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Lille aux trésors

Posté par tchiotbiloute59 le 1 juillet 2018

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La Vieille Bourse de Lille, construite de 1652 à 1653 (période espagnole), de style Renaissance Flamand. Elle est composée de 24 maisons identiques qui entourent un cloître. Les lions de Flandre sculptés sur les portails rappellent l’appartenance de Lille aux Pays-Bas. Elle est classée monument historique depuis 1921.

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Sous le soleil du Nord ;)

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Lille (Nord – Hauts-de-France)

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Cassel – Village Préféré des Français

Posté par tchiotbiloute59 le 16 juin 2018

Le village de Cassel, un des plus beaux villages du Nord, perché sur son mont à 176m d’alt. Il représente cette année les Hauts-de-France dans l’émission « le Village Préféré des Français » sur France 2 le 19 juin 2018.

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La Porte d’Aire

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Au sommet du Mont Cassel, la statue du Maréchal Foch qui avait établi son quartier général à Cassel pendant la première guerre mondiale. A l’arrière le Kasteel Meulen.

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Sur la Grand’Place

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Le Musée de Flandre de Cassel, musée du département du Nord, ancienne Châtellenie datant des XVIème et XVIIème siècles et classé aux Monuments Historiques depuis 1910.

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Jardin du Nord, houblon et tuiles rouges, au Musée de Flandre.

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Cassel (Nord – Hauts-de-France)

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Cassel – Village Préféré des Français

Posté par tchiotbiloute59 le 12 juin 2018

Le village de Cassel, un des plus beaux villages du Nord, perché sur son mont à 176m d’alt. Il représente cette année les Hauts-de-France dans l’émission « le Village Préféré des Français » sur France 2 le 19 juin 2018.

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Les jardins de l’Office de Tourisme de Cassel

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Le Chemin des Remparts

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Terrasse du restaurant Bij t’ Kleintje « chez la p’tite » avec vue sur la plaine flamande.

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Assiette flamande

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La Mont des Cats, bière trappiste de Flandre (brassée à Chimay)

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Bière du Reuze, bière de Cassel

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Cassel (Nord – Hauts-de-France)

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Les Monuments Historiques de l’Avesnois

Posté par tchiotbiloute59 le 22 avril 2018

Image hébergée par servimg.com SITES PROTÉGÉS

L’Avesnois possède 5 sites protégés classés et inscrits sur les 49 sites protégés du département du Nord. « Il est établi dans chaque département une liste de monuments naturels et des sites dont la conservation ou la préservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général. » Plus d’informations : Atlas des sites

- AVESNES-SUR-HELPE

Les remparts, site classé de 1,20 ha.

Dominante et intérêt du site : intérêt historique et architectural (fortification de Vauban)
Délimitation : Bastion Est des remparts d’Avesnes,demi-lune située devant ce bastion et partie du bastion sud-est bordant le parc de la Sous-Préfecture

“ Les fortifications d’Avesnes sous leur forme actuelle ont été principalement construites sous l’occupation espagnole (1556 et 1559). Elles ont été modifiées par Vauban lorsque le traité des Pyrénées eut rendu Avesnes à la France. Déclassées en 1868, elles ont été en grande partie démantelées, il n’en reste aujourd’hui que deux vestiges : le bastion Est et le bastion Ouest qui sont situés aux deux extrémités de la ville (…). Le bastion Est constitue incontestablement un site pittoresque en même temps qu’un belvédère sur la campagne environnante. Les remparts sont plantés d’arbres au-dessus duquel se détache la silhouette de la collégiale Saint-Nicolas, le monument le plus célèbre d’Avesnes. Les premiers plans sont dégagés, on n’y trouve qu’un stand de tir et des jardins potagers avec des constructions basses. La seule ombre au tableau est la transformation en décharge publique d’une partie des fossés situés dans l’angle formé par la face méridionale du bastion Est et la courtine qui le relie au bastion sud-est.” (Le chef du bureau des Monuments Historiques, Classement comme sites des bastions Est et Ouest des anciennes fortifications d’Avesnes)

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- BAIVES / WALLERS-EN-FAGNE

Vallée de l’Helpe majeure et Monts de Baives, site inscrit de 250,40 ha.

Critère : pittoresque
Dominante et intérêt du site : paysager, scientifique (géologie, écologie) et architectural (chapelle, four à chaux)
Délimitation : Mont de Baives et partie de la vallée de l’Helpe Majeure

“Les communes de Baives et Wallers-Trelon se situent (…) à proximité de la frontière franco-belge. Géologiquement, cette région appartient à la terminaison occidentale du massif ardennais. A partir d’Avesnes, en se dirigeant vers l’Est et le Sud-est, le paysage se modifie progressivement. Le relief s’accentue : ce sont les premiers contreforts des Ardennes. La forêt remplace peu à peu les herbages qui se réduisent à de vastes clairières. Des zones humides d’étangs et marais s’échelonnent selon les grands axes du relief. Substrat géologique, modelé du relief, réseau hydrographique, répartition de la végétation et mode traditionnel d’occupation du sol sont les principaux éléments qui déterminent un paysage caractéristique : celui de la Fagne qui s’étend dans le département des Ardennes et en Belgique (…). Le pré-inventaire des richesses naturelles du Nord-Pas-de-Calais de 1970 retenait les intérêts suivants : intérêt géologique, intérêt écologique, en particulier du point de vue de la flore, intérêt paysager (vallée, bocage et coteaux, intérêt architectural (architecture rurale traditionnelle de l’Avesnois)”

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- ETROEUNGT

Site géologique de l’ancienne carrière du « Parcq » et de ses abords, site inscrit de 26,33 ha.

Dominante et intérêt du site : paysager, historique et scientifique (géologie)
Délimitation : site géologique de l’ancienne carrière du Parcq

Au-delà de son intérêt historique, la carrière du Parcq est un élément de référence en géologie, connu par les scientifiques depuis la seconde moitié du xixe siècle. C’est dans cette carrière qu’a été faite la première description de l’époque géologique du Strunien, transition entre le Dévonien et le Carbonifère. Elle a permis de déterminer que les évolutions de la faune et de la flore fossiles d’une couche à l’autre se faisaient lentement, contrairement à ce que l’on croyait jusque là.

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- LIESSIES

Parc de l’Abbaye de Liessies, site inscrit de 76,41 ha.

Critère : pittoresque
Dominante et intérêt du site : paysager, historique et archéologique
Délimitation : ensemble formé par le Parc de l’ancienne abbaye de Liessies et ses abords immédiats

« Le relief ondulé, entrecoupé de vallées, le bocage et les boisements caractérisent les paysages ruraux de l’Avesnois qui s’individualisent profondément dans le contexte géographique régional. Les sites les plus intéressants (…) sont souvent localisés à proximité des vallées (…) L’histoire du village de Liessies est étroitement liée à celle de son abbaye. (…) le site du ‘parc de l’abbaye’ conserve les substractions, enfouies dans le sol, des anciens bâtiments, et l’empreinte des travaux d’aménagement qui ont profondément marqué le paysage du territoire situé entre le village et la rivière. (…) La propriété (…) a été menacée un certain temps de division foncière et d’avant-projets d’aménagement peu compatible avec la qualité du site (…) Le Conseil Général du Nord, dans le cadre de la politique des ‘périmètres sensibles’ a acheté le ‘Parc de l’abbaye’ en vue de sa sauvegarde, de sa mise en valeur et de son ouverture au public ».

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- MAROILLES

Village, site inscrit de 15,90 ha.

Critère : pittoresque
Dominante et intérêt du site : architectural et urbain, paysager
Délimitation : l’ensemble formé par le centre du village, la place verte, le plan d’eau du «Gouffre» et les prairies bordant sa rive Sud

« Située au Sud de la Forêt domaniale de Mormal, dans le bocage de l’Avesnois, la commune de Maroilles est un petit bourg rural implanté sur la rive droite de l’Helpe mineure. Le village est né autour d’une abbaye fondée au viie siècle. L’église du xviiie siècle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les vestiges de l’abbaye, et en particulier la grange dimière, sont en cours de protection (…).
L’intérêt du site est constitué par :
1/ les éléments naturels du paysage : topographie de versant de vallée, cours d’eau de l’Helpe Mineure ; plan d’eau du ‘gouffre’ et espaces boisés à l’entrée du village ; vue sur le paysage de bocage environnant
2/ les éléments architecturaux : témoins historiques (en particulier vestiges de l’ancienne abbaye, grange dimière), architecture traditionnelle de l’Avesnois caractérisée par ses volumes et ses matériaux (murs de briques et calcaire cristallin local, toiture d’ardoises); le modèle architectural annonce celui de la région voisine : les Ardennes (…) L’architecte départemental des Bâtiments de France a réalisé une étude de sauvegarde et
de mise en valeur de ce site. Une mesure d’inscription au titre de l’inventaire des sites est souhaitable afin de permettre
la sauvegarde et la mise en valeur de ce bourg dont le caractère n’a pas encore été trop altéré
». (Maroilles, site urbain, rapport du Conservateur)

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Image hébergée par servimg.com MONUMENTS HISTORIQUES

Le Département du Nord comporte 798 monuments historiques classés et inscrits, c’est une des plus fortes densités en France. Parmi eux, l’Avesnois en comporte 82 dont 18 monuments classés.

- AUDIGNIES

Château d’Audignies, inscrit MH depuis 1984. Château-fort du XIVème siècle, construit en grès, avec sa tour de 25m de haut et ses douves. Il a été reconstruit et agrandi au XVIIème siècle (partie en brique). Il est ouvert pour les Journées Européennes du Patrimoine.

« Les travaux historiques attribuent la construction du château d’Audignies à Guillaume de Sars (1370-1438) , fils d’Alard dit Lion de Sars, premier seigneur d’Audignies au début du 15e siècle. Guillaume de Sars fut prévôt du Quesnoy (1409-18) , puis Bailli de Hainaut (1418-22) et Chambellan Conseiller de Philippe le Bon (1427). Le château apparaît ensuite dans le testament daté de 1525 du seigneur Jean du Chasteler (possédant de nombreuses terres dans la région, notamment la seigneurie de Wadimpréau) , qui ne transforme pas le château. L’image de l’Album de Croÿ montre le village d’Audignies vers 1600 et le donjon sans toiture. Guillaume II du Mont, Bailli de Chimay et Beaumont, puis Conseiller Souverain de Hainaut, devint propriétaire du château qu’il aménagea pendant le premier quart du 17e siècle, en réunissant la tour et le corps de logis et en rehaussant la tour de deux niveaux. La transformation de la toiture du logis date du 18e siècle. Les aménagements et adjonctions de la fin du 19e siècle ont rendu le château plus confortable.

Château composé de trois ailes disposées en équerre et entouré de douves. L’angle ouest est composé d’une tour carrée (9, 20 x 8 m) élevée en grès sur deux niveaux surmontés de deux niveaux de brique. La pierre est utilisée pour le chaînage des deux niveaux supérieurs et des baies. La tour est couverte d’une toiture en pavillon en ardoise, percée de lucarnes. L’aile sud constitue le corps de logis, composé de deux parties. Le corps de logis, construit à la même époque que la tour, a été relié à cette dernière par une adjonction au 17e siècle et abrite l’escalier desservant la tour. Le premier niveau est élevé en grès, surmonté d’un niveau en brique. Un blason aux armes des seigneurs Du Mont domine la porte cochère du pont-levis. Le corps de logis est couvert d’une croupe brisée, percée de lucarnes. » Source : Base Mérimée

Les Monuments Historiques de l'Avesnois p9210715

- AULNOYE-AYMERIES

Motte féodale XII – XIIIème siècle, inscrit MH

- AVESNES-SUR-HELPE

Hôtel de Ville (1757) de style Louis XVI, classé MH et la Collégiale Saint Nicolas (XIIème), également classée MH.

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Fortifications, classés et inscrits MH.

« Ville d’origine médiévale, Avesnes-sur-Helpe est née de la réunion de deux noyaux urbains réunis en une agglomération au XIIe siècle. Au XIIIe siècle, une enceinte plus large correspondant aux trois quartiers de la vieille ville (centre-ville, plateau Chémerault et ville basse) est édifiée avec des tours rondes. En 1477, la ville est détruite par Louis XI. Au début du XVIe siècle, les ducs de Croÿ dotent la ville de ses premières fortifications bastionnées. Il s’agit de six bastions à orillons et galerie de contremines, dont le bastion de la Reine. Ceux-ci sont dessinés par l’ingénieur italien Jacopo da Modena, ingénieur de Charles Quint.

