Obies

  • Entité paysagère : Plateau hennuyer – Bavaisis
  • Commune du Parc Naturel Régional de l’Avesnois
  • Population : 720 hab.
  • Altitude : min : 117 m – max : 159 m
  • A voir : Eglise Saint-Achard, château, chapelles, fermes,…

La partie la plus ancienne du village est le hameau de Bavisiau. Sainte Aldegonde, par son testament en 646, donne « la moitié des terres du village de Bavaisis avec l’église » au monastère qu’elle venait de fonder à Maubeuge. Le hameau est rattaché à Obies au XIIIe siècle (cartulaire de 1265).

En l’état actuel des recherches, le nom d’Obies est cité pour la première fois dans une donation faite en 1065 par Baudouin Ier, comte de Hainaut, au profit de l’abbaye d’Hasnon (près de Saint-Amand). Cette donation est confirmée par Philippe Ier, roi des Francs. Baudouin cède à l’abbaye « la moitié des terres et lod de l’église d’Obies et Bavisiel » en action de grâce pour sa guérison après une grave maladie.

En fait, l’emprise humaine est plus ancienne. Bavay (Bagacum) capitale des Nerviens, est devenue, à la suite de l’occupation romaine aux premiers siècles, une ville très importante, comme l’attestent les vestiges mis au jour. On peut donc supposer que les environs ont été en partie « colonisés » par les vétérans de l’armée romaine : il était fréquent que ceux-ci reçoivent un lot de terres à l’issue de leurs vingt-cinq années de service aux armées. À l’appui de cette thèse, on peut rappeler qu’au Brai Robot (lisière de la forêt de Mormal entre le Tréchon et la rue des Bailles) ont été retrouvées les traces d’une « villa », habitation romaine avec fermes, salles de bain, hypocaustes. En 1790, aux Bailles d’Obies (lisière de la forêt de Mormal à l’extrémité de la rue des Bailles) furent mis au jour une soixantaine de squelettes ainsi que des médailles en argent et bronze de l’époque de l’empereur Vespasien (69-79) à celle de l’empereur Commode (180-192).

La région était sans doute moins boisée qu’aujourd’hui, mais les invasions barbares, la chute de l’Empire romain d’Occident et l’affaiblissement de l’autorité politique qui s’ensuivit, l’insécurité liée au morcellement féodal, tout cela a facilité la reprise forestière : bois et forêts étaient alors considérés comme « zones frontières », zones de défense certes, mais aussi zones d’infiltrations ennemies. L’histoire d’Obies est jalonnée par ce genre d’incidents.

PATRIMOINE

Eglise Saint-Achard, construite en 1788.

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Château d’Obies (XVIIème – 1774) est composé d’un corps principal flanqué de deux tours carrées et d’une véranda des années 1900. Il est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 30 décembre 2010.

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Monument aux Morts et son poilu, devant l’église.

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