précédé des inondations de tenailles, de demi-lunes, de flèches et d’un chemin-couvert. Le système d’inondation repose sur la demi-lune des Suisses, ancien saillant de l’enceinte espagnole que Vauban transforme en un double ouvrage détaché couvrant à la fois les vannes entre deux nappes et le principal moulin de la place. Les batardeaux et la digue de l’étang d’Aulnoye sont bâtis en 1672. L’étang du Fer à Cheval complète les défenses. La réfection est interrompue en 1673 par la guerre de Hollande mais reprend en 1675 avec la création de l’étang du Pont Rouge. En 1678, Le Quesnoy est intégrée à la première ligne du Pré Carré. En 1698, après la Guerre de la Ligue d’Augsbourg, Vauban dépose un dernier projet de modernisation : les demi-lunes de terre des fronts 6 à 8 doivent être maçonnées et agrandies et dotées de tenailles, la contregarde du bastion Soyez doit être achevée et une autre ajoutée au bastion Impérial. La défense de la porte Fauroeulx doit être améliorée par la création d’un retranchement entre les deux étangs défensifs. L’ingénieur Génédot, en poste sur place critique ce projet mais ne propose rien d’autre en échange. Les travaux prévus par Vauban ne sont pas réalisés.

En 1710, cinq lunettes de terre sont construites afin d’éloigner les assiégeants de la ville, en occupant les hauteurs. Les Hollandais, qui occupent la ville depuis 1712, réalisent le projet de Vauban et édifient un ouvrage à corne à la porte Fauroeulx ainsi que quelques redoutes. À partir de 1720, d’autres améliorations sont effectuées dans la lignée des projets de Vauban dont la construction de redoutes et le remplacement de l’ouvrage à corne Fauroeulx. Au XIXe siècle, les casernes du château sont reconstruites et des casemates maçonnées ou terrassées sont ajoutées dans les différents ouvrages. Séré de Rivière construit des abris casematés en 1878, suite au reclassement du Quesnoy comme fort d’arrêt. En 1881, l’intérêt de la place est encore conforté.

L’ensemble des remparts de Le Quesnoy subsiste. Déclassés définitivement en 1901 et propriété de la commune, ils sont régulièrement entretenus. Pour les défenses hydrauliques, deux des trois bassins existent encore et sont entretenus par un curage périodique. La place de Le Quesnoy illustre le génie d’adaptation de Vauban à des ouvrages existants et ses connaissances en matière hydraulique, faisant de l’eau un élément à part entière de son système de défense. » Texte et plan : sites-vauban.org

Image hébergée par servimg.com

Château comtal, inscrit aux Monuments Historiques. Construit au XIIème siècle par Bauduin IV, il ne reste que des vestiges dont la porte du château, la Caserne Cernay du XVIIème siècle, des caves voûtées en grès du château féodal, des vestiges de 2 tours, des fossés,…

« Le château comtal est fondé vers 1160. L’ensemble compose un vaste polygone d’une vingtaine de côtés, aux angles flanqués de petits contreforts plats. Le tout est entouré de fossés. Le logis principal se trouve au sud. A son extrémité est, prenait place une chapelle à deux niveaux et chevet plat dont il subsiste la grande arcature gothique décorant le mur gouttereau au sud, dans la façade du pavillon. De la période romane subsistent peut-être deux étages de caves, renforcées au 17e siècle, et la structure de la seconde moitié du 12e siècle de la porte d’entrée du côté de la place de la ville, sous un habillage du 17e. A cette époque, Libéral Bruant, architecte ordinaire du roi, dresse les plans d’une nouvelle aile. Le nouveau corps de logis est reconstruit à partir de 1681. Avant 1754, la galerie est déjà fractionnée en cinq pièces et un couloir. Durant la seconde moitié du 18e siècle, le pavillon Cernay (partie est de la caserne) est reconstruit sur des bases plus anciennes, constituées par des caves médiévales et peut-être modernes. L’arrivée de la Garde républicaine mobile en 1928 est l’occasion de travaux importants. » Source : Base Mérimée

pa210910

Les remparts, édifiés à l’époque espagnole et remaniés par Vauban et ses successeurs jusque 1914.

