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Salesches
- Entité paysagère : Ondulations hennuyères – Quercitain
- Commune du Parc Naturel Régional de l’Avesnois
- Population : 292 hab.
- Altitude : min : 85 m – max : 138 m
- A voir : Église Saint-Quinibert, deux moulins à eau, fermes, chapelles, Vallée du Ruisseau Saint Georges,…
« Vers 1900, au Mesnil, au lieu-dit Les Six, la découverte de vases et de trois statuettes représentant Mars, Hercule et une divinité féminine, indique peut-être une occupation ancienne du territoire de Salesches.
En 1131, l’abbaye de Maroilles y est confortée dans ses possessions : l’église et ses dépendances, les principales terres, le moulin et la brasserie. Sous l’Ancien Régime, l’abbé de Maroilles est le seigneur haut justicier de Salesches où sont gérés jusqu’au XVIe siècle les biens de l’abbaye situés au nord de la Sambre. L’abbaye de Vicoigne possède également une grande exploitation agricole, Le Mesnil, et paye la menue dîme à l’abbaye de Maroilles. Lors de la Révolution, le démembrement des grandes propriétés de ces deux abbayes entraîne la création d’une multitude de fermes.
Le village ne disposant pas d’un château, les habitant édifièrent, afin de se protéger, une église et un cimetière fortifiés. Bien que considérablement remaniés ou détruits, certains éléments fortifiés sont encore en place ou peuvent être reconstitués grâce à la gouache des albums de Croy (vers 1600).
Dans les années 1860-1890, la commune compte quelques établissements industriels : cinq fours à chaux, la brasserie Gabet et, depuis 1875, la raperie de betteraves Cacheux, Gillard, Lefebvre et cie qui alimente une sucrerie située au Quesnoy. » Base Mérimée
PATRIMOINE
Eglise Saint-Quinibert, construite en 1693 et le monument aux morts.
Rempart entourant encore le cimetière.
Ancienne maison de tisserand du XVIIIème siècle, reconnaissable par son arc sur la façade, aménagé afin d’éclairer la cave où était situé le métier à tisser. On retrouve beaucoup de maisons de tisserand dans le village.
Chapelle Notre-Dame des-Prés (XVIIème siècle), construite au bord du ruisseau Saint Georges.
La légende raconte « qu’en fauchant dans les près, le long du riot Saint-Georges, des paysans trouvèrent près de la fontaine une statue de la Vierge. Cette statue portée à l’église aurait été retrouvée le lendemain au même endroit. Par trois fois le miracle se serait produit, ce qui décida la construction d’une chapelle en ce lieu ».
Moulin de l’Abbaye, ancienne propriété de l’Abbaye de Maroilles. Les bases du moulin date du XIème siècle et sa dernière reconstruction date de 1776. Il était fortifié, avec de hauts murs encore visible !
Le muret en grès est l’ancien emplacement de la roue, aujourd’hui disparu, alimentée par un ingénieux système hydraulique. L’activité du moulin cessera dans les années 1900.
Porche et écusson de Maurice II d’Offegnies, abbé de l’Abbaye de Maroilles, à qui on doit la reconstruction du moulin en 1776. Il représente un ovale avec 3 fleurs de lys, accompagné de la mitre et de la crosse encadrant une coquille Saint-Jacques. En dessous est inscrite la devise « Soli Deo Honor », « Honneur à Dieu Seul ».
Rue du moulin avec le Moulin de l’Abbaye, la vallée du Ruisseau Saint Georges et en face le village de Neuville-en-Avesnois avec son église fortifiée.
Moulin du Bocquet, datant du XVIème siècle et restauré en 1834. La partie de gauche était composée de la machinerie, sur 3 niveaux, et la partie de droite était le logement du meunier.
Chapelle Saint Quinibert, construite en 1894.
Saint Quinibert était un religieux de l’Abbaye de Maroilles, tué par les Normands en 882, au prieuré du Saussoy. Il est honoré à Salesches le 18 mai.
Caches
Ruisseau Saint Georges
Passage à gué dans le Ruisseau Saint Georges.
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Une Réponse à “Salesches”
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Près d’Aniche(59),l’imposante ferme de « Vicoignette » est une des nombreuses propriétés que possédaient les Prémontrés de l’abbaye de Vicoigne. La plus grande partie du territoire d’Emerchicourt où elle est implantée appartenait à l’abbaye. A la révolution, elle fut vendue comme bien national à Augustin Trannin qui louait depuis 20 ans cette cense et ses 200 hectares aux Prémontrés de Vicoigne.
Max Régnier.