Durant les années 1540 et 1550, le dispositif défensif est modifié et renforcé par des cavaliers sur les bastions et les courtines. Sa situation escarpée rend difficile sa défense par l’inondation. Les ingénieurs de Madrid et Bruxelles rectifient les tracés des bastions et construisent des demi-lunes et des redoutes pour protéger les portes. Une redoute est ajoutée sur le lieu-dit Pont Rouge. La porte de France est reconstruite. Vers 1630, les bastions sont élargis et des ouvrages extérieurs ajoutés sous la direction du chevalier de Clerville.

Conquise définitivement par la France en 1659 par le Traité des Pyrénées, une série de travaux visant à moderniser l’enceinte est ordonnée en 1661. À partir de 1673, Vauban engage de nombreux travaux. S’il ne touche pas à l’enceinte urbaine, il redéfinit les ouvrages extérieurs, renforce la garnison de casernes et de poudrières, perce de nouvelles portes et renforce le système d’inondation du front nord. Il édifie sur l’Helpe, le Pont-des-Dames, un pont-écluse à quatre vannes permettant de réguler le cours de la rivière, de tendre des inondations défensives et de réguler le volume d’eau des fossés.

Détruite partiellement durant un siège en 1815, la ville est reconstruite sous la Restauration et voit ses fortifications modernisées à partir de 1821, suite à la perte de Philippeville et Mariembourg cédées au royaume des Pays-Bas. Un demi-bastion casematé sur deux niveaux est établi près de la Porte de France qui est restaurée, le bastion Saint-Jean est remis à neuf, ses casemates anciennes sont obstruées et les magasins à poudre et de stockage sont reconstruits. Au cours des années 1830, les défenses sont restaurées et un nouveau bastion est ajouté sur la courtine du front sud-est. Plus petit que les autres, le bastion Saint-Louis est doté de casemates.

La ville est déclassée en 1873. Il subsiste aujourd’hui les deux tiers des remparts dont le bastion de la Reine, le bastion Saint-Jean, le bastion de France (occupé par la sous-préfecture d’Avesne), la porte de Mons et le Pont-des-Dames. Le donjon et une partie de l’enceinte, construits à l’époque médiévale, ont été mis au jour depuis 1975. Le plan-relief de 1826, conservé au Musée des Beaux-Arts de Lille, a été construit en remplacement de la maquette de 1723, emportée par les Prussiens en 1815. » Texte et plan : sites-vauban.org

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Maison Espagnole, inscrite MH, dans un style de transition entre le Gothique et la Renaissance, datant de 1550. La façade est rythmée par des grandes arcades entourant un tympan qui se trouve au dessus de chaque ouverture. Chaque étage est en outre en encorbellement par rapport au précédent. Les tympans entourés d’arcs trilobés de l’époque médiévale sont ici remplacés par un dispositif employant des arcs en plein cintre. On trouve quelques exemples de maisons du même style à Mons.

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L’ancien Palais de Justice, construit en 1827 et inscrit monument historique depuis 2007. C’est le prototype du Palais de Justice de Lille, détruit en 1963. Il se situe à proximité de l’ancien château. Il est fermé depuis la construction du nouveau palais de justice sur le plateau Chémerault en 2006 par l’architecte Pierre-Louis Faloci. Un projet de reconversion espace de « co-working » est à l’étude.

« A la suite de la destruction en 1815 (due à l’explosion d’un magasin à poudre voisin) d’un premier tribunal, un nouvel édifice est reconstruit entre 1827 et 1829 par l’architecte Victor Leplus, également l’auteur du palais de justice de Lille (détruit en 1963), dont celui d’Avesnes est le prototype. Il adopte un parti-pris italianisant inspiré de Palladio. Un volume rectangulaire accueillait la salle des pas-perdus et la salle d’audience, tandis que les bureaux étaient situés à l’arrière dans une aile d’un étage, implantée perpendiculairement.
Entre 1835 et 1840, Leplus réalise un étage supplémentaire destiné aux archives. Des travaux d’agrandissement sont réalisés après la Seconde guerre mondiale.

Situé sur la Place Guillemin, l’ancien palais de justice est implanté sur un site qui domine la ville basse. Sa fonction est révélée par le traitement de la façade qui est marquée par un portique soutenu par six colonnes cannelées sans base, supportant un fronton. Le bâtiment adopte un plan en T : la salle d’audience occupe le coeur de l’édifice ; elle est précédée d’un vestibule qui se prolonge de part et d’autre par les couloirs de circulation qui encadrent la salle d’audience. Ils mènent aux bureau situés à l’arrière sur trois niveaux. Ainsi les différentes fonctions des lieux sont très clairement identifiées. » Base Mérimée

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- BAVAY

Enceinte fortifiée, inscrit aux MH depuis 1862, remparts datant du IIIème siècle. Lors des invasions barbares, Bagacum fortifie son forum. Mais la ville ne résistera pas aux vagues destructrices des envahisseurs et Cameracum (Cambrai) deviendra la nouvelle capitale des Nerviens.

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Site archéologique gallo-romain, inscrit aux MH depuis 1949 « La ville conserve des vestiges du forum antique comprenant le forum, une basilique et des cryptoportiques et une partie de la fortification qui fut reprise au Moyen Age et étendue à la ville. La fortification du Moyen Age est également conservé.» Base Mérimée

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- BEAUFORT

Tour Sarrazine, inscrite aux MH depuis 1988.

- BELLIGNIES

Chapelle du cimetière (XIXème siècle), à l’arrière de l’église, inscrite aux monuments historiques depuis 1934. Le portail du XVIème siècle provient de l’ancienne église de Bellignies, démolie au XIXème siècle pour que le Baron de Molenbaix puisse agrandir le parc du Château…

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- BERLAIMONT

Eglise Saint-Michel, du XVIIème siècle, a été totalement incendiée en 1944. Elle a retrouvé depuis son remarquable clocher à bulbe. Elle est classée aux MH depuis 1921.

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- BERMERIES

Ferme de Cambron et Chapelle Notre Dame de Lourdes, inscrits aux MH depuis 1971. La Ferme de Cambron date de XVIIIème siècle. Elle appartenait à l’Abbaye belge de Cambrain (aujourd’hui Pairi Daiza), entre Mons et Ath. La Chapelle Notre Dame de Lourdes date du XVème siècle.

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- CLAIRFAYTS

Eglise de la Conversion-de-Saint-Paul (1556) de style gothique, classée Monument Historique depuis 1920. Elle possède un remarquable intérieur voûté, une chaire de vérité (XVIème siècle – MH) de l’Abbaye de Liessies et un Calice reliquaire en argent (XVIème siècle – MH).

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Chapelle Notre-Dame d’Épinoy datant de 1472. Elle est de style gothique et est inscrite aux MH depuis 1948.

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Chapelle Huart, oratoire inscrit aux MH depuis 1948.

- COUSOLRE

Chapelle du Dieu-de-Pitié, construite au XVIème siècle, possède un Christ aux liens et une voûte en bois avec des têtes sculptées de l’ancien testament. Elle est inscrite aux MH depuis 1953.

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- DAMOUSIES

Eglise Saint-Géry, inscrite aux MH depuis 1937. C’est la plus ancienne église de l’Avesnois, construite autour de l’an 1100, de style ottonien. L’Avesnois faisait alors partie du Saint Empire Romain Germanique. L’église Saint-Géry possède des fresques du XIIIème siècle, des sculptures du XVIème siècle, des pierres tombales du XIVème siècle.

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- DOMPIERRE-SUR-HELPE

Château d’Hugémont, inscrit aux MH depuis 2000, construit à la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème siècle. Il est de style Louis XIII. Il est labellisé « Vieille Maison Française » appartenant à la famille Préseau depuis le XVIème siècle.

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- DOURLERS

Château de Dourlers, inscrit aux MH depuis 1992 et construit au XVIIIème siècle par Pierre Bady, entrepreneur des fortifications de Maubeuge sous Louis XIV. Il a abrité le musée du scoutisme pendant quelques années.

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- ECUELIN

Commanderie des Hospitaliers, datant du XVIIIème siècle, inscrite aux MH depuis 1999.

« L’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem possédait en 1167 une terre à Ecuélin, propriété antérieure des chanoinesses de Maubeuge. En 1224, est établie une commanderie-hôpital pour accueillir les pèlerins en route pour la Terre Sainte. De cet ensemble ne demeure que la chapelle. Au XVIIIe est reconstruite une ferme sur un plan à cour fermée. La porte sur rue du logis est surmontée d’un blason bûché et d’une date, 1763. Le pignon sur rue de l’étable reliée au logis par un porche porte la date de 1791, formée de brique dans le calcaire marbrier. Sur le pignon en brique de la grange figure les initiales HM et les dates 1857-1918. » Source : Mérimée.

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- EPPE-SAUVAGE

Eglise Saint-Ursmer, inscrite aux MH depuis 1947, construite au XVIème siècle dans un style gothique flamboyant. Elle est surmontée d’un clocher en charpente.

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Oratoire Notre-Dame-de-Liesse, inscrit aux MH depuis 1947.

- FERON

Château du Pont de Sains et ses deux tours du XVIème siècle, vestige de l’ancien château fort. Elles sont classées Monument Historique. A l’arrière, on aperçoit l’aile construite par Talleyrand, Ministre de Napoléon au XIXème siècle. C’est aujourd’hui la Ferme du Pont de Sains, un ESAT (Établissement et Service d’aide par le Travail) qui produit des maroilles fermiers au lait cru, où on peut acheter des fleurs et légumes à repiquer à la serre et pratiquer l’équitation !

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Aile construite sous le Ier Empire, par Talleyrand, Ministre de Napoléon.

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« La terre de Pont-de-Sains avait été achetée le 18 octobre 1801, conjointement par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord et Catherine Grand, à un banquier belge Michel Simons qui était en relations d’affaires avec Talleyrand. En 1826, la princesse de Talleyrand abandonne ses droits à son ex-mari contre une majoration de sa pension. Elle pourra ainsi s’installer dans des demeures plus agréables, à Londres en particulier. Par héritage, ce bien demeure dans la famille de Castellane qui le vend en 1918. Le domaine a été acheté à la dernière propriétaire, en 1975, par « la Maison des enfants de Trélon » qui en a fait un « Centre d’aide par le travail ». »

Eglise Saint Martin, église fortifiée avec son clocher-donjon carré et ses meurtrières. Elle fût construite en 1614 afin de protéger les villageois des attaques françaises… Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1948.

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Chapelle Lejeune, datant de 1643 et inscrite aux MH depuis 1951.

On peut y lire : ICY PIERE LE JEUNE FIL3 NICOLAS
A ESTE OCCIS PAR L’ENNEMY LE 20 APVRIL
1643 PRIEZ DIEV POVR SON AME.

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- FERRIERE-LA-PETITE

Poterie Gibon, classée et inscrite aux MH depuis 1984. Le Musée de la Cour des Potiers a conservé son monumental four-bouteille à flamme renversée de 30 m3, classé aux monuments historiques (il n’en reste que 2 en France). Les grès bleus décoratifs du XVIIIème siècle, les grès bruns utilitaires et les faïences fines du XIXème siècle y sont exposés. Un atelier de production artisanale perpétue la technique du grès bleu salé, unique dans toute la région, et organise des stages de création.

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- FLAUMONT-WAUDRECHIES

Chapelle Duchesne, oratoire classé en 1947.

Oppidum, classé en 1947.

Chapelle Sainte Aldegonde, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1951 et datant de 1550, chœur de l’ancienne église de Waudrechies, hameau aujourd’hui rattaché à Flaumont. Le portail sculpté date du XVIème siècle et elle renferme une cloche qui porte la date de 1567.

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- FLOURSIES

Fontaine Saint Éloi, inscrite aux MH en 1932, aux origines romaines (départ de l’aqueduc de Bavay), depuis l’église. Elle possède encore le lavoir avec ses pierres du IIIème siècle. La statue de Saint Éloi date du XVIème siècle. Selon la légende, les jeunes mariés s’en approchaient pour caresser le manteau de Saint Éloi en gage de bonheur.

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- GRAND-FAYT

Moulin de Grand-Fayt (XVIIème siècle), inscrit aux MH en 2005, ancienne dépendance de l’Abbaye de Liessies. Il moulait la farine jusqu’en 1962, puis tomba en ruine. Il a été depuis très bien restauré par ses propriétaires ! Il se visite de mai à octobre : du vendredi au dimanche de 10 h à 18h.

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- HAUTMONT

Abbaye de Hautmont, inscrite aux MH depuis 1992, fondée par Maldegaire (saint Vincent) au IXème siècle. C’est l’Abbaye qui a subit le moins de dégâts à la Révolution en Avesnois. Les bâtiments actuels datent du début du XVIIIème siècle. La Confrérie de la bière de l’Abbaye d’Hautmont à vu le jour en 2009 avec la création de la bière, blonde de 6,8°, brassée en quantité limitée à Jenlain.