le_que10

La porte Faurœulx. C’est la seule porte du Quesnoy qui n’ait pas souffert de la Seconde Guerre mondiale. Elle met en communication la ville avec l’ouvrage à cornes Faulrœux.

pc064311

La Porte de Valenciennes

p7124910

- LIESSIES

Château de la Motte, bâtiment du XVIIIème siècle accolé à la Ferme de la Motte, ancienne ferme du XVIIIème siècle dépendant de l’Abbaye de Liessies au pied des étangs creusés par les moines. Le site était utilisé comme maison de retraite et infirmerie pour les moines.

p2025811

- MAUBEUGE

« Issue d’un monastère mérovingien du VIIe siècle, Maubeuge reçoit ses premières fortifications au XIIe siècle. En 1339, une seconde enceinte plus vaste est édifiée : six portes et 22 tours la flanquent sur un périmètre de trois kilomètres, qui englobe aussi des terrains cultivés. Elle reçoit quelques adaptations à l’artillerie à poudre vers 1425. Au fil des siècles, Maubeuge appartient aux comtes de Hainaut, aux ducs de Bourgogne, à la Maison d’Autriche (1478-1513) et à la Maison d’Espagne (1513-1678). Restée en territoire espagnol après la guerre de Dévolution (1667-1668), et malgré la prise de Mons et Charleroi, elle n’est cédée définitivement à la France qu’en 1678, à la signature du traité de Nimègue.

Alors que la ville est intégrée à la première ligne du Pré Carré, Louis XIV visite Maubeuge et confie la réalisation des fortifications à Vauban. Celui-ci démantèle l’enceinte médiévale, dont il ne conserve que deux portes : au sud, la porte d’Avesnes, au nord, la porte de Mons. Le nouveau périmètre est établi en retrait de l’enceinte médiévale pour tenir compte des hauteurs environnantes. Ces travaux nécessitent de détruire un tiers du bâti de la ville. La construction s’effectue sous la direction de Jean de Mesgrigny, gouverneur de la citadelle de Tournai. Le chantier commence en 1679 et s’achève en 1685. La nouvelle enceinte présente une forme heptagonale légèrement irrégulière dotée de sept bastions à orillons, de quatre tenailles simples et une tenaille bastionnée au sud-est, de quatre demi-lunes à réduits et d’un chemin couvert. Deux portes dites de Mons et de France, percent l’enceinte et sont protégées par deux des quatre demi-lunes. Le front sud-est est le plus long et est protégé par la tenaille bastionnée et une déviation du cours de la Sambre. Les fossés sont inondés par la Sambre au sud, et un front du nord est également précédé de fossés en eau, remplis par un pont-écluse alimenté par un ruisseau, la Pisselotte. À l’intérieur du corps de place, des casernes de cavalerie et d’infanterie sont bâties dans la basse ville située le long de la rive droite de la Sambre et dans les terrains restés vides à l’est. Un arsenal et trois magasins à poudre édifiés contre les remparts complètent l’équipement. Les remparts ont été bâtis en pierres avec parapets de briques. Un ouvrage à cornes, à l’est et à l’extérieur de l’enceinte, formé de deux demi-bastions, complète le système de défense mis en place.

Durant le XVIIIe siècle, des lunettes détachées et un camp retranché provisoire sont construits autour du corps de place. Au XIXe siècle, deux portes sont créées : la porte de Bavay et la porte des Poilus. Après la Guerre franco-prussienne de 1870-1871, la ville est entourée d’une ceinture de forts périphériques établis selon les méthodes du général Séré de Rivières.

Maubeuge a été détruite à 90 % en 1940. André Lurçat dirige sa reconstruction en 1945 et décide de maintenir l’essentiel de la fortification et d’élargir le centre à l’extérieur de l’enceinte. Les remparts deviennent un espace vert au cœur de la cité. Des quatre portes, seule la porte de Mons a conservé intacts son complexe défensif et le corps de garde de sa demi-lune. L’arsenal a été préservé. Deux bassins défensifs ont été conservés sur le front sud-est et transformés en étangs de pêche. Les remparts de la ville basse sur la rive droite de la Sambre et les autres constructions militaires qui les bordaient ont été démolis dans la première moitié du XXe siècle. L’ensemble des fortifications qui ont été conservées est classé au titre des Monuments historiques depuis le 21 octobre 1947. » Texte et plan : sites-vauban.org

Image hébergée par servimg.com

« Maubeuge, ville frontière sur la Sambre, a été entourée par Vauban, en 1685, d’une imposante enceinte fortifiée ; elle est formée des portes de Mons, de Bavai, de France et des Poilus (cette dernière percée pendant l’occupation allemande). Les redoutes ont été construites de 1790 à 1792. Un certain nombre de modifications ont été apportées à l’enceinte de 1792 à 1847. » Source : Base Mérimée

p9266119

Porte de Mons (XVIIème siècle), classée aux Monuments Historiques depuis 1924. Coté ville, la Porte de Mons est composée d’un pavillon à fronton et combles à la Mansart. Elle accueille aujourd’hui l’Office du Tourisme et la Maison Folie de Maubeuge (à la suite de Lille 2004). Elle met en avant la puissance de Louis XIV. Elle a été miraculeusement rescapée des bombardements… C’est la dernière porte de la ville forte. Côté extérieur de la Porte de Mons (1685). Au dessus de la voûte est inscrit (en latin) : « Louis le Grand, roi très chrétien, triomphant des Belges, des Sequanes et des Germains, dans sa durable majesté, afin d’opposer à la capitale du Hainaut (Mons) un rempart proche et solide, a entouré cette ville de fortifications et d’ouvrages de défense. L’an du Christ 1685. »

p9130314

- MECQUIGNIES

Château de Mecquignies, datant du XIXème siècle, il est construit à l’emplacement d’un château-fort du XVème siècle. Il comprend également des communs, une chapelle, une conciergerie et un parc à l’anglaise.

« Un château féodal, aujourd’hui détruit, aurait existé à Mecquignies au 15e siècle. La tradition orale situe la construction d’un autre château vers 1787. Le cadastre du consulat et celui de 1831 permettent la lecture d’un édifice aux dispositions différentes du château actuel, qui a été construit à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle par un architecte valenciennois. Il s’agit peut-être d’Armbruster, architecte actif dans la région à la fin du 19e siècle puis architecte de la ville de Bavay au début du 20e siècle, auteur de la maison patronale Evrard dite maison Virginette à Bellignies en 1904.
Ensemble composé d’un château, de communs, d’une chapelle et d’une conciergerie. Le château est construit selon un plan en U, sur trois niveaux, fermé par un portique au premier niveau et précédé d’un escalier en fer à cheval. La construction est en brique. La pierre et le béton sont utilisés pour le chaînage, l’escalier, la terrasse et les colonnes du portique. Le premier niveau est souligné par la mise en oeuvre d’un bossage en pointe-de-diamant aux angles des deux ailes en retour d’équerre ainsi que sous les deux baies du premier niveau. Celles-ci sont composées d’une croisée à deux meneaux moulurés. Le portique comprend trois séries de deux colonnes à chapiteau toscan. L’entablement du portique est continu sur l’ensemble du bâtiment. Les deux étages carrés sont traités sobrement. Un entablement dorique et une balustrade couronnent l’élévation. Le corps central de l’élévation postérieure est également souligné par un bossage en pointe-de-diamant. Les ouvertures du premier niveau sont en arc en anse-de-panier. Deux niches sont disposées de part et d’autre de la porte couronnée par une marquise. Les communs sont disposés selon un plan en U. Les baies des deux ailes des deux élévations principales sont en anse de panier aplati. L’architrave est en accolade et retombe sur de fines colonnettes. Un relief décoratif de brique remplace le bandeau séparant le rez-de-chaussée du premier niveau. La toiture à deux pans est soulignée par un lambrequin. Une petite remise et une chapelle, construites en brique, complètent la disposition. Une petite maison située à l’entrée du domaine fait office de maison de gardien. » Source : Base Mérimée