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Chapelle Saint Eloi, inscrite aux MH depuis 2005, située dans le quartier du Bois du Quesnoy. Elle est ouverte pour les Journées du Patrimoine. Elle a été construite par l’architecte suisse Denis Honegger, élève d’Auguste Perret, au centre du nouveau quartier ouvrier de la ville. Elle est achevée en 1960. Elle renferme un joyau, de magnifiques vitraux racontant la vie de Saint Eloi.

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- JENLAIN

Château d’En-Haut (1701 – 1772), inscrit aux Monuments Historiques depuis 1987.

« Le bâtiment principal est du XVIIIe siècle. La grange est la partie la plus ancienne (1701). Le pigeonnier est quant à lui daté de 1772. Le château date, pour la majeure partie de sa construction, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. C’est le type même de construction classique des demeures rurales, de ces « folies » que les nobles se faisaient construire à la campagne, sur leurs terres. Ils y passaient la belle saison ; le reste de l’année ils vivaient en ville, dans leur hôtel particulier. Ce fut le cas de la famille d’Espiennes, implantée dans le Hainaut, dont l’origine de la noblesse remonte sous Philippe IV d’Espagne, du temps des Pays-Bas espagnols. Le village de Jenlain n’étant lui-même pas très ancien, il ne pouvait en être autrement du château. Celui-ci a été construit à l’emplacement d’une ferme seigneuriale, ensemble de bâtiments distribués autour d’une cour fermée, avec entrée sous un porche pigeonnier daté de 1772, portant en son cintre l’écusson des comtes d’Espiennes, écusson fortement martelé à la Révolution, par les « colonnes infernales ». La grange au fond de la cour, aux puissants contreforts de grès, porte la date de 1701 gravée sur une pierre blanche insérée dans le cintre d’entrée.

Sur le corps de logis principal, le fronton armorié, en pierre blanche sculptée, a fière allure et est heureusement encore intact du fait de son exposition au nord, à l’abri des pluies. Les deux blasons sont, à gauche celui de la famille d’Espiennes, et à droite celui des Razoir de Croix. C’est en 1777 que fut célébré le mariage de Jacques-Martin d’Espiennes, seigneur de Jenlain et de Marie-Jeanne Razoir de Croix, dame de Croix et de Forest, après publication des bans à la commune de Jenlain et à celle de Valenciennes.

C’est à cette occasion que fut construit le logis principal avec le fronton armorié. Les jeunes mariés y habitèrent au début de leur mariage, puis les occupations militaires de Jacque-Martin le rappelèrent à Valenciennes. Noble, d’esprit libéral, il épousa les thèses de la Révolution naissante et servit les armées de la République… Il mourut le 21 avril 1792, à l’âge de 37 ans ; c’est le mois de la déclaration de guerre et de l’invasion autrichienne. Il laisse 3 orphelins, leur mère étant décédée en septembre 1791. Le château est attribué à son fils Charles qui resta célibataire. Il fut conseiller municipal, puis maire de Jenlain au début du 19è siècle. Par la suite, le château passa aux mains de la famille de Robaulx de Beaurieux qui le garda un peu plus de vingt ans. Après avoir changé de mains plusieurs fois, le château fut mis en vente en 1982. Il fut acquis par les propriétaires actuels qui entreprirent avec courage sa restauration et essaient de le sortir de l’oubli. C’est ainsi que les premières chambres d’hôtes furent ouvertes en 1985. Il est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1987. » Source : « Histoire de Jenlain » de Léo Jouniaux

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- JEUMONT

Château fort, datant des XIIème et XVIème siècles, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1997. Il fut détruit en 1794, lors des affrontements entre les troupes françaises et autrichiennes et démantelé par les troupes allemandes pendant la 1ère GM.

« Le XIIe siècle l’aurait vu naître, mais son appartenance aux seigneurs de Barbençon et de Jeumont n’est attestée qu’au XIIIe siècle. Vers le milieu du XVe siècle ces seigneurs quittèrent le nom et les armes de Jeumont pour celui et celles de Verchin. Le château resta leur propriété jusqu’au mariage de Yolande de Verchin Valincourt avec Hugues de Melun, prince d’Epinoy. De ce mariage naquit une fille, Marie, qui prit pour époux Lamotal, prince de Ligne. En 1829, un visiteur ne découvrait plus qu’une tour, « la chambre qu’on y trouve ressemble à une cloche, et deux beaux souterrains dans lesquels on a fabriqué du salpêtre ». Un fermier occupait les abords de la ruine et les occupait encore lorsque, vers 1860, la famille de Ligne songeait à rétablir l’édifice comme ils le firent pour le château d’Antoing. Les deux vastes souterrains existent toujours et divers éléments de murs ruinés. De la tour elle-même subsiste, au-dessus du rez-dechaussée, un pan de mur dont les larmiers indiquent deux niveaux. Le parement du second étage présente un bel appareil à assises régulières en pierre de taille.

Le rez-de-chaussée abrite une belle salle, on y accède par une porte avec linteau monolithe en bâtière. La salle est coiffée d’une coupole hémisphérique assisée a 4,80 m de diamètre. Les murs sont percés de quatre archères, les embrasures intérieures ont 2,80 mètres de longueur. Eléments protégés MH : les vestiges du château et leurs sol et sous-sol : inscription par arrêté du 1er décembre 1997. » Source : chateau-fort-manoir-chateau.eu

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- LEVAL

Tour de la Florentine, inscrite aux MH depuis 1999. C’est une ancienne cabine d’aiguillage surélevée de 50 mètres, en béton-armé, construite en 1922 par l’architecte Gustave Umbenstock après les destructions de 14-18. Un système d’horloges de 3,20 m de diamètre, est placé sur les 4 faces de la Tour. Les horloges ont été fabriquées par l’entreprise Lepers frères de Dompierre/Helpe, qui existe toujours et dont on retrouve leurs horloges dans 800 communes aux alentours.
Elle était au centre du dépôt ferroviaire d’Aulnoye-Aymeries, de 12 ha, une des plus importantes gares de France, entre Paris et Bruxelles.

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- LIESSIES

Eglise paroissiale (XVIème siècle), inscrite aux Monuments Historiques depuis 1944. Son petit clocheton ne devait pas faire d’ombre à l’imposante Abbaye, détruite à la révolution. L’église marquait l’entrée de l’Abbaye.

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- MARBAIX

Chapelle Notre-Dame-de-Hal, datant du XVIIème siècle et inscrite aux MH depuis 1946, au Hameau de Baptiste

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- MAROILLES

Ancienne Abbaye de Maroilles, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1977. L’abbaye de Maroilles a été fondée vers 650 par Radobert, membre de l’aristocratie foncière et confiée à un moine du Laonnois, Humbert. Au IXe siècle, est généralisée la règle bénédictine que Maroilles conservera jusqu’à la Révolution. Après la crise due aux invasions normandes et à la politique de sécularisation, l’abbaye est restaurée en 1025 par Gérard de Cambrai. Au XIVe et XVe siècles, les guerres fréquentes en Hainaut désorganisent le fonctionnement des abbayes. Une réforme est entreprise à Maroilles dès le XVe siècle. Au XVe et au XVIIIe siècles, des abbés bâtisseurs entreprennent la reconstruction des bâtiments. L’actuel moulin à farine est construit sous l’abbatiat de Frédéric d’Yves (1564-1599) en 1576 et agrandi sous celui de Simon Bosquier en 1634. Abbé de 1720 à 1747, Benoît II l’Evêque fait entreprendre la reconstruction du quartier abbatial et de la grange dans les années 1735. La porterie, les comptoirs, l’administration sont réaménagés sous la direction du dernier abbé bâtisseur de Maroilles, Maurice d’Offégnies (1749-1778). L’abbaye sert de carrière de pierre entre 1791 et 1794 ; seuls demeurent le moulin, la grange dimière, le logis des hôtes, la porterie et des éléments de portail réemployés dans un arc de triomphe.

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Grange Dimière, dans la cour de l’Abbaye, aujourd’hui la Maison du Parc Naturel Régional de l’Avesnois ! Elle date de 1735 et servait à collecter l’impôt de l’époque, la dîme. C’est une des plus belles et des plus importantes granges du nord de la France.

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Moulin de l’Abbaye de Maroilles, construit sous l’abbatiat de Frédéric d’Yves en 1576 et agrandi sous celui de Simon Bosquier en 1634.

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Arc de Triomphe, créé en 1809 en l’honneur des victoires Napoléonienne. C’est le plus ancien à honorer Napoléon ! Il a été créé à partir du porche de l’Abbatiale de Maroilles, détruite à la révolution. En 1833, Louis Philippe, en passage à Maroilles, sauve le monument de la destruction.

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Eglise paroissiale Saint Humbert, construite en 1735 et inscrite aux MH depuis 1977.

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Orgue de l’église, le plus ancien du Département du Nord (1725). A l’origine dans l’Abbatiale, il fut déplacé dans l’église paroissiale à la Révolution. Il est classé Monument Historique depuis 1963. Restauré en 1980, il a depuis retrouvé son son d’origine !

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Pigeonnier de la Colombière, datant de la période révolutionnaire et inscrit aux MH depuis 1989. Il possède une girouette avec Marianne. Bâti de pierre blanche et de brique, ce pigeonnier a été construit par Nicolas-Joseph Vendois, premier maire républicain de Maroilles, dans la cour de sa maison-auberge en 1790.

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Machine Robert, écluse d’Hachette, datant du XIXème siècle et inscrit aux MH depuis 1987.

- MAUBEUGE

Les fortifications de Maubeuge, classées aux MH en 1924 et 1947. « Maubeuge, ville frontière sur la Sambre, a été entourée par Vauban, en 1685, d’une imposante enceinte fortifiée ; elle est formée des portes de Mons, de Bavai, de France et des Poilus (cette dernière percée pendant l’occupation allemande). Les redoutes ont été construites de 1790 à 1792. Un certain nombre de modifications ont été apportées à l’enceinte de 1792 à 1847. » Source : Base Mérimée

Porte de Mons (XVIIème siècle), classée aux Monuments Historiques depuis 1924. Maubeuge est une des forteresses de Vauban les mieux préservés du Nord. Elle possède encore toutes ses fortifications de la rive gauche de la Sambre avec ses 5 bastions.

Coté ville, la Porte de Mons est composée d’un pavillon à fronton et combles à la Mansart. Elle accueille aujourd’hui l’Office du Tourisme et la Maison Folie de Maubeuge (à la suite de Lille 2004). Elle met en avant la puissance de Louis XIV. Elle a été miraculeusement rescapée des bombardements… C’est la dernière porte de la ville forte.

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Côté extérieur de la Porte de Mons (1685). Au dessus de la voûte est inscrit (en latin) : « Louis le Grand, roi très chrétien, triomphant des Belges, des Sequanes et des Germains, dans sa durable majesté, afin d’opposer à la capitale du Hainaut (Mons) un rempart proche et solide, a entouré cette ville de fortifications et d’ouvrages de défense. L’an du Christ 1685. »

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Corps de Garde (1683) et le pont dormant de la porte de Mons. Il accueillait une garde contrôlant les voyageurs et le pont levis. C’est aujourd’hui le Musée du Corps de Garde sur l’histoire militaire et les fortifications de Maubeuge. Il est ouvert tous les 2èmes et 4èmes dimanches de mai à octobre, de 15h30 à 18h.

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Vieille Sambre, ancien bras de la rivière détourné par Vauban pour défendre le Bastion Falize, datant du XVIIème siècle.

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Béguinage des Cantuaines, datant du XVIIème siècle et inscrit aux MH depuis 1988.

Chapelle du collège des Jésuites de Maubeuge / salle Sthrau, inscrite aux MH depuis 1958. « L’ancienne chapelle des Jésuites, construite en 1620-1625, pillée à la Révolution, réutilisée au 19e siècle en bibliothèque, fut détruite pendant la Première Guerre mondiale. La ville décida de reconstruire une salle des fêtes dans cette enveloppe de pierre dont il ne reste que la façade. Les travaux furent achevés en 1927. Les architectes maubeugeois Jean et Henri Lafitte créèrent deux niveaux, avec la salle de musique au rez-de-chaussée et la salle de bal à l’étage. Un escalier monumental dessert le foyer et l’étage. L’édifice a échappé miraculeusement à la destruction de la ville de Maubeuge pendant la dernière guerre et constitue un exemple unique de l’expression de l’Art-déco. » Source : Base Mérimée

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Chapelle des Soeurs Noires, construite au XVIIème siècle et inscrite aux MH depuis 1949.. Elle faisait partie du couvent des religieuses de Saint-Augustin (fondé en 1455), et était située à côté de l’hôpital militaire construit par Vauban (1680, détruit en mai 1940). Sa façade est de style baroque.