p6267210

- MONCEAU-SAINT-WAAST

« Le château de Monceau, visible sur les Albums de Croy à la fin du XVIe siècle, était une forteresse édifiée par Baudouin, comte de Hainaut. Sa construction pourrait remonter au XIIe siècle. Il devient ensuite propriété des seigneurs de Gommegnies ; il est connu aujourd’hui sous l’appellation de cense del tour. Deux tours, encore visibles, sont incorporées à une ferme et la chapelle du château a été convertie en grange. En 1830, A. Clément-Hémery signale un autre château, sous le nom d’Ingreffin. » Source : Base Mérimée

pc281313

- OBIES

Château d’Obies (XVIIème – 1774) est composé d’un corps principal flanqué de deux tours carrées et d’une véranda des années 1900. Il est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 30 décembre 2010.

« Château construit à une date inconnue (17e siècle ?) et remplaçant un château ancien. L’édifice fut modifié en 1774-75 (fers d’ancrage).
Château composé d’un corps principal flanqué de deux tours carrées. Le corps central s’élève sur deux niveaux. Les fers d’ancrage datés 1774-75 ont été apposés sur la partie gauche de l’élévation antérieure, au second niveau. La corniche conserve des modillons de bois. Cette élévation a été flanquée d’une véranda. La croupe brisée a été rénovée en 190., date inscrite en ardoises dans la couverture. L’élévation postérieure a été moins remaniée et conserve le soubassement en grès et une porte basse en plein cintre encadrée de pierre bleue qui semble plus ancienne que le reste de l’élévation en brique. Les deux tours comportent trois niveaux, également construits en brique. Un portail, formé par deux piliers en pierre bleue et une grille est relié à deux autres piliers par un muret qui ferme la propriété. » Source : Base Mérimée

p6267322

- POTELLE

Château de Potelle

« Ancienne place forte du Hainaut, le Château de Potelles fut bâti vers 1290 par Willes (Gilles) de Mortagne, seigneur de Potelles (dont la chapelle conserve un fragment de pierre tombale). Il était au nombre des chevaliers qui allèrent en 1326, en Angleterre soutenir la cause d’Isabelle de France et de son fils, le futur Édouard III d’Angleterre, gendre du comte Guillaume Ier de Hainaut.
Gilles II de Mortagne, « dit de Potelles », accusé d’avoir conspiré contre la vie de Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, fut écartelé à Mons en 1433. Ses biens furent confisqués. Les terres de Potelle et de Solre-sur-Sambre furent données, en échange de ses nombreux services à Antoine de Croÿ en 1433. Dès 1436, Potelle est racheté par Jeanne de Hennin, sœur du supplicié et Solre-sur-Sambre par le frère.
En 1491, Antoine de Mortagne vendit Potelles à Jean Carondelet, Grand Chancelier de Flandres et de Bourgogne qui le restaura. Le même Jean Carondelet avait déjà racheté à Antoine de Mortagne le château de Solre-sur-Sambre vers 1480, les deux châteaux étant distants de 49 kilomètres l’un de l’autre. L’escalier en pierre bleue du xve siècle est timbré à ses armes. Son petit-fils Ferry Carondelet avec son épouse Catherine d’Esnes, transforment et embellissent le château : notamment la façade arrière sur la cour qui est ajourée d’une élégante galerie à arcades. Une des colonnes porte la date de 1541 à côté de leurs armoiries. Ferry Carondelet (1473-1528) fut le brillant conseiller de Marguerite d’Autriche (1480-1530) et a eu l’honneur d’avoir un magnifique tombeau dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon.
Potelle fut plusieurs fois dévasté et incendié par les guerres :
1477 : par les troupes de Louis XI. 1654 : par l’armée de Turenne. 1712 : par les Impériaux. 1793 : par les Autrichiens.
Et toujours, cependant, il fut rétabli sur ses anciennes murailles (Chanoine de Carondelet). En 1817, le Chanoine de Carondelet fit restaurer le château puis en fit don à sa nièce Eugénie Adélaïde de Carondelet, épouse de Jean-Philippe Fremin du Sartel, garde du corps de Louis XVIII et ancêtre de l’actuel propriétaire.

L’édifice doit à la robustesse de sa maçonnerie de grès taillé d’avoir préservé l’essentiel de son caractère médiéval. Protégée par de très larges douves alimentées par des sources et traversée par la Rhônelle, son enceinte polygonale irrégulière renforcée de tours cylindriques a conservé ses gros murs extérieurs, où l’on remarque, à côté de nombreuses meurtrières bouchées, plusieurs fenêtres à meneaux de pierre.
À l’origine précédée d’un pont-levis et défendue par une herse et un assommoir, l’entrée est prise entre deux tours rondes percées de longues archères élargies postérieurement pour permettre le passage des armes à feu. Les anciennes dépendances qui occupent le fond de la cour ont été privées de leur étage après l’incendie de 1640. La tour ronde qui leur fait suite renferme une prison, authentique cul de basse fosse accessible par un œil percé au centre de la voûte, et muni de latrines donnant dans les douves, au-dessous du niveau de l’eau. La petite tour en encorbellement à l’extrémité du corps de logis, d’abord cylindrique, puis quadrangulaire, se prolongeait en haute guette détruite en 1793. La destruction de la tour et de la galerie qui faisaient face au corps de logis a permis au début du xviiie siècle d’ouvrir largement la cour sur le parc. » Source : Wikipedia

file0310

- RAINSARS

Ancienne Ferme de la Basse-Cour du Château de Rainsars (détruit à la Révolution Française).
« Le château de Rainsars a été construit vers 1500 pour Robert de Martigny qui avait acquis la terre et seigneurie d’Hérinsart d’Isabeau de Mauraigne en 1473. En 1621, le château est vendu à Philippe de la Marck puis, en 1670, à Jean-Baptiste de Préseau, grand bailli de la terre et prairie d’Avesnes. Il apparaît dans les Albums de Croÿ et est connu par une vue cavalière du XVIIe siècle. A la Révolution, le château est pillé à deux reprises, en 1789 et 1793. Vendu comme bien national, il est voué en 1800 à la démolition. N’en demeure aujourd’hui que la ferme de la Basse-Cour. » Source : Base Mérimée

p3308424

- RECQUIGNIES

Châtelet de l’ancien Château de la Carnière, du XVème siècle, gardé par 2 grosses tours. Une des tours a été détruite pendant la 1ère Guerre Mondiale.

pa257310

Château des Glaces de Boussois (XXème siècle), l’actuelle mairie de Recquignies.

pa257313

Ferme du Château à Rocq, ancienne maison forte dont il reste une tourelle.

pa257322

- ROBERSART

Ferme Watremez, construite au XVIIIème siècle, à l’emplacement de la basse-cour de l’ancien château qui était installé sur sa motte féodale (XIème siècle), aujourd’hui occupée par l’église.
« Deux châteaux sont attestés sur le territoire de la commune : le premier était une motte en quadrilatère entourée de fossés correspondant à l’emplacement de l’actuelle église ; le second entouré de larges fossés est constitué d’une imposante tour carrée épaulée par d’épais contreforts – arasée au XVIIe siècle – dont il ne subsiste aujourd’hui que des caves et des traces des fossés. » Source : Base Mérimée

file1410

- RUESNES

le château de Ruesnes, datant du XVIIIème siècle.
« A la fin de l’Ancien Régime, le château est propriété des Boursier jusqu’en 1852, des Camaret jusqu’en 1909 et enfin il est racheté par Amédée Hamoir. Dévasté durant la Première Guerre mondiale, il est cédé en 1922 à Georges Lambert de Beaulieu, puis de nouveau vendu en 1925 à M. Vaille pour être transformé en bâtiment agricole. L’actuel château de Ruesnes, en briques et pierres, fut pour l’essentiel bâti au XVIIIe siècle ; des parties plus anciennes subsistent : une porte charretière portant la date de 1695, la ferme datant probablement du XVIIe siècle. Il comporte trois corps de logis organisés autour d’un pavillon central ovale abritant un salon d’honneur. » Source : Base Mérimée

118_0010

- SAINT-HILAIRE-SUR-HELPE

Château de Coutant. La tour ronde date du XIIIème siècle, c’est le dernier vestige du château-fort. Le château actuel date du XVIIIème siècle, reconstruit par François de La Combe, directeur des fortifications du Hainaut. La tour carrée du milieu date du XIXème siècle et remplace une tour ronde du XIIIème qui s’était écroulée. Il est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1947.

chatea10

Château Gaillard (17ème siècle), ancien manoir organisé autour d’une cour, à laquelle on accède par une tour porche abritant un pigeonnier.