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Eglise Saint Pierre Saint Paul, et son clocher de 43 m de haut, en béton armé et brique de verre, contenant un carillon de 28 cloches. L’église est l’oeuvre des architectes André Lurçat et Henri Lafitte, consacrée en 1958, remplaçant l’église détruite par les allemands en 1940 comme 90% de la ville. C’est la 6ème église de Maubeuge depuis le 7ème siècle. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 2002.

« En 1945, André Lurçat est nommé architecte et urbaniste en chef de la reconstruction de Maubeuge. La ville sera un exemple de formalisation des théories de l’urbanisme moderne : claire, verte, ensoleillée et aérée.En 1949, André Lurçat est désigné pour reconstruire l’église. Il conçoit un édifice entièrement en béton, couvert d’une terrasse, élevé entre 1955 et 1958. Les poteaux porteurs séparent les trois vaisseaux de la nef et forment un arc de cercle entre le choeur et le déambulatoire. Deux chapelles latérales occupent les bras du transept. Les mosaïques sont l’oeuvre de Jean et Catherine Lurçat, le mobilier des autels est sculpté par Félix Roulin et les vitraux sont dus à Bernard Pelletier. André Lurçat réalise trois créations avec le financement pour les dommages de guerre : avenue Mabuse, le mail de Sambre et l’église Saint-Pierre-Saint-Paul qui se situe dans la partie nord, la plus haute de la ville. » Source : Base Mérimée.

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Sainte Aldegonde, née vers 630 à Cousolre, fondatrice de l’Abbaye de Maubeuge, naissance de la ville en 661.
L’église Saints Pierre et Paul de Maubeuge abrite le trésor de la Sainte, dont un remarquable reliquaire du XVème siècle, une crosse et des bannières qui servaient aux processions.

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Chapitre des Chanoinesses, inscrit aux MH depuis 1941.

Église Notre-Dame-du-Tilleul, inscrite aux MH en 2003. « L’intérêt majeur de l’église Notre-Dame du Tilleul est d’être le seul édifice religieux à charpente métallique dans la région. Datée de 1864, elle a succédé à l’église Saint-Augustin de Victor Baltard, premier édifice religieux à structure entièrement métallique réalisé en 1860 à Paris. Elle est également le témoin du développement d’un secteur industriel très important dans le département du Nord : la métallurgie. L’enveloppe extérieure en briques, massive, dessinée par l’architecte Louis Dutouquet, contraste complètement avec le choix de l’ingénieur Vogel d’une structure métallique légère et raffinée pour l’intérieur. C’est l’exemple typique de l’expérimentation des nouveaux matériaux utilisés pour l’architecture durant la seconde moitié du 19e siècle. » Source : Base Mérimée

- MECQUIGNIES

Eglise Saint-Achard, construite au XIIème siècle (partie en pierre) et restaurée en 1897 (partie en brique). Elle a conservé une remarquable charpente en carène de navire et une poutre de gloire de 1570. Elle est inscrite aux MH depuis 1934.

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- MONCEAU-SAINT-WAAST

Eglise Saint Martin, construite au XVème siècle et inscrite aux MH depuis 1937 (charpente et encadrement de la porte).

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- MOUSTIER-EN-FAGNE

Maison Espagnole, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1934. C’est un manoir du XVIème siècle, caractéristique de l’architecture des Pays-Bas espagnols avec ses pignons à redents, les fenêtres croisées à meneaux, la porte surmontée d’un arc gothique en accolade… Sur sa façade, on peut y voir la date 1560. C’est aujourd’hui une dépendance du Prieuré.

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- NEUVILLE-EN-AVESNOIS

Eglise Sainte-Élisabeth-de-Hongrie (1568), inscrite aux MH depuis 1984. Elle reproduit le plan des églises fortifiées de Thiérache : une nef unique, couverte d’une voûte en bardeaux et un chœur carré. Elle possède 2 échauguettes en diagonale ce qui permettait aux défenseurs de tirer sur les 4 façades.
C’était une dépendance de l’Abbaye de Maroilles.

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- OBIES

Château d’Obies (XVIIème – 1774) est composé d’un corps principal flanqué de deux tours carrées et d’une véranda des années 1900. Il est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 30 décembre 2010.

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- OBRECHIES

Eglise Saint-Martin datant de 1559. Le clocher date de 1737. La charpente est inscrite aux monuments historiques depuis 1934.

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- ORS

Motte castrale datant du moyen-âge et inscrit aux monuments historiques depuis 1933.

Polissoir, au bord de l’étang du Flaquet-Briffaut, dans le Bois l’Évêque, est un grès du début du Néolithique avec des traces de polissage (outils et armes). C’est un des rares polissoir du département du Nord. Retiré de l’étang en 1971, il est inscrit aux Monuments Historique depuis 1980.

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- PONT-SUR-SAMBRE

Tour de Guet (XVIIème siècle), petit beffroi se situant au milieu de la Grand-Rue. Il y avait au sommet de la tour un guetteur. Elle renferme une horloge, une cloche et un cachot, et servait également de chambre de justice. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1969.
Robert Stevenson, le célèbre écrivain écossais, de passage à Pont en 1875, disait : « Au lointain se dressait en pleine rue un maigre beffroi. Qu’avait-il représenté dans les siècles passés ? Je n’en sais rien, probablement une forteresse en temps de guerre ; mais de nos jours, il servait de support à un indéchiffrable cadran à horloge dans le haut, et dans le bas, à une boite aux lettres en zinc. » Voyage en France – Robert Stevenson.

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Maison natale de Félix del Marle, inscrit aux MH en 2003. « La maison date du milieu du 19e siècle et est devenue la maison patronale d’une brasserie construite vers 1888. La brasserie-malterie Del Marle a cessé ses activités vers 1950. Elle est la maison natale de Félix Del Marle (1889-1952) , où il a réalisé un décor néo-plasticien vers 1926, qu’il a modifié vers 1945. Ce décor a été redécouvert lors de travaux d’aménagement de la maison en gîte en mars 2001. » Source : Base Mérimée

- POTELLE

Château de Potelle et sa chapelle, inscrits aux MH depuis 1944, bâti vers 1290 par Gilles de Mortagne, seigneur de Potelles. Il est protégé par de larges douves et une enceinte polygonale irrégulière, renforcée de tours cylindriques.
Le Châtelet d’entrée (XIII et XIVème siècle) possède encore son dispositif de défense : l’encoche pour le pont-levis, l’assommoir ouvert dans la voûte, les rainures de la herse ou de la porte coulisse, les meurtrières…

« Ancienne place forte du Hainaut, le Château de Potelles fut bâti vers 1290 par Willes (Gilles) de Mortagne, seigneur de Potelles (dont la chapelle conserve un fragment de pierre tombale). Il était au nombre des chevaliers qui allèrent en 1326, en Angleterre soutenir la cause d’Isabelle de France et de son fils, le futur Édouard III d’Angleterre, gendre du comte Guillaume Ier de Hainaut.
Gilles II de Mortagne, « dit de Potelles », accusé d’avoir conspiré contre la vie de Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, fut écartelé à Mons en 1433. Ses biens furent confisqués. Les terres de Potelle et de Solre-sur-Sambre furent données, en échange de ses nombreux services à Antoine de Croÿ en 1433. Dès 1436, Potelle est racheté par Jeanne de Hennin, sœur du supplicié et Solre-sur-Sambre par le frère.
En 1491, Antoine de Mortagne vendit Potelles à Jean Carondelet, Grand Chancelier de Flandres et de Bourgogne qui le restaura. Le même Jean Carondelet avait déjà racheté à Antoine de Mortagne le château de Solre-sur-Sambre vers 1480, les deux châteaux étant distants de 49 kilomètres l’un de l’autre. L’escalier en pierre bleue du xve siècle est timbré à ses armes. Son petit-fils Ferry Carondelet avec son épouse Catherine d’Esnes, transforment et embellissent le château : notamment la façade arrière sur la cour qui est ajourée d’une élégante galerie à arcades. Une des colonnes porte la date de 1541 à côté de leurs armoiries. Ferry Carondelet (1473-1528) fut le brillant conseiller de Marguerite d’Autriche (1480-1530) et a eu l’honneur d’avoir un magnifique tombeau dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon.
Potelle fut plusieurs fois dévasté et incendié par les guerres. 1477 : par les troupes de Louis XI. 1654 : par l’armée de Turenne. 1712 : par les Impériaux. 1793 : par les Autrichiens.
Et toujours, cependant, il fut rétabli sur ses anciennes murailles (Chanoine de Carondelet). En 1817, le Chanoine de Carondelet fit restaurer le château puis en fit don à sa nièce Eugénie Adélaïde de Carondelet, épouse de Jean-Philippe Fremin du Sartel, garde du corps de Louis XVIII et ancêtre de l’actuel propriétaire.
L’édifice doit à la robustesse de sa maçonnerie de grès taillé d’avoir préservé l’essentiel de son caractère médiéval. Protégée par de très larges douves alimentées par des sources et traversée par la Rhônelle, son enceinte polygonale irrégulière renforcée de tours cylindriques a conservé ses gros murs extérieurs, où l’on remarque, à côté de nombreuses meurtrières bouchées, plusieurs fenêtres à meneaux de pierre.
À l’origine précédée d’un pont-levis et défendue par une herse et un assommoir, l’entrée est prise entre deux tours rondes percées de longues archères élargies postérieurement pour permettre le passage des armes à feu. Les anciennes dépendances qui occupent le fond de la cour ont été privées de leur étage après l’incendie de 1640. La tour ronde qui leur fait suite renferme une prison, authentique cul de basse fosse accessible par un œil percé au centre de la voûte, et muni de latrines donnant dans les douves, au-dessous du niveau de l’eau. La petite tour en encorbellement à l’extrémité du corps de logis, d’abord cylindrique, puis quadrangulaire, se prolongeait en haute guette détruite en 1793. La destruction de la tour et de la galerie qui faisaient face au corps de logis a permis au début du xviiie siècle d’ouvrir largement la cour sur le parc. » Source : Wikipedia

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- LE QUESNOY

Remparts, classés aux MH en 1944.

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« Ville fondée en 1142, sur une crête de partage des eaux entre deux affluents de l’Escaut, par le comte de Hainaut, Le Quesnoy est doté d’un château et de remparts en 1150. La première enceinte est composée de murailles crénelées avec chemin de ronde et ponctuée de tours circulaires. Elle est précédée par un fossé. Le château est carré à quatre tours d’angle et donjon central. Il est entouré d’un fossé. Les bâtiments sont dominés par une forte tour et l’ensemble constitue une véritable forteresse. Une haute tour de guet surmonte les bâtiments et la grosse tour.

L’enceinte médiévale est remplacée partiellement par une enceinte moderne à partir de 1533, alors que la ville est sous domination espagnole. Cinq bastions à orillons carrés sont placés devant les remparts et font disparaître la majorité des tours du Moyen Âge. Le tracé des remparts subit des rectifications partielles, des terrées sont placées derrière les murailles. On conserve une douzaine de tours médiévales. Deux encadrent la porte Fauroeulx tandis que les portes de Valenciennes et de Saint-Martin s’ouvrent chacune dans une grosse tour semi-cylindrique ; les autres subsistent sur les courtines. Sur la moitié de la place, du sud-est à l’ouest, des marécages rendent l’approche difficile. Des étangs, des fossés et des viviers occupent le fond de vallon humide. Philippe IV d’Espagne ordonne des réparations entre 1637 et 1643. Les remparts sont restaurés et reçoivent des palissades. Des corps de garde et des ouvrages détachés prennent place dans et devant les portes. Toutes les demi-lunes sont équipées de fraises, de fausse-brayes et de chemins couverts palissadés. La porte de l’enceinte dite de Saint-Martin est flanquée de deux demi-lunes successives tout comme celle de Fauroeulx.

Assiégée plusieurs fois par la France et les Pays-Bas, la ville est prise sous Louis XIV en 1654 et rattachée définitivement à la France par le traité des Pyrénées de 1659. Après la cession de la ville, les premiers chantiers français consistent en une restauration de la place forte, dont les ouvrages extérieurs avaient été détruits par les Espagnols avant leur défaite de 1654. De 1655 à 1658, les frères Talon, intendants de la région font réparer les dégâts du siège de 1654. Dès 1659, l’ingénieur La Touche propose un vaste plan de modernisation : les cinq bastions doivent être détachés du corps de place, la demi-lune de la porte Forest doit être agrandie et revêtue et la partie est de l’enceinte, toujours médiévale, doit être défendue par un ouvrage à l’aspect d’une citadelle hexagonale dépourvue de bastion contre la ville. Ce projet n’est pas réalisé, à l’exception de ce qui concerne le bastion royal. À l’arrivée de Vauban, cinq petits bastions jalonnent le corps de place, défendus par une douzaine de dehors en terre. Tous sont installés devant les courtines, sauf un, installé devant un bastion. Devant les portes de Valenciennes et de Fauroeulx, deux demi-lunes ont été refaites. La plupart des dehors baignent dans des fossés remplis d’eau ou dans les marécages, aux limites variables. Un chemin-couvert complète la défense. Il englobe les fossés au nord et au sud.

Vauban intervient à partir de 1668 ; il conserve quatre bastions datant de l’époque de Charles Quint et en construit quatre nouveaux. Il régularise ainsi l’enceinte de Le Quesnoy. Deux des bastions sont équipés d’un orillon, et cinq autres sont doublés d’une contregarde, le tout précédé des inondations de tenailles, de demi-lunes, de flèches et d’un chemin-couvert. Le système d’inondation repose sur la demi-lune des Suisses, ancien saillant de l’enceinte espagnole que Vauban transforme en un double ouvrage détaché couvrant à la fois les vannes entre deux nappes et le principal moulin de la place. Les batardeaux et la digue de l’étang d’Aulnoye sont bâtis en 1672. L’étang du Fer à Cheval complète les défenses. La réfection est interrompue en 1673 par la guerre de Hollande mais reprend en 1675 avec la création de l’étang du Pont Rouge. En 1678, Le Quesnoy est intégrée à la première ligne du Pré Carré. En 1698, après la Guerre de la Ligue d’Augsbourg, Vauban dépose un dernier projet de modernisation : les demi-lunes de terre des fronts 6 à 8 doivent être maçonnées et agrandies et dotées de tenailles, la contregarde du bastion Soyez doit être achevée et une autre ajoutée au bastion Impérial. La défense de la porte Fauroeulx doit être améliorée par la création d’un retranchement entre les deux étangs défensifs. L’ingénieur Génédot, en poste sur place critique ce projet mais ne propose rien d’autre en échange. Les travaux prévus par Vauban ne sont pas réalisés.

En 1710, cinq lunettes de terre sont construites afin d’éloigner les assiégeants de la ville, en occupant les hauteurs. Les Hollandais, qui occupent la ville depuis 1712, réalisent le projet de Vauban et édifient un ouvrage à corne à la porte Fauroeulx ainsi que quelques redoutes. À partir de 1720, d’autres améliorations sont effectuées dans la lignée des projets de Vauban dont la construction de redoutes et le remplacement de l’ouvrage à corne Fauroeulx. Au XIXe siècle, les casernes du château sont reconstruites et des casemates maçonnées ou terrassées sont ajoutées dans les différents ouvrages. Séré de Rivière construit des abris casematés en 1878, suite au reclassement du Quesnoy comme fort d’arrêt. En 1881, l’intérêt de la place est encore conforté.

L’ensemble des remparts de Le Quesnoy subsiste. Déclassés définitivement en 1901 et propriété de la commune, ils sont régulièrement entretenus. Pour les défenses hydrauliques, deux des trois bassins existent encore et sont entretenus par un curage périodique. La place de Le Quesnoy illustre le génie d’adaptation de Vauban à des ouvrages existants et ses connaissances en matière hydraulique, faisant de l’eau un élément à part entière de son système de défense. » Texte et plan : sites-vauban.org

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Porte Faurœulx. C’est la seule porte du Quesnoy qui n’ait pas souffert de la Seconde Guerre mondiale. Elle met en communication la ville avec l’ouvrage à cornes Faulrœux.

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Porte de Valenciennes

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Hôtel de Ville, inscrit aux MH en 1942 et 2006. La beffroi date des XVI, XIX et XXèmes siècles. Il possède un carillon de 48 cloches et des concerts sont régulièrement organisés.

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Château Comtal, inscrit aux Monuments Historiques en 2016. Construit au XIIème siècle par Bauduin IV, il ne reste que des vestiges dont la porte du château, la Caserne Cernay du XVIIème siècle, des caves voûtées en grès du château féodal, des vestiges de 2 tours, des fossés,…

« Le château comtal est fondé vers 1160. L’ensemble compose un vaste polygone d’une vingtaine de côtés, aux angles flanqués de petits contreforts plats. Le tout est entouré de fossés. Le logis principal se trouve au sud. A son extrémité est, prenait place une chapelle à deux niveaux et chevet plat dont il subsiste la grande arcature gothique décorant le mur gouttereau au sud, dans la façade du pavillon. De la période romane subsistent peut-être deux étages de caves, renforcées au 17e siècle, et la structure de la seconde moitié du 12e siècle de la porte d’entrée du côté de la place de la ville, sous un habillage du 17e. A cette époque, Libéral Bruant, architecte ordinaire du roi, dresse les plans d’une nouvelle aile. Le nouveau corps de logis est reconstruit à partir de 1681. Avant 1754, la galerie est déjà fractionnée en cinq pièces et un couloir. Durant la seconde moitié du 18e siècle, le pavillon Cernay (partie est de la caserne) est reconstruit sur des bases plus anciennes, constituées par des caves médiévales et peut-être modernes. L’arrivée de la Garde républicaine mobile en 1928 est l’occasion de travaux importants. » Source : Base Mérimée

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- RAMOUSIES

Ferme de Rempsies (XVIème siècle), inscrite aux Monuments Historiques depuis 1951, ancienne ferme fortifiée par les Princes de Croÿ défendant un pont sur l’Helpe-Majeure contre les invasions françaises. Il ne reste malheureusement peu de vestiges à part la tour de plan carré du XVème siècle, plus haute à l’origine. Des légendes racontent qu’un souterrain relierait la ferme à l’Abbaye de Liessies où encore qu’une vache (ou chèvre) d’or s’y cacherait.

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Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, oratoire en pierre bleue inscrit aux Monuments Historiques depuis 1951.

- SAINT-HILAIRE-SUR-HELPE

Château de Coutant, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1947. La tour ronde date du XIIIème siècle, c’est le dernier vestige du château-fort. Le château actuel date du XVIIIème siècle, reconstruit par François de La Combe, directeur des fortifications du Hainaut. La tour carrée du milieu date du XIXème siècle et remplace une tour ronde du XIIIème qui s’était écroulée.

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Chapelle Saint-Liénard et Notre-Dame-de-Messine (1815) au pied de l’église Saint-Hilaire, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1951. Elle a été élevée en souvenir des angoisses que les prisonniers des guerres napoléoniennes laissèrent dans leurs familles.

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Chapelle Notre-Dame-des-Affligés, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1946.

Chapelle Sainte-Anne, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1946.

- SAINT-WAAST

Château de Rametz, château-Fort des XIV et XVèmes siècles, modifié au XVIIIème siècle, il possède 4 tours, une chapelle (XVIIème siècle) et est entouré de douves en eau et d’un beau parc à l’anglaise. Il est classé monument historique depuis 1979. Il se visite lors des Journées du Patrimoine.

« Ce château a été édifié au 18e siècle sur les fondations d’un château du 14e siècle ; il est construit en briques rose orangé ponctuées de pierres calcaires sur un soubassement en grès. La vue aérienne montre le plan rectangulaire de l’ancienne forteresse cantonnée de tours cylindriques et entourée de douves. A l’intérieur, certaines salles dans les tours ont gardé leurs voûtes, leurs meurtrières, leur escalier dérobé… La salle des gardes a été rhabillée dans la seconde moitié du 19e siècle ; la salle à manger est décorée de peintures de J. Léonard (1848) ; le bureau possède des boiseries du début du 19e siècle ; la cuisine est voûtée en berceau de briques. » Source : Base Mérimée

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Tour sarrazine ou Tour du Bois datant du XIIème siècle, construite par Bauduin V, Comte de Hainaut, vers 1170. Elle devait renforcer la frontière menacée par les seigneurs d’Avesnes. Elle conserve son dispositif défensif et son fossé périphérique. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1992.

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- SARS-POTERIES

Pierre de Dessus-Bise, menhir de grès landénien de 1m50 de haut. Il est classé aux Monuments Historiques depuis 1862. Il a la particularité d’être parfaitement aligné avec la Fontaine Saint-Éloi de Floursies, le menhir christianisé de la chapelle Capiaux d’Écuelin, « Les Pierres Martines » de Solre-le-Château et « La Pierre qui tourne » de Sautin (Belgique).

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- SEMERIES

Christ aux liens (ou Dieu de pitié) datant de 1543 et classé Monument Historique depuis 1943. Il se situe devant l’église, dans un petit édicule hexagonal. La statue, mélange de pierre et de terre cuite, représente un Christ assis et les mains liées. Cette chapelle est un mausolée érigé à la mémoire de Hubert Lucarne et de sa femme.

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Eglise Saint-Rémy datant de 1617. Le clocher a été ajouté au XIXème siècle. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1951.

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Chapelle Notre-Dame-de-Walcourt, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1948.

- SOLRE-LE-CHATEAU

« Pierres Martines », monument druidique constitué d’un mégalithe couché sur 2 autres, classé aux Monuments Historiques depuis 1862. Le grand menhir aurait été la pièce centrale d’un cercle composé de quatre pierres, mesurant 12 m de circonférence.

La légende raconte que Saint Martin, alors qu’il était soldat des légions de l’Empereur romain Constance, s’y arrêta pour se reposer. Il se serait appuyé sur l’une de ces pierres, qui aurait conservé la marque de son dos. On aperçoit effectivement une sorte de concavité sur toute la longueur de la pierre.
Une autre raconte que la grande pierre aurait été apportée par Saint Martin quand il vint évangéliser la contrée, et c’est du haut de sa plate-forme qu’il prêchait la nouvelle doctrine et exhortait la foule !

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Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul, classée aux Monuments Historiques depuis 1932. C’est une construction en pierre bleue du XVIème siècle, facilement repérable à son clocher penché. Le 10 mai 1611, un incendie consuma l’ancienne flèche et une partie de l’église. Dans la remise en état de l’édifice, on substitua alors à l’ancien clocher (sans doute gothique) la belle flèche bulbiforme qui penche aujourd’hui la tête vers la place. Loin d’être un élément purement décoratif, le bulbe fut avant tout conçu comme un poste de guet à 360° qui permettait de surveiller plus particulièrement la route de Sars-Poteries, voie ordinaire des invasions françaises…

Le penchant de la flèche peut s’expliquer doublement ; d’une part, par les fortes intempéries qui ont pourri le bois et déstabilisé la charpente ; d’autre part, par un défaut de fabrication au niveau du report des pièces de bois sur les murs périphériques et sur les corbeaux ancrés dans la maçonnerie à un niveau beaucoup plus bas… L’inclinaison du clocher ne remet cependant pas en cause son équilibre.

Toutefois, M. Charles Beaumont, membre de la Société archéologique et historique de l’arrondissement d’Avesnes, pense que le clocher de Solre-le-Château penche vers le sud-ouest par la volonté de son constructeur, Jehan Lecoustre, maître-charpentier de Beaumont (Belgique). Cette inclinaison aurait pour but de donner au clocher une position de défense contre les tempêtes qui viennent presque toujours du sud-ouest, pratiquement jamais du nord et encore moins de l’est. D’autres clochers de la région présentent le même « penchant », mais il est particulièrement net à Solre-le-Château du fait d’une part, des proportions flèche/tour, d’autre part, de la présence de quatre clochetons contigus parfaitement verticaux. Jehan Lecoustre reproduisit la même charpente, quelques années plus tard, pour l’église Saint-Materne de Walcourt (Belgique).

Le clocher possède aussi une légende fort malicieuse… Jadis, les filles de Solre étaient très dévergondées ; souvent, quand il leur arrivait de se marier, des marmots les attendaient à la porte en appelant leur mère. Or, un jour, une vraie pucelle se présenta à l’église pour convoler en justes noces. On affirme que le clocher en fut si surpris qu’il se pencha en avant pour mieux voir la mariée qui passait sous le porche, en robe légitimement blanche. En châtiment de sa curiosité, le Ciel lui aurait infligé un torticolis à perpétuité !

L’église comporte en outre des raretés architecturales telles qu’un porche ouvert sur trois côtés et un double transept qui élargit les bras de la croix et donne de la profondeur à l’édifice.