« L’organisation générale figure déjà sur le cadastre de 1813. Le logis à étage, très transformé et partiellement masqué par la végétation, qui se signale par une fenêtre à meneaux occultée, peut être daté approximativement de la première moitié du 17e siècle. Le second logis, en rez-de-chaussée, porte la date 1750 ; la grange et les étables, fortement remaniées au 19e siècle, datent de la même époque.
Cet ancien manoir s’organise autour d’une cour, à laquelle on accède par une tour porche. A l’ouest de la tour, se situe un logis à un étage, fortement transformé. La présence d’une fenêtre à meneau bouchée sur son côté ouest témoigne de son ancienneté, même si les ouvertures ont été remaniées. Il comporte une niche à statuette en façade. A l’est de la tour, se situe un logis en rez-de-chaussée daté 1750 sur le linteau de la porte d’entrée. Il comporte une maçonnerie en moellon de calcaire surmonté d’un fenil en brique et de deux lucarnes. Les ouvertures légèrement cintrées sont caractéristiques du milieu du 18e siècle. Perpendiculairement est implanté un bâtiment en moellon de calcaire qui abritait une succession d’étables surmontées de fenils. Parallèle au logis et à la tour porche, se trouve un bâtiment isolé, réunissant une grange, une étable et un fenil. La partie supérieure de la tour porche abrite un pigeonnier. » Source : Base Mérimée

p1243212

- SAINT-WAAST

Château de Rametz, château-Fort des XIV et XVèmes siècles, modifié au XVIIIème siècle, il possède 4 tours, une chapelle (XVIIème siècle) et est entouré de douves en eau et d’un beau parc à l’anglaise. Il est classé monument historique depuis 1979.

« Ce château a été édifié au 18e siècle sur les fondations d’un château du 14e siècle ; il est construit en briques rose orangé ponctuées de pierres calcaires sur un soubassement en grès. La vue aérienne montre le plan rectangulaire de l’ancienne forteresse cantonnée de tours cylindriques et entourée de douves. A l’intérieur, certaines salles dans les tours ont gardé leurs voûtes, leurs meurtrières, leur escalier dérobé… La salle des gardes a été rhabillée dans la seconde moitié du 19e siècle ; la salle à manger est décorée de peintures de J. Léonard (1848) ; le bureau possède des boiseries du début du 19e siècle ; la cuisine est voûtée en berceau de briques. » Source : Base Mérimée

p9210717

Tour sarrazine ou Tour du Bois datant du XIIème siècle, construite par Bauduin V, Comte de Hainaut, vers 1170. Elle devait renforcer la frontière menacée par les seigneurs d’Avesnes. Elle conserve son dispositif défensif et son fossé périphérique.

pa291016

- TRELON

Château de Mérode, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1986. Il est ouvert pour les Journées Européennes du Patrimoine.
Construit par Nicolas d’Avesnes au XIIème siècle, il est assiégé par Jean de Luxembourg, François Ier, Henri II, Turenne et le général Rose. Il est reconstruit après la Révolution dans un style Louis XIII. Il appartient encore aujourd’hui à la Maison princière de Mérode (haute aristocratie belge). La création du Royaume de Belgique se joua en partie dans ce château.