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Choeur de l’église avec vitraux gothiques de 1534, don de Philippe de Lannoy, seigneur de Solre-le-Château.
Les stalles (rangées de sièges) (17ème) sont classés au titre objet aux Monuments Historiques. Ils viennent d’un couvent détruit à la révolution.

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Orgue datant de 1865, classé au titre objet aux Monuments Historiques depuis 1910.

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Hôtel de Ville, classé aux monuments historiques depuis 1931. Il date de 1574 et possédait à l’époque un beffroi, disparu dans la transformation de la mairie en 1865.

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Chapelle Notre-Dame-de-Walcourt, datant de 1732. Elle est inscrite aux Monuments historiques depuis 1984.

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- TRELON

Chapelle Sainte Hiltrude, classée aux Monuments Historiques depuis 1947. Dans les années 760, Hiltrude, très jeune fille d’un seigneur local, voulait se retirer et vivre une vie de moniale. Elle se heurta au refus de son père et elle dut s’enfuir dans la forêt de Trélon. Là, elle vécut près d’une source, toute donnée à la prière. Après plusieurs années, le frère d’Hiltrude vint la rechercher. Elle put alors accomplir son premier désir et entrer dans un monastère. Près de la source, on construisit une chapelle où une messe est encore célébrée chaque année. Il y avait une procession depuis Liessies jusqu’en 1963.

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Château de Mérode, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1986. Il est ouvert pour les Journées Européennes du Patrimoine.
Construit par Nicolas d’Avesnes au XIIème siècle, il est assiégé par Jean de Luxembourg, François Ier, Henri II, Turenne et le général Rose. Il est reconstruit après la Révolution dans un style Louis XIII. Il appartient encore aujourd’hui à la Maison princière de Mérode (haute aristocratie belge). La création du Royaume de Belgique se joua en partie dans ce château.

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Eglises fortifiées de l’Avesnois

Posté par tchiotbiloute59 le 4 avril 2018

Unique bâtiment en dur des villages, hors châteaux, l’église était le dernier refuge des populations lors des invasions. L’Avesnois a de tout temps été une terre frontalière et avant de rejoindre le Royaume de France, l’Avesnois était la cible des pillards français. Historiquement, l’Avesnois fait parti du Hainaut, mais aujourd’hui il se situe dans le territoire de la Grande Thiérache (Aisne, Ardennes, Nord, Belgique), connue pour ses magnifiques églises fortifiées surtout située dans l’Aisne.

- AVESNELLES

Eglise Saint-Denis (XVIème siècle), autrefois entourée d’un cimetière et d’une muraille. Sa tour porche carrée servait de refuge à la population.

« L’église, dédiée à la Vierge, est construite sur l’emplacement d’une fondation plus ancienne, sans doute mérovingienne. Jusqu’à la Révolution, elle fait partie des biens de l’abbaye de Liessies. La partie la plus ancienne est constituée par les murs du clocher et du narthex. L’édifice qui ne comportait qu’une nef a été remanié au XVIe siècle et le choeur rebâti au XVIIIe siècle par les moines de l’abbaye. Les bas-côtés ont été rajoutés au début du XXe siècle. Un mur d’enceinte entourant le cimetière est visible sur la gouache des albums de Croÿ (1597). Associée à l’église et au cimetière a été construite entre 1604 et 1614 une petite forteresse participant au système qui permettait d’enclore les trois éléments. Cet édifice a perdu son rôle défensif après la reconstruction en 1722 des deux façades situées au sud. Il a ensuite été transformé en corps de garde puis en mairie. «  Base Mérimée

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- BEAUDIGNIES

Eglise Saint Etienne, avec son donjon en grès et briques, et sa tourelle ronde à meurtrières.

« L’église fortifiée du village et le château des seigneurs de Beaudignies, implantés dès le Moyen-Age, furent soumis à diverses reconstructions : l’église, en grande partie reconstruite au XIXe siècle, est dotée d’une tour massive dont le soubassement en grès semble plus ancien ; le château, rebâti en 1780, présente un appareillage en brique et pierre et une toiture à pans brisés. » Base Mérimée

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- CARTIGNIES

Eglise Saint Sauveur datant de 1650 avec sa tour massive à contreforts, aménagée pour la défense.

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- COUSOLRE

Eglise Saint-Martin (1512), en pierre bleue, de style gothique hennuyer.

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- DOMPIERRE-SUR-HELPE

Eglise Saint Etton, construite vers 1150 et remaniée en 1604 et au XVIIIème siècle. Saint Etton avait dédiée l’église à Saint Pierre après son voyage à Rome, que l’on disait à l’époque Dom Pierre… « La chapelle du prieuré, construite au XIIIe siècle, a été réunie à l’église, édifiée ou remaniée au XVIe siècle. Le clocher présente des éléments défensifs (archères) qui font pencher pour une datation du XIIIe siècle. Sur la vue des Albums de Croÿ, l’église est constituée de deux sanctuaires séparés par un mur intérieur et surmontés chacun d’un clocher. » Base Mérimée

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- FERON

Eglise Saint Martin avec son clocher-donjon carré et ses meurtrières. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1948. « L’église fortifiée, succursale de Glageon, devient paroisse vers 1627. Sa tour est surélevée en 1614 et muni de meurtrières ; le choeur reconstruit en 1784. » Base Mérimée

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- FLAUMONT-WAUDRECHIES

Eglise Saint-Victor de Flaumont, bâtie en 1545 ; elle était protégée par une massive construction carrée, placée en avant, sur une éminence et entourée d’une forte muraille. Ce dernier bâtiment qui constituait une véritable forteresse, a été complètement démoli dans le siècle dernier.

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- FLOYON

Eglise Saint-Martin datant de 1573, avec son clocher flanqué d’une tour à meurtrières. Le village était autrefois un bourg fortifié, à la frontière avec le Royaume de France, le château-fort a été détruit à la Révolution.

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- FONTAINE-AU-BOIS

Eglise Saint-Rémy (XV, XVIII et XIXèmes siècles). Le clocher-donjon imposant, comporte encore ses meurtrières et ses contreforts. L’église était autrefois entourée d’un cimetière fortifié avec 4 tours à chaque angle, détruit au XIXème siècle. « La proximité de la commune de Landrecies entraîna à plusieurs reprises le siège et la destruction de Fontaine-au-Bois, en particulier en 1736, 1793 et 1794. Cette histoire tourmentée se traduit par la présence d’une église fortifiée élevée au XVe siècle, remaniée au XVIIe siècle et en 1807. La tour rectangulaire de quatre niveaux, en brique sur soubassement de grès, flanquée d’épais contreforts, s’ouvre sur l’extérieur par des meurtrières. A l’origine, comme l’atteste la gouache des albums de Croy à la fin du XVIe siècle, l’église était ceinte d’un cimetière fortifié dont les murs défensifs étaient ponctués de tourelles à toit en poivrière. » Base Mérimée

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- FOREST-EN-AVESNOIS

Ancienne tour de l’enceinte de l’église, restaurée en 2012 et l’église Saint Denis, reconstruite après la 1ère GM.

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- GOMMEGNIES

Eglise Notre Dame de l’Assomption, tourelle du XVIème siècle, en grès et en brique, flanquée contre le choeur.

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- GRAND-FAYT

Eglise Saint-Pierre-des-Liens, ancienne église fortifiée datant de 1680

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- LOUVIGNIES-QUESNOY

Eglise Saint Éloi, ancienne église fortifiée de 1785 avec sa tour massive. « L’église Saint-Eloi offre une tour massive fortifiée accolée à une nef des XVIIIe et XIXe siècles. » Base Mérimée

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- POMMEREUIL

Eglise Saint-Michel, du XVIème siècle, réalisée en brique sur un haut soubassement de grès, doté de jambages et de chaînes d’angle en pierre blanche, elle est dotée de deux tourelles de part et d’autre de l’entrée.

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- PRISCHES

Eglise Saint Nicolas datant de 1550 – XVIIIème siècle. Le clocher, reconstruit en 1780, était surmonté d’un dôme, détruit par la foudre en 1809. Il ne sera jamais reconstruit et la galerie en pierre le remplace depuis 1811. L’église a la particularité d’être entourée d’un parc arboré au centre de la très large place du village (150 m de largeur)… Autrefois l’église était entourée d’un cimetière et était fortifiée avec fossés et retranchements. On peux encore deviner le tracé. Le village se limitait alors aux maisons autour de la place.

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- MARBAIX

L’église Saint-Martin est datée de 1576. Cependant, la partie inférieure de la tour-porche présente des éléments qui semblent médiévaux. Les bas-côtés ont été ajoutés au XVIIIe siècle, en 1730 si l’on en croit la date inscrite sur le bas-côté nord. L’église est entourée d’un cimetière fortifié composé d’une haute muraille et de tours crénelées. Cette enceinte fut abattue en 1749 et les matériaux remployés pour l’agrandissement de l’église.

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- NEUVILLE-EN-AVESNOIS

Eglise fortifiée Sainte-Élisabeth-de-Hongrie (1568). « L’église Sainte-Elisabeth, construite en partie vers 1568 à l’emplacement d’une église plus ancienne, présente la particularité d’être fortifiée : nef unique, chevet plat, lambris de couvrement, façade à deux puissants contreforts, deux échauguettes. Comme l’attestent, à la fin du XVIe siècle, les albums de Croy, l’église était vraisemblablement entourée d’un cimetière fortifié. » Base Mérimée

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- SAINT AUBIN

Eglise Saint-Alban, datant de 1450 – 1500 avec sa tour porche massive, avec des murs de plus d’un mètre d’épaisseur, servant à la défense.

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- SALESCHES

Eglise Saint-Quinibert, construite en 1693. « Le village ne disposant pas d’un château, les habitant édifièrent, afin de se protéger, une église et un cimetière fortifiés. Bien que considérablement remaniés ou détruits, certains éléments fortifiés sont encore en place ou peuvent être reconstitués grâce à la gouache des albums de Croy (vers 1600). » Base Mérimée

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Sites mystérieux de l’Avesnois

Posté par tchiotbiloute59 le 31 mars 2018

L’Avesnois, à la rencontre du Hainaut, de la Thiérache et des Ardennes, regroupe de nombreux sites et légendes mystérieux. En voici quelques uns, si vous avez d’autres sites, n’hésitez pas à compléter ;)

- AVESNES-SUR-HELPE :

La statue de Notre Dame des Mouches date du XVème siècle. Lors de la prise de la ville, les avesnois mécontents montrèrent la statue qui avait chassé les français à Louis XIV qui dira : « puisque la Vierge a si bien protégé Avesnes sous la domination de l’Autriche, il n’y a pas de raison pour qu’elle ne la protège pas sous la domination du roi très chrétien. »

La légende : « En 1498, alors que le Hainaut appartient aux Pays-Bas, les armées françaises assiègent Avesnes, place forte de première importance. Le 21 novembre, jour de la présentation, les paroissiens réunis en grand nombre dans l’Eglise prient la Sainte Vierge avec ferveur pour la délivrance de leur ville. C’est alors que les abeilles du château fort d’Avesnes, troublées par la mitraille, sortent de leurs ruches et forment un rempart en face de l’ennemi qui se disperse en toute hâte. C’est pourquoi, dans les armes d’Avesnes, figurent une ruche et neuf abeilles. » Source : avesnes-sur-helpe.com

Mouches ou abeilles ? Au Moyen Age, l’abeille est surnommée mouche à miel.

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- BAIVES

Les Monts de Baives et la Chapelle des Monts (1756) dédiée à Saint Fiacre, Saint Patron des jardiniers. 2 tilleuls bicentenaires trônent devant la Chapelle, ils sont classés à l’inventaire des arbres remarquables du Parc Naturel Régional de L’Avesnois.

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- BAZUEL

Fontaine-lavoir de la Chapelle Saint-Maurice. Selon la légende, de l’eau aurait jailli sous l’un des sabots du cheval de Saint Maurice, d’où la forme d’un sabot de cheval donnée au lavoir proche du sanctuaire. Cette source possédait des vertus thérapeutiques ophtalmologiques.

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- BERELLES

Pierre Ovoïde à deux éléments dans la fondation de l’église, qui serait un monument funéraire datant de l’antiquité. Cette forme en oeuf laisse à penser qu’elles étaient symbole de résurrection en même temps qu’un lien de culte gaulois. Mais ce n’est qu’une hypothèse.

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- BERLAIMONT

Géant Bouzouc, créé en 1924 et recréé après la guerre, en 1948 par Henri Debionne.
Lors du défilé, les enfants ont pour habitude de jeter de la monnaie, des lettres, des dessins dans la gueule impressionnante du Bouzouc.
La légende : En 1133, le seigneur de Berlaimont, Gilles de Chin, passe pour avoir débarrassé les marais de Wasmes d’un terrible dragon. Cette légende s’est transmise à travers les siècles et en 1657 on montre à Mons, la tête du dragon qui aurait été conservée dans une abbaye (cette tête est celle d’un crocodile du Nil).

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- CLAIRFAYTS

Chapelle Saint Liénard (XIXème siècle), construite au XIXème siècle au dessus d’une source, au milieu des pâtures ! Saint Liénard est invoqué pour les rhumatismes, des béquilles étaient autrefois disposées autour de la chapelle. Elle a été restaurée par la Fondation du Patrimoine et est visible depuis la rue Trieux de la Cour.

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- COUSOLRE

Source Sainte Aldegonde, au hameau de Marsignies. Sainte Aldegonde, fondatrice de Maubeuge, est née à Cousolre en 630. On l’invoque contre la mort subite et les maladies contagieuses, les maux de tête, les crampes, chancres, contre la fièvre. Outre la guérison des cancers, on la prie pour que les enfants marchent sans difficultés.

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- DIMONT

Chapelle Saint-Jean Baptiste d’Offies, ancienne église du hameau d’Offies. Elle possède une cloche de 1646. Elle contenait une vierge en bois du XIIIème, qui est protégée à Lille. Une messe annuelle est célébré chaque année, le 24 juin, et accueille les enfants pour les guérir de la peur.

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- DOMPIERRE-SUR-HELPE

Fontaine Saint Etton, aux eaux miraculeuses, avec une pierre portant la date de 1623 mais elle daterait du VIIème siècle. Le jour de l’Ascension, les éleveurs viennent tremper leur baguette dans la fontaine avant de la faire bénir par le prêtre et ensuite la promener sur le dos de leurs bêtes pour éviter les accidents et les maladies.

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Le tombeau de Saint Etton et son gisant en bois datant du XVIIIème siècle. Il est classé au titre d’objet depuis 1934.

Saint Etton, religieux irlandais, est mort à Fuchau en 654 où il s’était établit. Il dédia son église à Saint Pierre, Dom Pierre qui donnera le nom au village. La légende raconte qu’un jour, Saint Etton trouva au milieu de son troupeau un bouvier (personne qui conduit les boeufs), muet de naissance. Le saint le toucha de son bâton, et le paysan se mit à parler. C’est l’origine des baguettes de Saint Etton, torsadées, avec lesquelles les éleveurs viennent toucher le tombeau.

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- ECUELIN

Calvaire et la pierre chapelle Capiaux, ancien menhir christianisé où une niche a été creusée et surmontée d’une couronne taillée dans la pierre. Le menhir est aligné avec celui de Sars-Poteries, la Fontaine Saint-Eloi de Floursies, les Pierres-Martines de Solre-le-Château et Sivry (Belgique) et se situe à proximité de la Chaussée « Romaine » de Reims.

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- ENGLEFONTAINE

Fontaine Saint-Georges (appelée aussi le lavoir ou la Fontaine des Ingélés (donnant son nom au village)) date de 1948.
Son eau est d’excellente qualité grâce à la présence de la Forêt de Mormal. Elle était même réputée miraculeuse, soignant les maladies de peau et les problèmes aux yeux.
La légende raconte que des Anglais assoiffés, traversant les lieux, auraient imploré leur saint patron Georges, qui leur est apparu et a fait jaillir l’eau sous le sabot de son cheval. Le village possède aujourd’hui son géant : Saint Georges.

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- FLOURSIES

Fontaine Saint Éloi, aux origines romaines (départ de l’aqueduc de Bavay), depuis l’église. Elle possède encore le lavoir avec ses pierres du IIIème siècle. La statue de Saint Éloi date du XVIème siècle. Selon la légende, les jeunes mariés s’en approchaient pour caresser le manteau de Saint Éloi en gage de bonheur.

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- FOURMIES

Chapelle Notre Dame du Bois dans la Forêt Domaniale de Fourmies, sur le site des Étangs des Moines. Elle date du XIXème siècle et est un lieu de pèlerinage dédié à la Vierge. Une statue de la Vierge aurait été retrouvée dans le creux d’un arbre et aurait fait des miracles. Une messe est célébrée tous les 15 août !

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Au coeur de la Forêt Domaniale de Fourmies, « Les Jumelles », 2 chênes nés vers 1785, hauts d’environ 30 mètres et d’une circonférence de 5,70 mètres.

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- FRASNOY

Fontaine Saint-Clément. L’eau aurait la propriété de guérir les névralgies, maux de dents et d’oreilles. Cette fontaine miraculeuse attirait autrefois de nombreux pèlerins.

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- GRAND-FAYT

Fontaine de la Demoiselle, restauré en 2011 après 2 ans de travaux. Elle porte ce nom en hommage à une demoiselle, souvent coiffée d’un superbe chapeau, qui venait tous les jours puiser son broc d’eau. C’était Simone Carlier, une jolie demoiselle infirmière, très dévouée. L’eau ne l’a pas rendue malade puisqu’elle est décédée à 101 ans. Voilà pourquoi, la fontaine « miraculeuse » porte aujourd’hui le nom de la Fontaine de la Demoiselle.

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- HESTRUD

C’est à Hestrud, village frontalier, que débute la « Route Napoléon en Wallonie »… jusque Waterloo. L’Empereur, se rendant d’Avesnes à Beaumont, passe le petit pont de la Tannerie et abreuve son cheval dans la Thure.

La stèle, au lieu-dit « l’Abreuvoir de l’Empereur », évoque la rencontre entre Napoléon et Cyprien-Joseph Charlet, un enfant d’Hestrud, le 14 juin 1815.
L’Empereur l’interpelle, lui demandant s’il reconnaît celui qui lui parle. Sûr de lui, le gamin fit comprendre à Napoléon qu’il savait bien à qui il avait affaire, rajoutant : « Vous croyez la victoire toujours attachée à vos pas, mais elle passe et disparaît comme l’eau de ce ruisseau. A votre place, je resterais tranquillement chez moi car, demain, votre étoile aura sûrement pâli.»

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- HOUDAIN-LEZ-BAVAY

Moulin du Giblot ou de Quêne Luquet (XVIIème siècle), près de la Chaussée Brunehaut. Il produisait autrefois de la farine. En ruine depuis 1905, il mériterait une seconde vie ! Un autre, le moulin Richard, se situe à 100 m de lui, de l’autre coté de la route, à l’arrière de la ferme Richard.

Le moulin Giblot est lié à une légende : « Il y a très longtemps, l’occupant des lieux, prénommé Giblot, était très connu dans les environs. Il était le genre de personnage que l’on n’aime pas croiser… Sa réputation le précédait. Et quelle réputation ! Voleur de lapins, de poules, incendiaire de récoltes, empoisonneur de bestiaux…

Pourtant, Joséphine, une honnête jeune femme, du hameau de Ruinse, à Houdain, osa s’approcher de Giblot. L’amour et ses mystères… Malheureusement pour elle, ce n’est pas l’amour qui l’attendait au coin du feu, mais un mari qui la battait pour un oui ou pour un non…

Un soir, pour un énième prétexte futile, Joséphine se retrouve face au fusil à pierre de son époux. Le coup de feu part. Joséphine tombe raide morte. Giblot entreprend alors de l’enterrer discrètement, dans un trou creusé à la hâte derrière la maison. Très vite, le voisinage s’interroge sur la soudaine disparition de la malheureuse épouse, dont Giblot raconte qu’elle est partie soigner une tante malade, à Vieux-Condé…

Le temps s’écoule. Arrive la Toussaint, un jour glacial enveloppé de brouillard. Ce soir-là, un joueur de vielle inconnu s’approche de Giblot et se met à jouer devant sa porte. Il interprète un air de valse, vif et joyeux, sur lequel il pose des paroles tristes. Giblot écoute et rapidement s’énerve, gagné par une peur épouvantable. La chanson raconte l’histoire de sa femme disparue…

Giblot grommelle des jurons et pourchasse le musicien fort dérangeant. Ce dernier l’emmène à l’endroit où sa pauvre femme repose, tout sauf en paix. Selon la légende, Joséphine serait alors sortie de sa tombe, couverte de sang, échevelée, les yeux vitreux, entraînant Giblot dans une danse macabre rythmée, par la musique de l’inconnu. Seul le son des cloches d’Houdain, annonçant la messe, mit un terme au ballet.

À genoux, Giblot demande pardon au musicien. Celui-ci lui rétorque qu’il dansera ainsi toutes les nuits, jusqu’à la fin de ses jours. Giblot tenta bien de réparer son forfait en édifiant une croix en chêne, à l’endroit maudit. En faisant dire des messes, aussi, pour le repos de l’âme de sa défunte épouse. Rien n’y fit. Après quelque mois Giblot se pend, à la croix érigée pour Josephine. Les habitants du village la brûlèrent et dispersèrent les cendres. Quant au musicien, on ne le revit plus jamais, mais on croit savoir aujourd’hui qu’il s’appelait le remords… qui a donné son nom au moulin. » Source : Voix du Nord

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- LA LONGUEVILLE

Fontaine Sainte Aldegonde, qui donne naissance à l’Hogneau. « La légende raconte qu’un prince anglais nommé Eudon s’efforçait de rencontrer la future Sainte Aldegonde, fille de Walbert IV, seigneur de Cousolre. Un jour, il se trouva face à face avec elle à La Longueville. Elle essaya de s’éloigner mais le prince la retint par ses vêtements. Mais aussitôt qu’il l’eut touchée, elle disparut. Le prince Eudon n’avait plus en main qu’une grenouille qu’il jeta. Une source jaillit à l’endroit même où celle-ci toucha le sol. »

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- LIESSIES

Grotte de Louis de Blois, abbé de Liessies en 1530, dans le Parc. La légende raconte qu’il aimait s’y poser pour méditer sur ses écrits. Sa statue trône sur la façade de l’église.

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- LOCQUIGNOL

La Forêt de Mormal, la 2ème plus grande au nord de Paris. L’origine de son nom viendrait des racines celtiques, « mor »signifiant grand et « mal » méchant mais ça pourrait être également « Mors Malorum », la mort des méchants, guerre entre le roi de Trèves Ursus et la reine des Belges Ursa en 700 av-JC. La victorieuse Ursa décide de planter autant d’arbres que de morts, des chênes auraient alors été plantés en mémoire des hommes et des hêtres pour la mémoire des femmes.

D’autres légendes occupent la forêt comme aux fontaines de « Malgueule » et « la Diablesse », on dit que le géant Gargantua aurait son tombeau au lieu dit « Morgnies, que le carrefour de l’Opéra aurait été le lieu d’une scène de théâtre improvisé pour Louis XIX (Roi de France pendant … 20 min)

Une autre légende raconte qu’un riche Sarrazin installé dans la région voulait épouser la fille d’un fermier. Cette dernière, opposée à cette union, demanda au Sarrazin de rechercher une source que jamais personne n’avait pu localiser. Déterminé, le Sarrazin trouva la source mais la jeune fille prise de panique, fit reboucher le trou, provoquant la colère de son prétendant qui repartit chez lui. Quelques années après, les enfants de la jeune fille, partis cueillir des champignons, s’engouffrèrent dans le sol : la source du Sarrazin avait attiré à elle les enfants de celle qui avait refusé de boire son eau.

Des tombes mérovingiennes ont été retrouvé prés du carrefour du Blanc Cheval, les blockhaus au nord de la forêt ont été colonisés par les chauves-souris et d’autres lieux gardent leurs mystères comme le sentier de la Sorcière, l’Homme de Pierre, le Vert Donjon, le Quesnes à Maronnes (ça doit signifier en picard le chêne à pantalons), laie de l’Abîme, etc …

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Notre Dame de la Flaquette dans la Forêt de Mormal, datant du XVIIIème siècle. Il y a 2 siècles, des bûcherons trouvent dans une « crabote », c’est à dire dans le creux d’un arbre, une statue de la Vierge, près d’une flaque d’eau. Ils la déposèrent dans un modeste édicule en bois mais la statue retourna dans sa crabote. Le prodige se serait renouvelé 2 fois. On invoque Notre Dame de la Flaquette contre les fièvres paludéennes. Un pèlerinage a lieu chaque année au 15 août.

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- MAROILLES

Fontaine Saint-Humbert dans la Rue des Juifs à Maroilles. La légende raconte que Saint-Humbert, le fondateur de l’Abbaye de Maroilles, accueillit à cet emplacement Sainte Algonde, la fondatrice de l’Abbaye de Maubeuge. Pour se désaltérer, il fit surgir une source dont l’eau miraculeuse, dit-on, guérit les animaux de toutes les maladies. La source abreuvait le marché aux bestiaux tout proche.