p9210710

Château des Carmes : « Une première maison des Carmes était implantée près du calvaire. Trop à l’étroit, les religieux obtiennent en 1724 de la duchesse Marie-Célestine de Holstein-Rethwisch la reconstruction du couvent sur un nouvel emplacement. Le nouveau couvent des Carmes est édifié entre 1724 et 1729. Il est composé de deux bâtiments principaux, les « Grands-Carmes », abritant les moines et les « Petits Carmes », abritant les frères convers. En 1792, la chapelle extérieure, les « Petits Carmes » et une partie du cloître sont détruits. De 1801 à 1863, les bâtiments restants sont loués par un particulier au département du Nord pour abriter la gendarmerie et la prison. En 1826, est construit sur l’emplacement des « Petits Carmes », une maison pour un verrier, Hippolyte-Louis Godard-Desmarest. De 1873 à 1885, les « Grands-Carmes » sont réaménagés en demeure de plaisance pour la famille Moreau de la Tour-Godard-Desmaret. En 1927, le couvent et ses dépendances sont rachetés par la commune pour les transformer en hospice de vieillards et d’infirmes. L’hospice est officiellement inauguré en 1933. La maison de 1826 est rachetée en 1968 par le département du Nord pour y loger la gendarmerie. De 1979 à 1983, ainsi qu’en 1989, l’hospice des « Grands-Carmes » est modernisé et une extension sur la rue Salengro réalisée.
description Le bâtiment « les Grands Carmes », de plan rectangulaire, comprend un étage et un étage de comble. La maçonnerie est en brique, le soubassement, les bandeaux et les chaînes d’angle en calcaire. Les ouvertures, légèrement cintrées, sont composées d’une alternance de brique et de dés de calcaire. Un fronton à volutes et deux balcons ont été rajoutés dans la deuxième moitié du 19e siècle à la construction initiale de 1724. La maison construite en 1826 pour le verrier Hippolyte-Louis Godard-Desmarest comporte un étage et cinq travées. Par l’emploi du calcaire pour le chaînage d’angle, les bandeaux, l’encadrement des baies, le soubassement et des ouvertures surmontées de linteaux droits, elle est caractéristique des maisons de l’Avesnois du milieu du 19e siècle. » Source : Base Mérimée

Image hébergée par servimg.com

Château de la Huda, construit au XIXème siècle. Autrefois préventorium, il accueille aujourd’hui l’association la Maison des Enfants.

dsc_0312

- VENDEGIES-AU-BOIS

Château de Vendegies-au-Bois, construit aux XVIème et XVIIème siècles.

« Le plus ancien seigneur connu est Thomas de Goegnies, cité dans une charte de 1284. A partir du XIVe siècle, le château changea souvent de mains; il fut d’abord aux Montigny, puis aux Montmorency; en 1562, Floris de Montmorency le vendit à Antoine de Goegnies, marié à Marie d’Éclaibes. En 1600, sa fille se maria avec Louis de Beaufort, gouverneur du Quesnoy. En 1624, par mariage encore, l’édifice passa à Philippe Albert de Bonnières, gouverneur de Binche, qui, en 1766, le vendit à Bouchelet de Beaurain dont les descendants l’ont conservé jusqu’à nos jours. Il se trouve au fond du village, au pied d’un petit cours d’eau nommé Harpies; une longue allée plantée d’arbres le précède. Il ne reste que deux des quatre ailes qui devaient exister primitivement et trois tours faisant saillie aux angles de ce demi-quadrilatère. L’entrée principale s’ouvre sur l’aile est, comportant quatre niveaux, des caves, un rez-dechaussée et un étage percés l’un et l’autre de dix fenêtres, et des combles éclairés par des lucarnes.

L’ensemble de la construction, datée du début du XVIIe siècle, a été réalisé en brique, seuls les angles et les encadrements des fenêtres ont été bâtis en pierre calcaire. Les fenêtres étaient pourvues de meneaux à l’origine, ont été agrandies et transformées au XVIIIe siècle. » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

p6272910

- WARGNIES-LE-PETIT

Château du Baron de l’Épine (Chevalier d’Empire sous Napoléon puis homme politique), datant du XVIIIème siècle. Depuis 1918, c’est un couvent appartenant à la communauté de Nazareth.

p7077610

© COPYRIGHT : Tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisations !

Laisser un commentaire

 

l'île du diable |
Mangas |
photos sympas |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | photographisme
| balade
| Photos de Bretagne