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Chapelle Notre Dame des Haies. Elle a été construite en 1881 à l’emplacement d’une chapelle antique dédiée à Notre Dame. La vierge de Maroilles est invoquée depuis des siècles pour les maladies infectieuses et les causes désespérées. Un pèlerinage à lieu tous les ans, l’après-midi du 15 Août. A l’intérieur, 6 vitraux (1950) représentent les 6 vierges de pèlerinages très connus de la région.

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- ORS

Sources à proximité de la Chapelle Notre Dame de Bon Secours. Les Gaulois, par superstition, rendaient hommage à l’eau et y jetaient des objets de grandes valeurs. Ces fontaines sont restées des lieux de Pèlerinage et les sanctuaires Gaulois ont été remplacés par la Chapelle. Ces sources sont laissées naturelles, le cresson y pousse volontiers, ou une architecture modeste vient les souligner, les mettre en valeur ! Elles étaient réputées miraculeuses, capables de soigner les écrouelles (abcès).

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- PONT-SUR-SAMBRE

Eglise Notre Dame de Quartes construite au XIIème siècle à l’emplacement d’un temple romain. La nef date du XVème siècle et le clocher du XVIIIème siècle. Un pèlerinage y a lieu tous les lundis de Pentecôte (guérison de la fièvre de quarte).

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- RAMOUSIES

Ferme de Rempsies (XVIème siècle), ancienne ferme fortifiée par les Princes de Croÿ défendant un pont sur l’Helpe-Majeure contre les invasions françaises. Il ne reste malheureusement peu de vestiges à part la tour de plan carré du XVème siècle, plus haute à l’origine. Des légendes racontent qu’un souterrain relierait la ferme à l’Abbaye de Liessies où encore qu’une vache (ou chèvre) d’or s’y cacherait. Elle est inscrite aux Monuments Historiques.

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- RECQUIGNIES

Pierres Ovoïdes, monolithe avec ses 4 éléments. Il s’agirait d’un monument funéraire datant de l’antiquité ! Cette pierre aurait ensuite été christianisée car l’oeuf est le symbole de résurrection, placée sur le mur de l’ancien cimetière. Elle est classée au titre objet aux Monuments Historiques depuis 1934. Il en existe plusieurs en Avesnois comme à Bérelles ou à Ostergnies.

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- SALESCHES

Chapelle Notre-Dame des-Prés (XVIIème siècle), construite au bord du ruisseau Saint Georges.
La légende raconte « qu’en fauchant dans les près, le long du riot Saint-Georges, des paysans trouvèrent près de la fontaine une statue de la Vierge. Cette statue portée à l’église aurait été retrouvée le lendemain au même endroit. Par trois fois le miracle se serait produit, ce qui décida la construction d’une chapelle en ce lieu ».

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- SARS-POTERIES

Pierre de Dessus-Bise, menhir de grès landénien de 1m50 de haut. Il est classé MH depuis 1862. Il a la particularité d’être parfaitement aligné avec la Fontaine Saint-Éloi de Floursies, le menhir christianisé de la chapelle Capiaux d’Écuelin, « Les Pierres Martines » de Solre-le-Château et « La Pierre qui tourne » de Sautin (Belgique).

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- SOLRE-LE-CHATEAU

L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul est une construction en pierre bleue du XVIème siècle, facilement repérable à son clocher penché. La légende raconte que jadis, les filles de Solre étaient très dévergondées ; souvent, quand il leur arrivait de se marier, des marmots les attendaient à la porte en appelant leur mère. Or, un jour, une vraie pucelle se présenta à l’église pour convoler en justes noces. On affirme que le clocher en fut si surpris qu’il se pencha en avant pour mieux voir la mariée qui passait sous le porche, en robe légitimement blanche. En châtiment de sa curiosité, le Ciel lui aurait infligé un torticolis à perpétuité !

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Les Pierres Martines, monument druidique constitué d’un mégalithe couché sur 2 autres. Le grand menhir aurait été la pièce centrale d’un cercle composé de quatre pierres, mesurant 12 m de circonférence. Le monument est classé MH depuis 1862. A l’arrière, le blockhaus B715 de la ligne Maginot, endroit ou Rommel a percé le front français en 1940.

Le mégalithe est parfaitement aligné avec la Fontaine Saint-Éloi de Floursies, le menhir christianisé de la chapelle Capiaux d’Écuelin, le menhir de la « Pierre de Dessus-Bise » de Sars-Poteries et « La Pierre qui tourne » de Sautin (Belgique).

La légende raconte que Saint Martin, alors qu’il était soldat des légions de l’Empereur romain Constance, s’y arrêta pour se reposer. Il se serait appuyé sur l’une de ces pierres, qui aurait conservé la marque de son dos. On aperçoit effectivement une sorte de concavité sur toute la longueur de la pierre.
Une autre raconte que la grande pierre aurait été apportée par Saint Martin quand il vint évangéliser la contrée, et c’est du haut de sa plate-forme qu’il prêchait la nouvelle doctrine et exhortait la foule !

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- SOLRINNES

Moulin de Reumont, construit au XVIème siècle, ancienne propriété des moines de Liessies. Situé dans la vallée de la Solre, il est alimenté par un magnifique étang (propriété privée). Les grenouilles n’y coassent jamais… Selon la légende, les soeurs les auraient conjurées de le faire, après trop de dérangement pendant les prières. En réalité, ça serait la présence des écrevisses, prédateurs des grenouilles.

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- TRELON

Source, en contrebas de la Chapelle Sainte Hiltrude. Dans les années 760, Hiltrude, très jeune fille d’un seigneur local, voulait se retirer et vivre une vie de moniale. Elle se heurta au refus de son père et elle dut s’enfuir dans la forêt de Trélon. Là, elle vécut près d’une source, toute donnée à la prière. Après plusieurs années, le frère d’Hiltrude vint la rechercher. Elle put alors accomplir son premier désir et entrer dans un monastère. Près de la source, on construisit une chapelle où une messe est encore célébrée chaque année. Il y avait une procession depuis Liessies jusqu’en 1963. La Chapelle Sainte Hiltrude est classée aux Monuments Historiques depuis 1947.

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Escalier royal, creusé au XVème siècle à travers les remparts pour relier la ville haute au château. D’après la légende, c’était pour que Louis XI puisse aller prier à l’église. Il ne devient royal qu’au XVIème siècle avec le passage de Charles Quint.

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- VILLERS-POL

Chapelle Sainte Geneviève, construite en 1632 au dessus d’une source réputée pour guérir certaines maladies des enfants. Son portail est de style roman. Elle a été restaurée en 1993 par les jeunes du village. La légende raconte qu’une bergère, malmenée par son maître, se serait enfouie et aurait trouvé refuge dans un abri construit à cet emplacement. Le lieu eut une certaine réputation. Un jour, un marchand perdu dans la contrée reconnut sa route à partir de ce lieu. Ce serait lui qui en reconnaissance aurait fait érigé cette chapelle.

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Au Printemps – Landrecies.

Posté par tchiotbiloute59 le 24 mars 2018

La façade de l’ancien magasin « Au Printemps » sur la Place André Bonnaire à Landrecies.

« Le magasin Au Printemps, situé face à l’hôtel de ville, est formé de la réunion de deux maisons du 18e siècle. L’habillage de la partie centrale au début du 20e siècle a permis de créer un effet de symétrie générale entre les trois parcelles formant ce côté de la place, même si elles n’appartiennent pas toutes au même lot. La façade transformée du bâtiment central joue sur une polychromie de brique et de brique émaillée au-dessus des fenêtres, complétée par un décor de ferronnerie (garde-corps, éléments de faîtage, pomme de pin en acrotère). Un grand cartouche en mosaïque porte l’inscription : « Magasin Au Printemps », ainsi qu’un décor de crosses végétales. La toiture est à longs pans, agrémentée sur la place d’un toit en pavillon orné sur le versant d’un oeil de boeuf. Les baies de la façade s’ornent, aux deux niveaux d’étage, de garde-corps en ferronnerie dont le dessin est de Guimard. » Source : Base Mérimée

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Landrecies (Nord – Hauts-de-France)

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Lille

Posté par tchiotbiloute59 le 8 janvier 2018

Un p’tit tour à Lille hier, la Grand’Place

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La Vieille Bourse de Lille, construite de 1652 à 1653 (période espagnole), de style Renaissance Flamand. Elle est composée de 24 maisons identiques qui entourent un cloître. Les lions de Flandre sculptés sur les portails rappellent l’appartenance de Lille aux Pays-Bas. Elle est classée monument historique depuis 1921.

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La Place du Théâtre, la Vielle Bourse et la nouvelle Bourse de Lille avec son Beffroi de style néo-flamand, construit entre 1910 et 1921, et sonnant le P’tit Quinquin toutes les heures :) Il est classé aux MH depuis 2006.

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Lille (Nord – Hauts-de-France)

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Marché couvert – Landrecies

Posté par tchiotbiloute59 le 5 décembre 2017

Le marché couvert de Landrecies, édifié en 1920. Il abritait le marché aux beurres et aux fromages et fait toujours parti de la vie de la ville en abritant festivités, marché le samedi et marché bio tous les troisièmes vendredis du mois.

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En face s’élevait la maison natale (détruite en 1918) du Maréchal Henri Clarke, officier général, ministre de la guerre de l’Empereur Napoléon Ier et de Louis XVIII.

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Landrecies (Nord – Hauts-de-France)

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Vallée du Marbre – Hon-Hergies

Posté par tchiotbiloute59 le 3 décembre 2017

Vantellerie sur l’Hogneau à Hon-Hergies, dans la rue de la Marne, qui sera une fonderie, un moulin à farine, puis une marbrerie.

« Composée de trois arches en brique et d’un déversoir en pierre, la vantellerie seule, atteste de la vocation industrielle du site. Le moulin était relié par une voie Decauville à la carrière proche. Un embranchement permettait aux chariots de descendre dans la carrière. Un treuil, sans marque et toujours en place, permettait la manouvre. Un moteur thermique fournissait le mouvement. A la sortie de la carrière, aujourd’hui inondée, le chariot traversait le chemin rural et empruntait un pont métallique sur le ruisseau. En 1783, Michel Dussart, maître de forge à Hon-Hergies depuis 1748 ne pouvant faire face aux besoins du Hainaut, du Cambresis, de la Flandre française, de la Picardie et de établit une seconde platinerie à Bettrechies, près de Bavay. En 1834 l’usine est exploitée par Alexandre Bertrand. Détruit en 1881, il est remplacé par une scierie de marbre établie par M. Blondeau Dieudonné. Celui-ci exploite des carrières dans les environs et notamment une, située quelques dizaines de mètres en amont de l’usine. La marbrerie est agrandie en 1886 et 1903. Elle est revendue vers 1914 à la Société Anonymes des Carrières de Hon-Hergies. Devant le déclin de la cheminée classique, la marbrerie oriente sa production vers le marbre d’ameublement. Cette activité perdure jusque dans les années 1940. La scierie de marbre est aujourd’hui entièrement détruite à l’exception de la vantellerie, de la carrière, d’un bâtiment (de recette ?) et d’un treuil. La carrière de noir français fut reprise par la marbrerie Vital-Evrard, de Bellignies qui l’exploite jusque dans les années soixante-dix. » Base Mérimée

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L’ancienne carrière Dieudonné-Blondeau, de marbre noir français, aujourd’hui inondée, à proximité des vannes sur l’Hogneau. (site privé visible depuis la route).

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Ancien treuil de la carrière Dieudonné-Blondeau qui permettait aux chariots de descendre dans la carrière.

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La Marbrerie Walqueman perpétue la tradition du travail de la pierre bleue et du marbre, installée au bord de l’Hogneau depuis 1930, à l’emplacement d’un ancien moulin. Plus d’informations : http://www.walqueman-marbrerie.fr/

« Le moulin était situé à l’extrémité d’un vaste réservoir en tête duquel se trouvait le barrage de retenue, composé de trois vannes. Deux massifs de machine, en pierre, sont encore visibles à l’emplacement du moulin. Le logement, construit le long de la rivière et à côté de la vantellerie est en brique avec un soubassement en pierre duquel débouche le canal de fuite du bief. Le toit, à longs pans est couvert de tuile flamande mécanique. Le mécanisme des 2 vannes est soutenu par une structure métallique servant de passerelle. Les ateliers de fabrication sont composé d’une structure en brique sur laquelle repose une ferme couverte pour les parties verticales de tôles métallique. Le toit à deux pans à faible pente est couvert de ciment amiante. » Source : Base Mérimée.

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Hon-Hergies (Nord – Hauts-de-France)

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